Du vent dans mes mollets

1982. Rachel a 9 ans et souffre de quelques névroses qui inquiètent ses parents. Parmi ces névroses : le fait qu’elle dorme avec son cartable sur le dos. Sa mère, Colette Gladstein, s’empresse alors de conduire Rachel chez une psychologue qui va tenter de comprendre ce qui l’angoisse. En fait, Rachel ne verrait pas d’inconvénient à ce que son père, sa mère et sa grand-mère meurent au plus vite, afin de lui laisser la maison pour elle toute seule. Rachel est étouffée par sa mère, une ophtalmo psycho-rigide, anti-Barbie, anti-Nutella, et qui offre un bulletin de parrainage pour un enfant africain à sa fille pour ses 9 ans. Rachel a également du mal à supporter les sempiternels souvenirs de son père qui lui raconte qu’à son âge, il rentrait du camp d’Auschwitz en pyjama dans la neige.

C’est alors qu’à l’école, elle fait la connaissance de Valérie, une petite fille à couettes aussi délurée que Rachel est timorée. Valérie l’intrépide possède une mère ravissante et cool, ainsi qu’un frère adolescent dont Rachel tombe instantanément amoureuse. Petit à petit, Rachel va défier sa mère, découvrir la vie, apprendre à s’amuser en faisant des choses pas toujours du goût de ses parents. Parallèlement, son père va insidieusement se rapprocher de la maman de Valérie et provoquer un séisme dans le couple qu’il forme avec Colette. Parents et enfants vont, grâce à Valérie et sa famille, sortir de leur petite vie modèle et révéler leur vraie personnalité, pour le plus grand bien de tout le monde.

Ce film est adapté d’une bande dessinée et d’un roman, que je n’ai pas lus et dont je n’ai jamais entendu parler. Au service de cette histoire, un casting de haut niveau. Agnès Jaoui, Denis Podalydès, Isabelle Carré, Isabella Rossellini. Les deux gamines, Rachel et Valérie, sont excellentes. Ce casting fait évidemment beaucoup pour le film. Car même si j’ai apprécié le jeu de chacun et l’humour parfois très drôle, j’ai trouvé cette histoire gentillette, sans plus. C’est un film qui s’adresse aux trentenaires qui retrouveront avec délice les classiques de leur enfance : la dictée magique, un E.T en plastique, le club Barbie, la pub Banga à la télé…La carte de la nostalgie, les gags (drôles pour la plupart), font l’intérêt principal de ce film. C’est déjà pas mal tu me diras. On ne s’ennuie pas, on passe un bon moment, mais ça manque un peu d’ampleur. Il me semble que tout est survolé. La faute peut-être à l’adaptation cinématographique d’une œuvre littéraire plus riche en détails. Sûrement, c’est toujours comme ça. Toutefois, la fin est surprenante et apporte une perspective intéressante au scénario.

J’aime bien l’affiche. Par contre, c’est quoi ce vilain, très vilain photoshopage là ?? Sur l’affiche en devanture du ciné, la petite Valérie, à gauche sur la photo, fait bel et bien un doigt d’honneur, le majeur haut levé. Y a des psycho-rigides chez Allociné ? (là où j’ai piqué le visuel de l’affiche…)

T'as un truc à rajouter ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :