Journées du patrimoine

Au programme de cet après-midi : le musée Bargoin, du tricot, du bambou au jardin Lecoq, l’église Saint-Genès-des-Carmes et la cathédrale, le tout sous un soleil de plomb et au milieu d’une foule compacte.

J’avais pour intention de visiter le musée Lecoq, dont l’exposition actuelle est consacrée au animaux domestiques, et qui ouvrait exceptionnellement ses réserves pour les journées du patrimoine. La queue et les quotas de visiteurs pour les réserves m’ont découragée. J’ai donc jeté mon dévolu sur le musée juste à côté, le musée Bargoin. Je ne renonce pas pour autant aux animaux domestiques, sagement exposés jusqu’au 5 mai 2013.

Au rez-de-chaussée du musée Bargoin, des silex, des ossements, des cercueils, des haches de bronze. Au sous-sol, des ex-voto. J’avoue bien humblement que la masse des informations à lire sur l’âge de pierre, de bronze, etc. était trop importante pour moi. Évidemment c’est très intéressant car tous ces objets ont été retrouvés dans la région, à Corent, Gergovie, au sommet du puy de Dôme…mais j’ai du mal à me concentrer sur ces collections, surtout quand les salles sont remplies de badauds, d’enfants, et de gens qui sont là parce que c’est gratos (un peu comme moi en fait).

Aux premier et deuxième étages sont exposées les collections textiles. Du 12 au 16 septembre avait lieu le « festival international des textiles extra ordinaires », avec de nombreux points d’exposition, des ateliers, des conférences… L’exposition Métamorphoses au musée Bargoin est magnifique. Tous les tissus et vêtements exposés sont de véritables œuvres d’art. Les motifs, les textures, les matières, les techniques donnent envie de passer sa main sur une étoffe, un voile, un lainage pour en ressentir toutes les subtilités. Mais c’est interdit et j’ai secrètement compati au sort d’une jeune femme, employée du musée, qui demandait gentiment (trop, à mon goût) aux visiteurs de ne pas tripoter les jolis disques de couleurs qui matérialisaient l’entrée de la première salle. J’ai très envie d’y retourner un jour où les salles seront moins encombrées (c’était l’enfer), afin de mieux en profiter et éventuellement de refaire des photos, car celles que j’ai réalisées aujourd’hui sont toutes ratées.

À voir (et revoir, donc) jusqu’au 31 mars 2013.

 

La façade et les grilles du musée, ainsi que les arbres de la rue Ballainvilliers sont colonisés par de drôles de parasites. Le Kfé tricot du café Les Augustes (café associatif et haut lieu du partage culturel et civique clermontois) a réalisé de charmants petits manteaux, écharpes et colifichets pour les arbres de la rue. Les créations apposées sur le musée sont l’œuvre de tricoteurs et tricoteuses de toute la France et même d’ailleurs, toujours dans le cadre du festival. Dommage que cette rue soit encombrée de véhicules car ça complique un peu la prise de photo. Mais ces créations chaleureuses sont charmantes et on voit que les artistes ont laissé libre cours à leur inspiration. Des centaines de détails, ici une tête de hérisson, un chat, des petites fleurs, un cœur…J’ignore combien de temps ces jolis lainages vont habiller les arbres mais j’espère qu’ils ne feront pas l’objet de dégradations. Heureusement aussi que le temps n’est pas à la pluie…

 

Ensuite, direction le jardin Lecoq, juste à côté. Les pelouses étaient noires de monde. Direction le bassin pour admirer l’œuvre en bambou d’Ueno Masao (un Japonais, comme par hasard). J’ai toujours eu du mal avec l’eau assez dégueulasse du jardin Lecoq mais bon…de loin, ça passe. L’œuvre est jolie et j’ai aimé le reflet en miroir, parfois troublé par les divagations des cygnes.

Je vous préviens, je veux du « aaaaww so cute » dans les commentaires pour les cygnes qui se bisouillent devant l’oeuvre.

Ensuite, petit détour par la cour du centre Blaise Pascal, où des artistes et créateurs exposaient et vendaient leurs créations textiles. Il m’a semblé reconnaître des techniques vues au musée. Je n’ai pas osé regarder les prix mais certains vêtements étaient magnifiques.

Juste à côté, j’ai poussé la porte de l’église Saint-Genès-des-Carmes, où je n’étais jamais rentrée auparavant. Je suis ressortie après quelques photos ratées et après qu’un monsieur m’a proposé un opuscule gratuit.

Enfin, j’ai profité de l’ouverture en grand des portes principales de la cathédrale pour faire une entrée solennelle dans cette dernière. Bon, vue et revue, je n’ai pas traîné et suis rentrée avec mon mal aux pieds.

9 Commentaires

  1. Val

    Whhhaaa les cygnes ! J’en reviens pas.
    Tu as vu la nouvelle mode d’aller avec son amoureux attacher un cadenas (gravé) sur le pont d’où tu as probablement pris les photos ? (avant de jeter la clé à l’eau).

    Pour la prolongation de l’installation sur les arbres, je ne suis pas très optimiste (d’où ma suggestion d’y aller dès ce week-end). L’installation sur les grilles était démontée chaque soir et absente vendredi (le jour de ma visite !).

    Surprise en entrant au musée Bargoin : on m’a demandé de ne pas prendre de photo au flash (classique) et surtout pas de gros plan dans l’expo, uniquement des « vues d’ensemble » (Celle là, on ne me l’avait jamais faite).

    • @Val : merci pour les cygnes ;))
      Alors les cadenas, j’avais vu l’info sur Cyberbougnat, qui a précisé ensuite qu’ils avaient été enlevés. Cet après-midi, je n’en ai vu qu’un seul.
      Au musée, j’ai hésité à sortir l’appareil mais qd j’ai vu que tout le monde prenait des photos, j’ai foncé. Personne ne m’a rien dit ! toute façon, il y avait tellement de monde que ça aurait été peine perdue de surveiller tous les contrevenants. Et puis comment ils voient si t’es en zoom ou pas…

  2. F.

    Cute les papouilles des cygnes ! ;-)

  3. Mum

    J’ en reste sans voix / commentaire ! Magnifiques toutes tes photos et celle des cygnes, j’y croyais pas ,je me demandais si c’était des faux cygnes mis par l’artiste ! Celles d’Auvergne (Horizons) sont superbes aussi

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