Vicky Cristina Barcelona

Depuis le temps que j’entends autour de moi que « Woody Allen n’a rien fait de bien depuis Vicky Cristina Barcelona », j’ai enfin pris le temps de regarder ce chef-d’œuvre proclamé.

Donc Vicky et Cristina, deux copines fort séduisantes mais diamétralement opposées en ce qui concerne leur mode de vie et leurs aspirations, décident d’aller passer juillet et août en villégiature chez une « lointaine parente » de Vicky à Barcelone. Leur rencontre avec un peintre ténébreux va venir bouleverser leur existence. Vicky, fiancée et un peu psycho-rigide, va craquer, et Cristina, libre comme l’air et délurée, va craquer aussi. Mais c’était sans compter sur l’ex-femme du ténébreux.

Bon. Barcelone…Ses vastes maisons bourgeoises, ses ruelles pittoresques, ses restaurants intimistes, ses verres de vin, ses guitaristes inspirés, son architecture, ses artistes déjantés…Overdose de clichés.

Woody Allen. Ses interminables analyses du couple, ses inénarrables discussions psycho-philosophiques sur le sens de la vie, ses personnages torturés mais incroyablement lucides…Overdose de sujets déjà mille fois traités, défilé de personnages-concepts, chacun représentant une facette d’une seule personnalité. Parce que bon, moi, je suis Vicky, Cristina, et Maria Elena à la fois. Alors on fait quoi ?

Honnêtement, je me suis barbée pendant ce film. Et franchement, le film tient grâce à Scarlett Johansson, toujours aussi solaire, Javier Bardem, dont je ne suis pas fan mais qui est très charismatique, et Penelope Cruz, ébouriffée et ébouriffante. Rebecca Hall a le charisme d’une endive et les autres acteurs, c’est à peine si je les ai remarqués.

Bref, c’était chiant, convenu, faussement impertinent, et les quelques bons dialogues au sujet de la vie, du couple, de l’amour ne sauvent pas le film. Woody Allen a toujours de bonnes idées, de bonnes réflexions, mais c’est toujours les mêmes et on commence à les connaître. Il tente juste de faire des films esthétiques pour personnes fortunées sauf qu’il faudrait qu’il arrête de se documenter sur ses lieux de tournages avec des brochures d’agences de voyage des années 1980.

Autre chose, je n’ai pas aimé (ni compris) le concept de la voix-off qui raconte l’histoire. Fable, conte, allégorie ?

L’affiche : je la trouve intéressante. On ne voit personne en entier et ça représente bien la situation de ce ménage à trois, complémentaire. Et bien sûr il manque l’endive, fait hautement symbolique.

7 Commentaires

  1. Alors là je suis 100% d’accord, ce film m’a royalement emmerdée, la voix off m’a exaspérée, les réflexions des personnages m’ont donné envie de leur foutre des claques (à part à Penelope qui vient heureusement apporter un peu de vie). Depuis, du coup, je me méfie de Woody.
    J’avais pas remarqué l’absence de l’endive sur l’affiche, assez révélateur en effet…

  2. F.

    Moi ce film a réveillé mes pulsions, pas tout à fait endormies il est vrai…

  3. galuchon

    En total accord avec les dames du lieu. Chiant, cliché, décors pour agence de voyages (mais ça devient une constante chez Allen (sans doute pour s’attirer les bonnes grâces et subsides des municipalités ainsi « valorisées »)).
    La vieillesse est bien un naufrage.
    Bref, fuyez !

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