Carte blanche à Joseph Elm au MARQ de Clermont-Ferrand

IMG966 Je ne refais pas le tour complet du MARQ à chaque fois que j’y mets les pieds pour un événement temporaire. En plus, la dernière fois ne remonte pas à si longtemps, c’était avec Bastien pour l’expo Denis Falgoux. Du coup, c’est patiemment que j’ai attendu que cet après-midi culturel commence, dans le hall principal baigné de lumière sous la superbe verrière du MARQ.

Dans l’escalier menant à l’étage et au lieu du concert, des créations d’adolescents sollicités dans le cadre de la manifestation. Créations intéressantes, l’idée était bonne d’en jalonner le chemin, mais du coup elles étaient peu mises en valeur car pas à hauteur d’yeux et sans recul possible. Sans compter les embouteillages occasionnés par l’arrêt intempestif devant un dessin intéressant. Bref, après un passage rapide et contraint dans l’escalier, nous voilà dans la salle où tout va se jouer. Tout est prêt, le Steinway & Sons trône, les guitares attendent, accordées, lumière tamisée et ambiance feutrée. Le public est invité à admirer l’exposition « Cartes et reliefs », avec notamment des montages de François-Régis Croisier, à partir de vieilles photos en noir et blanc qui grâce à l’imagination et au trait noir et fin de l’artiste se prolongent en délires architecturaux ou narratifs. J’ai reconnu le trait, bien sûr, vu que j’ai l’exemplaire 226/500 de l’EP « June, a Maze », avec un dessin original dessus, ainsi que tous les albums de St Augustine, qui les illustre à chaque fois avec ses créations. Bref. Exposition très sympa et très inspirante pour Val, dont j’ai pu apercevoir le talent sur son petit carnet à dessin. « T’en fais rien de ces dessins ? » => « Non ». Ben va falloir y penser hein !!!

Après cette mise en bouche visuelle, S.R Félix entre en scène et nous sert un set planant qui m’évoque assez rapidement les tout premiers albums de Sigur Ròs. Nappes électriques oniriques, angoissantes, hypnotiques…Ça me plaît beaucoup. Un petit tour du propriétaire sur Bandcamp et c’est définitif, j’adore.

Le set terminé, enchaînement immédiat dans la pièce d’à côté, le public se déplace en marchant sur des œufs pour écouter un trio de guitares et banjo (St Augustine, Zak et Joseph Elm), de voix à l’unisson, qui accompagnent des images façon Super 8 diffusées sur un écran en face de nous, œuvre de Marie Clerel.

À peine le temps de se remettre de ses émotions que le piano d’Aurélia Ravaud et le violoncelle d’Edwige Mazel s’élèvent d’une même voix dans l’autre pièce. Superbe duo féminin, ponctué par un enregistrement audio en anglais dont, je l’avoue, j’ai décroché très vite. Un poème de Donald Dunbar, d’après le programme. Temps suspendu, silence de cathédrale.

Puis le piano et le violoncelle sont rejoints par des guitares et une batterie, pour un final de Joseph Elm, ou plutôt, un final de ce collectif impressionnant de talents individuels. Pour ceux que ça intéresse, Joseph Elm officiait auparavant sous le nom de scène de Leopold Skin, avec le label clermontois Kütu Folk. Nouveau nom, nouveau projet, mais la musique et le talent se sont pas fait la malle pour autant, bien au contraire.

Outre la qualité du show et de sa mise en scène, j’ai adoré cette proximité avec le public, assis en vrac dans les salles d’exposition deIMG_0328 notre musée d’art municipal. Des visiteurs entraient (c’était le premier dimanche du mois, donc gratuit), ressortaient aussitôt, ou se laissaient happer par ce happening étrange, à la fois sans gêne et bien rangé.

Excellente initiative et organisation de FAC’tory, lieu bien choisi, de quoi ravir les yeux et les oreilles…

J’aime particulièrement ces créations culturelles insolites. De la musique au musée. Du théâtre dans le jardin (un Shakespeare mémorable dans le parc du château de Randan il y a trois ans). Du ciné en plein air et assis par terre…D’ailleurs, si quelqu’un veut venir avec moi voir ce spectacle le 22 mars prochain à Romagnat (à condition qu’il reste encore des places, faudrait peut-être que je m’en inquiète), vu que Val et Bastien ont décliné…qu’il ou elle parle, ou se taise à tout jamais. Mais je pense que j’irai même toute seule tellement ça me tente.

5 Commentaires

  1. Val

    Oui, c’est vraiment bien ces évènements qui associent plusieurs formes d’art. Sans l’expo, je ne serais jamais allée écouter cette musique, et ça aurait été bien dommage.
    J’ai adoré le petit concert du trio. J’aurais aimé qu’il se prolonge. C’était tellement intime d’être là, à quelques centimètres d’eux. Leurs voix si bien assorties auraient presque pu se passer des instruments. Et le troisième jeune homme que tu ne voyais pas de ta place était vraiment charmant (c’est pour ça que j’ai voulu que tu prennes la mienne, mais c’était un peu tard).

    A part ça, si tu connais un mécène pour mes petits croquis…

    • @Val : je pense que François-Régis Croisier sera ravi d’apprendre que tu le trouves charmant :) (s’il passe par là bien sûr) Malheureusement j’ai raté les photos prises à ce moment (pas assez de lumière)
      Sinon, un mécène, euh…pourquoi ne pas commencer par exposer pendant les Arts en balade par exemple :) Peut-être qu’un mécène passera par là…

  2. Val

    Mais si mon prince charmant passe par là, je doute qu’il soit ravi ravi…

  3. Pingback: Fac’tory #4 The Blue Devils au MARQ de Clermont-Ferrand | The magic orange plastic bird said...

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