Dans le cadre du festival Vidéoformes qui se déroule du 20 au 23 mars, je me suis rendue au vernissage de l’exposition à La Tôlerie, qui, elle, dure plus longtemps, à savoir jusqu’au 7 avril.
Surprise par l’agencement du lieu. Je sais qu’il est modulable à l’infini, ce hangar, mais j’étais presque perdue, positivement et agréablement perdue. Surprise aussi par la foule présente, débarquée en grande partie d’un bus semble-t-il affrété pour le parcours vernissage commencé en centre-ville et qui s’achevait au MARQ à 20h. Donc pas de discours, pas de petits fours, pas de coup à boire, juste les œuvres et rien que les œuvres. Installations surprenantes, projets concrets ou plus nébuleux…j’ai particulièrement apprécié le travail de Nicolas Clauss, avec ses multiples écrans affichant des visages de jeunes, tantôt sombres voire inquiétants, tantôt rieurs. J’ai aussi été fascinée par le projet de Gabriel Mascaro. Ces gens occupés à ne rien faire, ou faire ce que bon leur semble, à qui on a demandé de prouver qu’il profitait de leur temps libre…Manipulation, voyeurisme, vacuité, difficile de démêler les sensations lorsqu’on regarde cette mosaïque d’anonymes.
Comme c’est un festival vidéo, j’en ai fait une (t’as vu ? Y en a là-d’dans !). On me donnera pas de César hein, c’est juste pour rendre compte de la réalité des œuvres qui, bien évidemment, rend très mal en photo.
Les festival c’est donc jusqu’à samedi (projections diverses et variées), et les expos jusqu’au 7 avril. Je pense que j’irai samedi à la Chapelle de l’Hôpital général, parce que j’aime bien le lieu, et que les œuvres vues à La Tôlerie m’ont donné envie d’en voir plus.


