Once

J’écoute et suis bien volontiers les suggestions de mes lecteurs. Je me suis donc procuré « Once », sur les conseils de Dom. Je pense qu’il ne me conseillera plus rien mais merci quand même ! Bon. Au suivant ! ;-)

OnceDublin, un homme joue de la guitare et chante dans la rue. Plutôt doué. Une jeune femme s’arrête pour le féliciter et lui laisser une petite pièce (cf. vidéo en fin de note). Elle aussi tente de gagner sa croûte dans la rue, en vendant des fleurs ou des magazines. Elle est tchèque et vit avec sa mère et sa fille, tandis que lui vit chez son père et l’aide à la boutique de réparation d’aspirateurs. Il joue de la guitare, elle joue du piano. Elle est séparée de son mari resté en république tchèque, il tente de se remettre de sa séparation avec une femme qui l’a trompé, à Londres. Y a peut-être moyen qu’ils arrivent à quelque chose tous les deux ? Dans la musique ou dans un lit ? Ou les deux ? Ou dans aucun des deux ?

Comme l’explique lui-même le réalisateur dans les bonus du DVD, le scénario tient au dos d’un timbre-poste. Ce que ce film raconte, c’est l’élan vital qui naît de la rencontre de ces deux solitudes talentueuses, point. Et c’est surtout un film musical. Alors entendons-nous bien, il ne s’agit pas d’un film comme par exemple Sweeney Todd (Tim Burton), que je me suis infligée j’ai vu récemment, où des personnages parlent normalement puis tout à coup, se mettent à chanter des conneries pour continuer leur conversation entre deux gorges tranchées. Non. Dans Once, ça chante parce que les personnages font de la musique. Mais ça chante un peu trop pour moi. Dans les bonus, Glen Hansard (l’acteur-chanteur) se félicite que le réalisateur ait conservé des chansons entières dans le film. Ouais mais moi, pardon, mais je décroche. Même si l’intrigue est mince comme un fil, ça m’agace de devoir en décrocher pendant toute la durée d’une chanson, aussi sympathique soit-elle, et ce plusieurs fois au cours du film.

J’essaie en vain de me souvenir des prénoms des protagonistes mais Allociné ne m’aide pas et me laisse penser que je ne les ai jamais sus. Ils sont intitulés « le gars » et « la fille » dans la fiche casting. Mais bref. Autant j’ai bien aimé la personnalité exaltée et le jeu du « gars », autant « la fille » m’a paru fade et sans relief. Il a fallu attendre que je visionne les bonus après le film pour en comprendre la raison, et pour trouver un intérêt rétroactif à tout le film. En fait, il aurait fallu que je regarde les interviews avant.

Glen Hansard est un artiste plutôt connu (pas de moi) et sa partenaire est également musicienne. Ils n’étaient pas destinés, au départ, à jouer dans le film. Le réalisateur voulait s’inspirer de l’histoire personnelle de Hansard et ce dernier devait composer des chansons. Mais le faux bond de l’acteur pressenti pour le premier rôle a obligé le réalisateur à trouver une solution de rechange. Donc voilà comment deux musiciens n’ayant jamais joué la comédie se sont retrouvés sur un plateau de tournage. L’avantage énorme est que ce sont vraiment eux qui jouent et chantent, et que ça se voit. J’ai beaucoup aimé les anecdotes racontées dans les interviews, comment ils avaient filmé, improvisé certaines scènes, comment ils avaient vécu cette première expérience de cinéma, ce qu’ils avaient prévu pour la promotion du film…finalement la belle histoire de ce film, un peu perdu d’avance, m’a beaucoup plus passionnée que le résultat final. Encore une excellente raison d’acheter (ou louer) des DVD, lorsque les bonus apportent une plus-value inestimable au film. Avec un scénario un peu plus touffu, moins fleur bleue, et avec moins de séquences chantées…je pense que ça aurait été parfait. Là c’est un feel good movie musical sans aspérités, si ce n’est une fin un peu unexpected qui donne un peu de panache à une histoire somme toute assez improbable.

Pour ce qui est de la musique, j’ai bien aimé certaines chansons, d’autres moins, surtout celles dont les sous-titres avaient été prévus sur le DVD. Ou comment il n’est plus nécessaire de démontrer qu’il ne faut jamais, au grand jamais, s’amuser à traduire les paroles des chansons qu’on aime, sous peine de les ridiculiser pour l’éternité. Je précise si c’est encore utile que j’ai vu ce film en VO.

 J’ai particulièrement aimé cette chanson et la façon dont elle a été filmée, au début du film. Ça rappelle effectivement les concerts à emporter de la Blogothèque, entre bitume, émotions à fleur de peau et poubelles. Et ça met un peu les poils quand il commence à monter dans les tours. Pour le coup, je vais m’intéresser à sa discographie.

5 Commentaires

  1. Dom.

    Tout ça c’est rien que des histoires !

  2. Mum

    Je sens que ça va me plaire !

  3. Pingback: Alabama Monroe | The magic orange plastic bird said...

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