Happiness therapy

Pourquoi aller, un mercredi soir, voir ce film même pas en VO ? Parce que figurez-vous que j’avais une place de cinéma se périmant demain soir. J’ai donc enfin épuisé ces places ainsi que mes tickets restos 2012 \(^o^)/. Bref, j’ai pris un film pas trop long, ne passant pas trop tard. Ça a failli être « Max » mais j’ai lu le pitch et là j’ai dit merci mais non merci. Donc ça s’est terminé par cette Happiness therapy.

Je tiens à préciser que le volume sonore était extraordinairement faiblard et que je n’ai du coup pas compris certaines répliques. Je veux bien croire que je deviens dure de la feuille mais les pubs pour les cornets de glace débiles (les pubs, pas les cornets ni les glaces (quoique)) et les bandes-annonces pour des croûtes parlant de sorcières m’ont parfaitement explosé les pavillons donc voilà, ça ne venait pas de moi, ce problème de son.

Happiness therapyDonc. Patrick (Bradley Cooper), Pat, voire Patou (vive la VF!) est enfermé en hôpital psychiatrique sur ordre du juge qui l’a expédié là suite à l’agression de l’amant de sa femme. Euh. Je la refais. Patou a agressé l’amant de sa propre femme. Ni Patou ni le juge n’ont agressé l’amant de la femme du juge. Bon enfin bref. Il est à l’hôpital est souhaite vraiment s’en sortir, mais sans médicaments. Parce qu’en définitive il a été reconnu malade, souffrant d’un trouble bi-polaire. Il oscille donc entre des périodes d’euphorie et des séquences violentes et paranoïaques, ce qui l’a conduit à éclater la tête de l’amant contre le carrelage de la salle de bain. Mais Pat pense qu’il peut s’en sortir tout seul, grâce à sa seule volonté et surtout, il veut prouver à Nikky, sa femme, qu’il est guéri et qu’elle peut le reprendre sans risques.

Pat sort enfin de l’hôpital, ré-emménage chez ses vieux parents (son papa est Robert De Niro, qui ne sait vraiment plus quoi accepter comme rôle) et doit se tenir à carreau. Lors d’un repas chez un vieil ami, il fait la connaissance de Tiffany, une jeune femme sombre et caractérielle, à peu près aussi déjantée que lui et veuve éplorée. Et là, je me rends compte que finalement, l’intrigue est mince comme un fil. Donc Pat et Tiffany vont tenter cahin-caha de se remettre de leurs blessures personnelles et bien évidemment…bon je vous grille la fin ou pas ? Boarf…peu importe.

C’est un film très bizarre. C’est une comédie. Mais des fois c’est pas drôle du tout. Tu sais pas si tu dois te marrer ou pas. Je pense que le film aurait gagné à choisir son camp. Parce qu’il y a des choses très intéressantes dedans, notamment sur la folie, la folie plus ou moins douce qui fait partie de chacun de nous. Les personnes vers qui tous les regards se tournent et portent un jugement ce sont évidemment Patrick et Tiffany, reconnus officiellement comme malades mentaux. Sauf que tous les autres personnages ont aussi leurs failles psychologiques, leurs TOC, leurs faiblesses et parfois leur cas paraît franchement plus préoccupant que celui de Pat. Donc cet aspect là était plutôt bien senti, même si le trait était parfois grossi. Du coup le côté comique de certaines situations était parfois un peu gênant. J’ai ri à plusieurs reprises mais certaines scènes étaient à mon avis totalement incongrues.

Le film aurait également gagné à être plus court. Deux heures pour un truc comme ça avec un scénario aussi simple…c’est abusé.

Bon par contre, je pense que ce film a un, voire deux intérêts majeurs : Bradley Cooper et Jennifer Lawrence. Ils sont tous les deux très bons (et très beaux) et portent leur déjantitude à bout de bras sans jamais faiblir. Je vois sur Allociné que Jennifer Lawrence a été blonde. Qu’elle reste brune, ça lui va tellement mieux. Les autres personnages sont une collection de caricatures un peu épaisses, pouvant éventuellement servir à mettre en valeur la finesse et la richesse de Pat et Tiffany.

Contente de croiser « Goodnight moon » de Shivaree au détour d’un dîner en tête à tête. Un bail que je n’avais pas écouté cette chanson. Du coup ça me rappelle le concert de Shivaree, c’était sympa. Bref.

Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé ce film. J’ai juste cette sensation de déséquilibre et de longueur qui m’empêche de m’extasier comme les critiques presse vues sur Allociné. Même Télérama et les Inrocks ont bien aimé…c’est te dire…

J’apprends également sur Allociné que ce film est une adaptation de roman. Ça, ça commence à bien bien m’agacer. J’ai une note commencée depuis des mois sur ce sujet mais je n’arrive pas à la terminer. Un jour peut-être.

3 Commentaires

  1. galuchon

    Nous l’avons trouvé globalement intéressant. Il est vrai que beaucoup de traits des personnages secondaires sont un peu forcés, mais ce n’est pas rédhibitoire. Par contre, les deux « héros » sont très justes et sauvent ce film.
    Ca ne restera pas dans les annales du cinéma, mais si vous voulez passer un moment au chaud en écoutant vos voisins manger du pop-corn, allez-y.

  2. Hal Igator

    Un roman marketing (rappelle moi combien de célibataires sortis de séparations difficiles ? ;-) ) adapté au cinéma (où l’avantage, c’est que comme pour les auteurs de romans qui sont plus riches après qu’avant aussi, on contrôle TOUT de ce qui arrive à quel moment et tout et tout)…
    Ça ne pouvait pas non plus être mieux qu’un monde parfait, ou autres utopies qui, au fond, ne sont que des oeuvres faites pour occuper les gens et enrichir ceux qui les font… Non ?

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