A study in scarlet

J’ai regardé ce soir un épisode de « Sherlock Holmes », série britannique transposant les aventures de Holmes et Watson à notre époque. Série plaisante, que je ne suis pas assidûment mais que j’aime bien regarder à l’occasion. Une réalisation plaisante et un Sherlock Holmes qu’on adore détester et vice-versa. Aujourd’hui il a été question d’  « une étude en rouge ». A study in scarlet. Ça m’a rappelé cette note au sujet de la toute première histoire de ce couple d’enquêteurs mythiques.

Note initialement publiée le 25 mars 2010

Première long story d’un recueil en comprenant quatre, cette histoire de Sherlock Holmes est en fait la première. Elle est intéressante car on y découvre la première rencontre entre Holmes et Watson, qui prend un peu de consistance par rapport à l’image qu’on a habituellement de lui. En fait Watson est revenu amoché de la guerre, où il était médecin. Il revient un peu désabusé, désargenté, et se voit proposer une colocation avec un type un peu original, un peu lunatique, nommé Sherlock Holmes. Les deux compères emménagent donc au 221B Baker Street. Et c’est le début des aventures du binôme. Car très rapidement, Scotland Yard vient trouver Holmes, « enquêteur » indépendant et occasionnel, suite à un meurtre étrange. Une maison vide, un cadavre, du sang mais pas de blessure, une inscription mystérieuse sur le mur écrite en lettres de sang (« Omar m’a tuer »…), une alliance…

Holmes reste très mystérieux sur ses hypothèses. Il se contente d’observer attentivement les choses, les traces…Watson le regarde faire, mi-dubitatif, mi-admiratif. Et en quelques heures, Holmes réussit à faire venir l’assassin directement chez lui, afin de lui passer les bracelets.

En fait, il n’y a pas vraiment d’enquête. Ce n’est qu’une fois l’assassin arrêté que l’histoire passe en mode narration du passé. On se retrouve vingt ans en arrière aux États-Unis, chez les Mormons (qui prennent très cher, soit dit en passant…)…et de là on a l’explication pour le double meurtre perpétré à Londres.

Ce qui est un peu perturbant dans cette histoire, c’est qu’il faut prendre pour argent comptant ce que nous raconte l’assassin à la fin. Il a d’excellentes raisons pour avoir assassiné ces deux types. C’est une vengeance pure et simple d’un homme blessé et amoureux.

Là où Conan Doyle prend manifestement parti pour l’assassin, c’est lorsqu’il le fait opportunément mourir avant son procès. L’assassin a couru toute sa vie après les deux Mormons, il a réussi à les liquider, il peut donc mourir en paix. Cette histoire est, à mon avis, un petit plaidoyer pour la vengeance et pour la justice rendue par soi-même. Un peu dérangeant. Par contre, la notion d’investigation scientifique est là et bien là. C’est pas encore les Experts mais franchement… on n’en est pas loin. J’avais, en maîtrise, un cours spécifique sur l’origine du roman policier. C’était intéressant et il faudrait que je retrouve mes notes.


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