Voir la ville : Pierre Faure & Christophe Bourguedieu

Après la nouvelle expo du FRAC, voici les nouvelles expos de l’hôtel Fontfreyde et de la chapelle de l’ancien hôpital général, dans le cadre de « Voir la ville », série dont avait fait partie Denis Darzacq notamment. J’ai commencé par la chapelle, que j’avais découverte à l’occasion des Arts en balade. En lisant le dossier de presse, j’étais tombée en amour avec le travail de Pierre Faure sur la série Burning fields et j’avais fait un tour sur son site internet. J’y ai découvert d’autres travaux passionnants, et notamment la série Japan, mais globalement j’aime tout ce qu’il fait. C’est varié et très urbain, très graphique.

L’exposition Burning fields est magnifique. Le photographe s’est attaché à montrer un monde nocturne éclairé. Je me suis demandé s’il s’agissait de photos prises au soleil couchant mais non. Cet éclairage fantastique n’est le résultat que de l’éclairage humain. C’est beau, hypnotique, mais cela nous rappelle les nuisances occasionnées par cet éclairage. Dans ce monde crépusculaire, les étoiles sont à chercher à la loupe, réduites à de microscopiques pointillés pâlichons ne pouvant lutter avec les lampadaires et autres projecteurs nécessaires à l’homme qui a peur du noir.

En fonction des clichés, la lumière est clairement identifiée, ou cachée, mais toujours puissamment présente dans le ciel urbain, et même parfois, dans ce qui nous semble être de la pleine nature. Il en résulte une apparence réelle d’incendie, comme on en voit l’été. Cette incandescence violente interroge sur la nécessité de gaspiller l’énergie, sur les rythmes biologiques des être vivants, hommes ou animaux. Pourtant, c’est beau une ville la nuit, comme dirait l’autre…

A voir jusqu’au 31 août.

Direction l’hôtel Fontfreyde ensuite, pour voir le travail de Christophe Bouguedieu. On reste évidemment dans la thématique « ville » mais le travail est beaucoup moins linéaire que peut l’être la série Burning fields. Le photographe nous entraîne en Australie, en Finlande, au États-Unis, et dans un endroit beaucoup moins exotique : Clermont-Ferrand. Des décors, des personnages qui semblent figés pour l’éternité dans leur tristesse et leur vague à l’âme. La photo choisie pour illustrer les supports de com est représentative du travail de l’artiste. Ce feu d’artifice éclatant au-dessus de cette maison bunker grise et sombre…Même si j’ai été moins séduite par l’esthétique de ces clichés que par ceux de Faure, je reconnais qu’ils m’ont donné à réfléchir.

A voir jusqu’au 15 septembre.

D’autres photos à voir ici clic clic

T'as un truc à rajouter ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :