L’étrange histoire de Benjamin Button

Vous êtes peut-être en train de regarder ce film ce soir sur la 2. Moi non. Pas eu envie de me recogner les presque 3h d’effets spéciaux. Et puis aujourd’hui j’ai vu 2 fois la nouvelle pub pour Chamelle n°5, avec Brad en guest star (première fois que c’est un homme qui fait la pub pour ce parfum) et ça m’a suffit.

Note initialement publiée le 11 février 2009

The Curious Case of Benjamin Button, in ze text. What is it about? Euh…de quoi ça parle?

Ça commence en 1918, le jour de l’armistice. Une femme met au monde un enfant, et meurt. Lorsque le père voit l’enfant, il veut le tuer, mais n’en a pas le courage. Alors il le laisse sur un perron, dans l’espoir qu’il soit recueilli. Un jeune couple Noir trouve l’enfant et malgré son apparence, décide de le recueillir. Cet enfant est hideux. Cet enfant est vieux. Le médecin lui donne peu de temps à vivre. Pourtant, l’enfant grandit. Et comme le destin a voulu qu’il soit recueilli dans un hospice pour personnes âgées, il se fond parmi les pensionnaires. Un jour, une petite fille vient rendre visite à sa grand-mère. Benjamin se prend aussitôt d’affection pour elle. Et alors là, c’est parti pour les destins croisés. Benjamin rajeunit au fil des ans, et Daisy grandit. Ils se croisent et se recroisent. Jusqu’au jour où…

Mais personne n’arrête le temps là où ça l’arrange.

Étrange film que cette étrange histoire de Benjamin Button. Tiré d’une nouvelle de F.S Fitzgerald. J’ai du mal à croire que ce soit une nouvelle qui soit à l’origine de ce film fleuve de 2h45. Le problème de ce film, c’est que le postulat de départ est perturbant. Comment croire une seule seconde à ce type qui vit à l’envers? Les protagonistes ont l’air d’y croire, eux, alors on essaie d’y croire aussi. La tâche nous est plus facile car les effets spéciaux et le maquillage sont époustouflants. Mais moi et ma sale manie de décortiquer la mise en scène et ma phobie des champs-contre-champs foirés, on a eu du mal à s’y faire quand même. D’autant que ce film ressemble plus à une démonstration de force qu’à une fable. J’ai eu du mal à extraire de tout ça un propos cohérent, une intention. La vieillesse? La mort? Le fait que les moments de bonheur sont rares et que le temps nous est compté, qu’on vieillisse ou qu’on rajeunisse? Oui, bon. L’amour qui se moque des apparences? Oui, bon.

Je ne peux pas dire que j’aie passé un mauvais moment. La première heure m’a paru plutôt longue mais après ça s’est arrangé. Brad Pitt réalise une prouesse d’acteur. Cate Blanchett est semblable à elle-même : une endive mal cuite insipide. J’y peux rien, je l’aime pas. C’est pas de sa faute. J’ai halluciné avec le rajeunissement de Brad. Je ne sais pas si c’est le maquillage ou les effets spéciaux, mais il faudrait que je revoie « Thelma et Louise » pour revoir sa tronche de ses débuts : je suis sûre qu’ils ont fait des superpositions d’image.

On va dire que ce film est une curiosité cinématographique. La réalisation et la technique sont pour beaucoup dans l’intérêt du film. Par contre, je pense que c’est un peu raté au niveau de l’intention. Peut-être est-ce dû à l’originalité du thème? Peux-être est-ce moi qui suis trop cartésienne?

Au final, je conseille quand même de le voir, parce que bon, voilà, mais ce n’est pas le truc énorme qu’on pouvait espérer.

8 Commentaires

  1. Mum

    Nous avons aimé surtout moi . C’est un conte philosophique sur le temps et ce qu’on en fait . J’ai trouvé les images superbes, les effets spéciaux bluffants et j’adore Brat Pitt depuis « 7 ans au Tibet ».

  2. Mum

    Ouais mais je vois plus ce que j’écris dans la case !!! C’est l’endive que t’as pas digérée.

  3. Danny de Vito à la place de Brad Pitt… Est ce qu’il aurait autant marché ? héhé

  4. galuchon

    Déconcertant, en effet. Longuet, assurément. Message ? J’avoue n’avoir pas trouvé ce que ce film était censé faire passer ou à quoi il nous convierait.
    Une énigme cinématographique pour moi, mais pas nécessairement pour d’autres.

    • @galuchon : je n’ai pas lu la nouvelle littéraire mais je pense que ce qui est « acceptable » sur le papier, un délire d’écrivain, ne devient pas forcément une bonne idée de scénario. Mais ils sont pas très inspirés j’ai remarqué, les producteurs…

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