Cérémonie d’ouverture du 37e festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand

Voilà on y est ! C’est reparti pour plus d’une semaine de films, concerts, expos… et ça s’annonce plutôt pas mal !

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Début des réjouissances hier soir à la Maison de la culture de Clermont-Ferrand, pour la cérémonie d’ouverture. Enfin, réjouissances… elle a débuté avec un hommage émouvant à Michel Renaud, le fondateur du salon du carnet de voyage « Il faut aller voir », abattu dans les locaux de Charlie Hebdo le 7 janvier dernier. Le festival du court et le salon travaillaient ensemble depuis des années, le public clermontois est fidèle à ces deux grands rendez-vous… il était naturel d’évoquer la mémoire de cet homme qui a tant fait pour la ville de Clermont et son rayonnement culturel.

La soirée a continué avec la présentation des différents jurys, entrecoupée de cinq courts-métrages. Parmi les membres du jury : Abd Al Malik, Thomas Cailley (Les Combattants) ou Christian Rouaud (Tous au Larzac…) pour ceux que je connais.

Et donc cinq courts projetés (trois courts supplémentaires ont été projetés à la séance de 22h30) :

 

Jean-Fares

Driss vient d’être papa d’un petit garçon et s’empresse de téléphoner à sa famille en Algérie et à sa belle-famille à Versailles. Lyes Salem, le réalisateur et comédien (et membre du jury national cette année), dépeint avec humour les difficultés à concilier deux cultures et les susceptibilités parentales. Si pour Driss et Juliette la naissance du bébé est un grand bonheur, le choix du prénom est un enjeu stratégique particulièrement périlleux pour les relations familiales !

 

Subconscious password

Deux types se rencontrent à une fête et manifestement ils se sont déjà rencontrés. Mais l’un ne se souvient pas du prénom de celui qui l’a abordé. Petit tour dans son cerveau et son subconscient où se déroule un jeu télévisé déjanté où il faut deviner le mot de passe, qui n’est autre que le fameux prénom.Très bonne idée, bien mise en scène et très drôle. Je devrais m’en souvenir à chaque fois que j’aurai perdu le nom de quelqu’un (tous les jours en fait).

Film réalisé par Chris Landreth, membre du jury international cette année, et présenté en compétition internationale l’année dernière. Je l’avais vu dans la série « 3D ».

 

Afrique 50

Ce documentaire de 1950, consacré à l’Afrique coloniale, est un hommage rendu à son réalisateur, René Vautier, décédé le 4 janvier dernier. Les premières minutes commencent, je dirais, plutôt bien, avec des tranches de vie piochées dans les villages africains. Puis le discours se fait tout à coup extrêmement critique, et même carrément violent à l’encontre des grandes sociétés françaises qui s’enrichissent sur le sol africain, exploitant les habitants pour quelques francs, les excluant des progrès de la médecine, de l’école, massacrant ceux qui ne  veulent ou ne peuvent s’acquitter des impôts réclamés… Un documentaire coup de poing qui a longtemps été interdit (jusqu’en 1996), et dont les images sont les rescapées d’une destruction quasi totale (ça dérangeait, évidemment) du travail de René Vautier tourné en Afrique. Un film édifiant au discours trop peu entendu sur une histoire de France bien peu reluisante et pas si lointaine…

A regarder avec attention et à diffuser largement.

 

Horoscope

Xinxin et Xiao Lu sont deux adolescentes complices qui accordent de l’importance à leur horoscope du jour. Celui-ci va un jour leur donner du courage pour aborder un beau garçon dans le bus. Les deux vont craquer pour ce musicien mystérieux. Un joli film sur l’adolescence, sa légèreté, ses espérances et ses souffrances qui peuvent paraître si futiles lorsqu’on est vieux et con mais qui contribuent, d’une certaine manière, à se construire une carapace d’adulte (vieux et con).

Ce film est présenté dans la série CHI4 du programme Chine.

 

Aubade

Difficile de décrire ce petit film d’animation, délicieux moment de poésie pure. Le soleil se lève sur le lac. Des baigneurs, un violoncelliste qui émerge des flots, des oiseaux qui attrapent des notes de musique en plein vol… et un trait magnifique, un rendu aquatique plus vrai que nature, des ombres et des lumières d’une grande pureté.

Ce film sera projeté aux petits chanceux qui assisteront à la séance CP1, la séance piscine réservée en priorité aux adultes accompagnés d’enfants, le vendredi 6 février à 19h30 (piscine Coubertin)

 

N’oubliez pas de noter et commenter vos séances sur notetoncourt.com !!

 

Bon festival à tous !

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