Playlist printemps-été 2012, suite

J’avais déjà établi une playlist printemps-été 2012. Sauf que l’actu de mes artistes favoris est particulièrement riche en ce moment, je ne sais plus où donner de la tête.

Avec les Pony, Chairlift et School of seven bells, on était dans le revival eighties totalement assumé.

On continue à réveiller les vieilles émotions avec le dernier Saint Etienne : Words and music by Saint Etienne. Ce groupe de pop anglaise ne lâche pas le morceau et continue de nous brosser dans le sens du pelage avec ses mélodies directement propulsées des années 1990. La première écoute déroute par son décalage spatio-temporel, mais l’écriture et la production sont beaucoup plus travaillées qu’il n’y paraît, Saint Etienne n’a rien d’un lapin de trois semaines. Résultat : de la pop efficace qui donne envie de fredonner et de rouler des hanches, mais en finesse. Certains titres tirent gravement sur la dance mais de la dance élégante. De la dance de vieux en fait. Comme moi. C’est pas Sarah Cracknell qui va aller se la péter façon Madonna ou Lady Gaga. Nul besoin de vulgarité et d’excès pour provoquer l’émotion. De l’innocence, sûrement. Un peu trop diront certains. Mais en ce début d’été, un peu de fraîcheur et de légèreté me semblent de bon aloi. À savourer sous un rayon de soleil, un bol de cerises (ou de fraises, ou d’abricots, comme tu veux) à portée des lèvres. Album happy face.

Rufus est de retour ! Après quelques détours vers des genres que je goûte peu (l’opéra et le music hall, pour ne pas les nommer), revoilà Rufus Wainwright avec Out of the game. Un de ces artistes insolemment doués, dont on espère secrètement qu’un jour ils feront un album à chier. Comme Sufjan Stevens en fait. Je les trouve assez semblables dans les qualités de composition, de chant, de musiciens multi-instrumentaux. Ils ont tous les deux des ambitions démesurées sur chacun de leurs albums. Et ils réussissent à chaque fois. Flûte. Bon bref, encore un très bon album de Rufus (tu permets que je t’appelles Rufus ? Ton nom est imprononçable). Peut-être moins ouvragé (quoique), moins pompeux, plus popeux que les précédents. Rufus s’amuse, y compris sur la pochette où il n’est pas à son avantage. Car Rufus est beau. Très. Comme Sufjan. Miam. Ils sont insupportables ces deux là. Bref. Dans un genre tout à fait différent de Saint Etienne, Rufus nous réjouit, nous charme avec sa voix limpide et juvénile, ses orchestrations riches et alambiquées. Chaque titre est un exercice de style, sans jamais tomber dans la démonstration de force (ou presque). À savourer sous la tonnelle, un verre de vin pétillant frais au bout des doigts. Album happy chic.

Et petit bonus à rajouter à la playlist. Le carré de chocolat, la fraise Tagada, venant ponctuer ce repas d’été frais et acidulé : Strawberry Whiplash, Stop, look and listen.

2 Commentaires

  1. Sinon, hein, Rufus il est de chez moi ;-) Fils de et neveu des soeurs McGarrigle, frère de Martha, plus confidentielle mais qui pourrait te plaire aussi, je pense. Overdose de talent, attention ;-)

    • @Presso : ah oui pardon, j’ai oublié de préciser l’AOC de Rufus ;-) La soeur Martha, j’ai déjà croisé ici ou là mais j’ai jamais écouté vraiment. Sur la « to listen to list » qui s’allonge dramatiquement…

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