Leslie Plée

CAM00158Dans la foulée de « Vivre vieux et gros, les clés du succès », je me suis procuré « Moi vivant, vous n’aurez jamais de pauses ou comment j’ai cru devenir libraire » ainsi que « L’effet kiss pas cool, journal d’une angoissée de la vie », de Leslie Plée.

Je m’étais reconnue dans ses histoires de chat, et voilà que je me reconnais aussi dans ses histoires de libraire et d’angoissée de la vie.

Il se trouve que j’ai travaillé trois mois en stage dans une grande librairie à la fin de mes études pas finies. Donc les histoires de libraire, ça me parle carrément. Les caisses de bouquins qui arrivent tous les matins et qu’il faut ranger en rayon, les commandes improbables, les gens qui viennent là comme pour acheter un kilo de farine, ceux qui te méprisent même (et surtout) quand ils ont tort… Tout ce que Leslie Plée a vécu en un an, j’ai pu l’observer en trois petits mois (les paniques pré-Noël et pré-rentrée scolaire en moins). La différence c’est que je n’étais pas dans une de ces grandes chaînes de magasins donc le mode de management était autrement plus cool, j’avais même des pauses, contrairement à ce qu’indique le titre. Il n’empêche qu’on m’a fait bosser un jour férié (interdit en stage), qu’on m’a demandé de faire des trucs totalement inintéressants (l’accueil) alors que j’étais censée faire un mémoire ensuite sur un sujet précis que je n’ai finalement jamais pu mettre en place. Les libraires étaient des gens passionnés par leur domaine de prédilection, mais payés au lance-pierre et obligés de se farcir des cohortes de beaufs venus se procurer le dernier titre dont Ruquier ou Ardisson avait parlé dans sa dernière émission. Sans en avoir retenu ni le titre ni l’auteur et encore moins l’éditeur. Ah ! Je le maîtrisais, le logiciel Electre, à la fin de mon stage ! Un métier passionnant mais épuisant et tellement dévalorisé.

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L’Effet kiss pas cool revient brièvement sur cette période de sa vie, où les crises d’angoisse se sont fait plus nombreuses au fur et à mesure que les conditions de travail dégénéraient. Mais ce n’était qu’une rechute, car Leslie Plée est une angoissée de la vie depuis toujours. Les questions existentielles, les questions débiles, les peurs diverses et variées qui s’accumulent jusqu’à la quasi paralysie sociale… elle revient avec humour sur ces périodes difficiles. Souffrance physique et psychologique, regard des autres qui trouvent tout ça incompréhensible voire ridiculement stupide… Il se trouve que j’avais déjà lu les premières pages. Où ? Probablement en zonant à la Rnac. Pourquoi je l’ai reposé à l’époque et pas acheté ? Probablement parce que finalement, ça ne me fait pas tant rigoler que ça, même si c’est traité avec beaucoup d’humour et de recul. Phobie sociale, anxiété, ça doit rappeler des trucs aux plus anciens d’entre vous. I’m still working on it. Bon par contre je ne vois pas bien ce que des gens non concernés pourraient trouver d’intéressant à cette BD. À réserver donc aux psychopathes et sociopathes de tout poil.

LesliePlée

Un commentaire

  1. Mum

    Je crois que dans le « Journal de Bridget Jones  » il y a aussi cette pensée qu’elle finira toute seule dans son appart mangée par un berger allemand . Si ma mémoire est bonne !

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