Twixt

Twixt, deux dents coupe-faim…

Oui, bon, fallait la faire, c’est fait, on n’en parle plus. Hop.

Dernière œuvre en date du grand Francis Ford Coppola, Twixt était intrigant. Déjà, le réalisateur, qui en impose. Ensuite, Elle Fanning. Elle et sa sœur Dakota sont, en ce qui me concerne, un argument commercial implacable. Là j’avais un petit doute car ça me paraissait bizarre que Copolla-père ait copié sur Coppola-fille. Dans Somewhere, Sofia Coppola avait fait de Elle Fanning l’âme lumineuse d’un film…un tantinet lénifiant (note à ressortir). Là, le père l’a utilisée en vampire fantomatique, pas vraiment la même chanson. Elle et Dakota Fanning, disais-je, sont en général une garantie d’avoir un jeu de qualité et un âme, donc, dans un film. Je les adore. Soit dit en passant, Dakota joue un petit rôle dans Twilight 3, une vampirette : la boucle est bouclée.

Petit problème…cette histoire de vampires. J’ai envie de hurler « encore?! ». Non parce que bon…ça va aller, là, les revenants exsangues poinçonneurs de cous. D’autant que Francis nous a imposé un autre revenant, Val Kilmer. Bouffi au possible, gras comme un canard périgourdin. Du coup, ce casting me fait également penser à celui de Somewhere, dans lequel Sofia Coppola avait ressorti Stephen Dorff de son placard à balais (avec un résultat beaucoup plus probant). Bref, encore des vampires. Si tu rajoutes à ça la sortie prochaine du dernier Tim Burton, où il est question de…vampires…alors là on touche le fond. Et la bande-annonce de ce Burton, découverte aujourd’hui, laisse présager un mélange de Twilight et des Visiteurs (oui, celui avec Clavier et tout). Pour moi, ce sera no way.

Bon alors Twixt, le pitch. C’est Hall Baltimore, écrivaillon raté de son état, qui vient faire une séance de dédicaces dans la quincaillerie d’un petit bled perdu. Il y croise le shérif, qui lui fait part de faits étranges survenus dans la localité il y a des années, et il l’invite à venir à la morgue pour admirer le cadavre d’une jeune fille retrouvé un pieu dans la poitrine. Hall se met à avoir un sommeil agité, dans lequel il rencontre une jeune vampire avec un appareil dentaire, le fantôme d’Edgar Allan Poe, un prêtre détraqué, des enfants morts, un jeune marginal qui cite du Baudelaire (faut travailler ton accent, mon petit)…Bref, dans ces rêves surréalistes, Hall va tenter de retrouver l’inspiration pour convaincre son éditeur de lui verser une avance, ce qui évitera à sa femme de revendre son exemplaire inestimable de Leaves of Grass de Walt Whitman.

Difficile de savoir s’il s’agit d’un film à prendre au premier degré ou au second. Les couches narratives sont un peu difficiles à distinguer, on ne sait pas si Hall rêve ou pas (Inception ?). Le final est totalement déroutant et on se demande si on n’a pas été promené de bout en bout par Coppola.

Le thème principal est la condition de l’écrivain. L’inspiration, l’implication personnelle que l’on met dans ses écrits, les douleurs intimes qui resurgissent malgré elles ou volontairement. Fort bien, tout ceci est très intéressant, mais tout ce bordel ésotérico-mystico-vampiro-gothico-thrilleresque était-il vraiment nécessaire ?? Là où Sofia restreint son scénario au strict minimum (Somewhere), Francis développe des intrigues à n’en plus finir et au final, c’est franchement indigeste. Un petit tour sur Allociné m’apprend qu’il y a normalement un passage en 3D. Et allez ! Un peu plus ou un peu moins…Fort heureusement, ce cinéma ne propose par la 3D donc on y a échappé.

Bref, j’ai trouvé ça vain. Franchement, quand je lis les critiques dithyrambiques sur Allociné, je me dis qu’il y a de la mauvaise foi qui traîne. Si quelqu’un d’autre avait réalisé ce machin, ça n’aurait soulevé que de la consternation, si ce n’est déclenché des salves de ricanements.

Dernier point, technique celui-là : mais qu’est-ce que c’est que ces filtres pourris ? Les images étaient noires, ternes, probablement pour appuyer le côté « ouuuuh-j’ai-peur », mais c’était fort désagréable.

Et y avait même pas de Twix dans le distributeur de l’entrée, que des Kinder Bueno et des Balisto.

La seule bonne nouvelle, c’est la sortie en salle le 16 mai du dernier Wes Anderson, Moonrise Kingdom, avec mon chouchou Bill Murray dedans (comme tous les films de Wes Anderson). Y aura Bruce Willis aussi donc je m’attends à tout mais j’y serai.

7 Commentaires

  1. 2 DOIGTS coupe-faim !! 2 dents ! nan mais on aura tout vu ! tes classiques merdeu !
    Bon je vais lire le reste, ça promet…

  2. 2 DENTS… éviDENT !

  3. pour le retour des Yes

    C’est incroyable cette obsession qu’ont les grands artistes pour les sucreries.
    Coppola avec « Twixt »
    Jules Verne avec son « Révoltés du Bounty »
    La palme revient quand même à De Palma avec son « Mission to Mars » …carrément le mec, il y va à fond !

    Je tiens à m’excuser auprès de la rédactrice de ce blog pour cette cascade de vannes minables…

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