Festival Vidéoformes 2014 – les expos

Le festival Vidéoformes, ce sont des projections, des soirées-concerts, des débats, des expos… sur le thème des arts numériques. Malheureusement je n’ai pu faire que quelques expos, trois en l’occurrence.

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La Tôlerie

L’espace d’exposition d’art contemporain accueille comme chaque année une expo spécifique au festival.

J’ai enfin découvert les « Puys » de Jacques Perconte. Je le suis sur Twitter (@jacquesperconte) et c’est un utilisateur forcené de Vine. Je me souviens des Vine postés lors de son passage au lac Pavin. Le résultat final, après triturages et bidouillages n’a plus grand-chose à voir avec le paysage familier mais, bizarrement, ce qui ressort, c’est l’angoisse du lieu. Pas très longtemps avant lui j’avais fait le tour de ce lac et j’avais été un peu traumatisée, à la fois par le chemin piégeux et par les bruits, les cris mystérieux qui s’élevaient de la surface de l’eau. Si ça se trouve, avec cette œuvre colorée il a cherché à rendre une ambiance joyeuse et mon vécu l’interprète tout à fait autrement… va savoir !

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J’ai aussi aimé « The Waves » de Thierry Kuntzel. J’aimerais avoir une telle installation dans mon salon. Si on excepte la référence à Virginia Woolf et à sa fin tragique. Des vagues sans fin, le bruit hypnotique…

Avec « Sous le toit du monde », Julien Piedpremier propose une immersion plutôt singulière. Le spectateur est invité à participer, ou pas. Un dispositif à l’extérieur permet d’enregistrer un message. Celui-ci arrive sur une page YouTube, et termine sa course dans un montage à 360° diffusé dans une pièce ronde (ne me cherchez pas sur la page YouTube, je n’ai pas enregistré de message ^^). Une matérialisation un peu dérangeante de notre contribution au monde et à son pendant virtuel.

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Autre dispositif ludique et très prisé des visiteurs, les « Rencontres imaginaires » de Scenocosme. Installé dans l’entrée, il les invite à entrer dans l’image, et à jouer avec elle. Une caméra vous filme comme un miroir et soudain, des personnages débarquent à gauche et à droite. L’un tente de vous embrasser, l’autre vous tend une fleur. On tente de les toucher, ils reculent hors du cadre. Alors j’ai pris le parti de les repousser (puisque de toute façon ils ne veulent pas de moi). Sortez du champ et ils disparaissent complètement. Revenez dans le champ et ce sont de nouveaux personnages qui arrivent. Et pourquoi pas deux paires de pieds ?


Galerie Claire Gastaud

Cette galerie située juste en face du FRAC propose trois expos. On retrouve encore quelques œuvres de Nils Udo, grand maître du land art poétique. On y trouve aussi des peintures de Jean-Charles Eustache, faussement naïves, aux couleurs sucrées mais aux mises en scène étranges.

Et enfin, Samuel Rousseau, dont quatre œuvres vidéo rivalisent d’intelligence, de poésie et de répétitions hypnotiques. J’ai été subjuguée par cette croix orange « Chemical generation ». À l’intérieur, des plaquettes de médicaments. Dans les alvéoles, lorsqu’on se rapproche, très très près, on aperçoit de petites choses qui tournent en rond. Des individus. Seuls, dans leur alvéole, à tourner en rond. Vertigineux.

Autre œuvre dans le même goût, « Plastikcity » faite de bidons et de personnages qui entrent et sortent, sans fin.

Une découverte coup de cœur pour cet artiste.

La chapelle de l’hôpital général

Je suis passée dans cette chapelle que j’aime tant, pour découvrir « Inner passage » de Bill Viola. Seule et unique œuvre présentée dans ce lieu. Plus de 17 minutes d’un plan quasi fixe sur le désert (en fait un personnage avance très lentement jusqu’à la caméra). J’ai beau avoir l’esprit ouvert à toutes sortes de créations… je n’ai pas du tout accroché et me suis même demandée à un moment si le film n’était pas en « freeze » tellement il ne se passait rien.

Private joke pour ceux qui ont vu le film « Her » au ciné récemment, j’ai repensé à cette œuvre pendant la scène du film sur la mère de Amy, qui dort.

Bon alors voilà.

À La Tôlerie ça se termine le 5 avril, ne tardez donc pas si vous voulez aller faire les pitres devant les caméras.

À la chapelle de l’hôpital général, aussi.

Et à la galerie Claire Gastaud ça se termine le 26 avril. Vous avez un peu plus de temps et ça tombe bien !

5 Commentaires

  1. Laurent Chamalin

    Je ne connais pas l’œuvre présentée à Vidéoformes en ce moment, mais Bill Viola a vraiment fait des choses très belles et très fortes. Comme je dis ça, je dis rien, j’essaierai de te dégoter des vidéos de cet artiste, qui ressemblent moins à Amy qui filme sa Maman en train de dormir ;-)

  2. Mum

    Ces pieds ça doit faire flipper .
    Ils ont des fourmis dans les pieds ?? .Flora

  3. Pingback: VIDEOFORMES 2018 // Les expos | The magic orange plastic bird said...

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