Le Grand Cahier – La Preuve – Le Troisième Mensonge

grand_cahierÇa vient de sortir en salle, l’adaptation du Grand Cahier. Je ne l’ai pas encore vue mais apparemment elle concerne uniquement le premier volume de cette trilogie d’Agota Kristof. Je vais évidemment me débrouiller pour aller au ciné rapidement (quelque chose me dit que ça ne va pas rester longtemps à l’affiche (aux Ambiances évidemment)). Comme je n’ai que très peu de souvenirs de cette lecture, j’aurais aimé avoir le temps de relire les trois volets mais ce ne sera pas possible.

En attendant, je ne peux que vous conseiller de lire ces romans. Ce qui me donne l’occasion, une fois encore, de remercier Romain, l’un de mes tous premiers lecteurs (dont je ne sais pas s’il traîne encore par ici), pour ses conseils de lecture.

Note initialement publiée le 3 novembre 2007

(ça nous rajeunit pas, bordel !)

J’ai terminé la trilogie d’Agota Kristof. Je dois reconnaître qu’il s’agit là d’une œuvre complètement originale et qui laisse le lecteur avec plein de questions dans la tête. Ça ne se termine pas en eau de boudin, comme je pouvais le craindre, mais il n’en reste pas moins qu’on n’a qu’une envie arrivé à la dernière page, c’est de tout reprendre depuis le début. Parce que toutes les choses qui nous paraissaient étranges, improbables au début du roman prennent une dimension totalement différente une fois arrivé à la fin. On a envie de revenir au début. Et au milieu aussi. Parce qu’on est perdu. Qui est qui? Qui a fait quoi? Est-ce que ceci ou cela est vraiment arrivé? On nage entre Lucas, Klaus, Claus, Lucas Klaus.

Sur la forme ce roman est bluffant. Sur le fond, il est très complexe. On évolue dans des pays inconnus, en proie à une guerre qui ressemble à celles que l’Europe a pu connaître. On a du mal à distinguer les bons des méchants. On a du mal à séparer les événements réels des fantasmes et de la peur. Et une fois arrivé au bout de l’histoire, on ne sait plus. On sait qu’une tragique histoire de famille arrivée dans un contexte de guerre a entraîné une cascade d’événements, a façonné les destins de chacun, a alimenté les peurs de tous.

Ce roman est glauque. Il est cru. L’écriture d’Agota Kristof est d’une sobriété dérangeante car le style ne permet pas une distanciation par rapport à certaines scènes sordides. Les angoisses et les peurs décrites résonnent en chacun de nous et le fait de les voir comme ça, posées simplement sans détours, laisse une sensation de malaise dont il est difficile de se défaire une fois le livre posé.

Merci Romain pour le conseil de lecture.

À mon tour de le recommander. À tous. Et plus particulièrement aux amateurs d’ambiances noires et à ceux qui n’ont pas peur d’être bousculés par un style atypique.

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