Délicieux

J’avais entendu parler de ce tournage qui s’est déroulé dans le Cantal, et le sujet m’intéressait beaucoup. J’étais donc impatiente de voir ce film d’Eric Besnard. C’est malheureusement une déception, avec quelques points positifs tout de même. 

Manceron est cuisinier auprès du duc de Chamfort, qui ordonne les menus qui seront servis à ses invités. Sauf qu’un jour Manceron se permet de faire servir un plat de sa création, avec de la pomme de terre. Les artistos perruqués le prennent comme un affront, il refuse de s’excuser, il est viré. Le voilà retourné avec son fils dans un relais de poste, où les cavaliers trouvent de quoi manger un morceau tandis que leur cheval se repose, et une femme débarque un beau jour avec la ferme intention de devenir l’apprentie de Manceron. Une femme en cuisine ? M’enfin ! Pas dans CETTE cuisine-là ! Bon mais soit, elle reste, avec sa bonne volonté et surtout ses cachotteries. Les sautes d’humeur de Chamfort et la nécessité de gagner sa vie vont conduire Manceron à se réinventer, à proposer des plats préparés à quiconque poussant la porte de son auberge, bref, à ouvrir un restaurant, concept inconnu à l’époque de la Révolution. 

Je pensais, parce qu’on m’avait vendu le film comme ça, que c’était un film sur la création du premier restaurant. Alors oui mais non. C’est une fiction. On met quand même très longtemps avant de rentrer dans le vif du sujet, et lorsqu’il arrive, ça part en grosses ficelles et caricatures auxquelles on croit difficilement. J’aime beaucoup Grégory Gadebois et Isabelle Carré, ils sont excellents, mais tout est très attendu. C’est plaisant hein ! Mais le scénario est quand même léger et peu crédible. 

En revanche ce que j’ai beaucoup aimé, et qui pourrait paraître caricatural pourtant, c’est la photographie et la composition de certaines scènes. La cuisine, l’auberge, permettent des plans façon tableaux de maître, que ce soit de la nature morte ou du clair obscur, et franchement c’est très très beau, et ça colle bien évidemment parfaitement avec le sujet. Mais ça ne fait pas tout, un film agréable à regarder. 

Et pour finir, on ne voit pas beaucoup le Cantal, à part sur l’ultime plan. On entend toutefois prononcer les mots cantal, salers, saint-nectaire (pour les fromages) et Saint-Flour, et on aperçoit deux belles vaches salers qui tirent une charrette. C’est un film où il y a presque une unité de lieu, l’auberge, avec peu de plans larges, on étouffe un peu. 

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