Décibels #2 – festival du court-métrage de Clermont-Ferrand

J’ai un peu honte. Je n’ai jamais mis les pieds au festival du court-métrage depuis que je suis à Clermont, à savoir depuis l’an de grâce 1996. Bon par contre on avait monté un dossier documentaire sur le centre de documentation La Jetée, lorsque j’étais en licence, avec deux camarades de mon option « documentation ». Et ça avait été une expérience très intéressante, de visiter les lieux, les armoires de stockage des cassettes…Faudra que je vérifie si je peux remettre la main sur ce travail pour lequel on avait reçu une bonne note, si mes souvenirs sont bons.

Bref.

Ce qui m’a décidée à me lancer cette année, c’est les séries DB1 et DB2, contenant des concerts à emporter et des soirées de poche filmés par La Blogothèque. La « Blogo », pour les intimes, c’est un projet simple mais génial : filmer des artistes connus se produisant en acoustique ou a cappella dans un lieu public, dans la rue, avec des petits moyens. En général c’est une chanson en plan séquence, les conversations du début et de la fin n’étant généralement pas coupées au montage, afin de garder un résultat brut, qui contribue à amplifier l’ambiance intimiste et de partage privilégié.

Cette série DB2 était pleine de promesses, notamment avec Bon Iver et Arcade Fire. J’avoue que je n’avais jamais écouté les autres artistes, même si j’avais entendu parler de certains. Je ne vais pas vous parler de chaque « concert », c’est bien simple, j’ai tout aimé. J’ai adoré le set d’Arcade Fire, un peu spécial puisque tourné à l’Olympia pendant leur concert, avec entre autres un « Neon Bible » tourné tassés dans un ascenseur. J’ai été émue presque aux larmes par My Brightest Diamond et elle aussi, puisqu’elle verse une larme à la fin de sa prestation. Seule assise devant un bar, avec sa guitare. Rien d’extravagant dans cette mise en scène, loin de là. Mais une intensité dans l’interprétation qui confirme si c’était encore utile que la musique n’a pas besoin d’artifices pour toucher au but. Bien au contraire. Simplicité et sincérité et surtout, humilité. J’ai aimé tout ce que j’ai entendu et je vais me pencher sérieusement sur les discographies de tous ces artistes.

J’en viens à Bon Iver, phénomène folk de ces dernières années, bûcheron ultra-sensible à la voix grave autant que cristalline et aux mélodies torturées. Il aurait écrit son premier album « For Emma forever ago » suite à une déception amoureuse. Si Emma n’en veut plus, je veux bien reprendre le dossier. Bref. Je suis fan. Et ce concert à emporter était de toute beauté. Comme quoi, on n’accorde pas suffisamment d’importance aux porches d’immeuble et à leur acoustique de cathédrale. Même à côté de poubelles vertes Justin Vernon est irrésistible. Une porte qui s’ouvre, un pull mis à l’envers, un chien qui passe, des locataires qui badent, rien mais rien ne peut altérer l’émotion de ce « For Emma », pas même ces cons de touristes qui fuient devant le bûcheron à guitare et à bonnet. Le public des Ambiances ne s’y est pas trompé et des applaudissements ont surgi à la fin de la séquence. D’ailleurs, j’ai trouvé étrange d’être assise dans un cinéma et d’écouter des mini-concerts. J’avais envie d’applaudir à la fin de chaque vidéo.

Je vous mets la vidéo de Bon Iver, que je tente de revoir depuis que je suis rentrée mais comme elle est hébergée sur YouTube et que je suis chez Free, je pense que je pourrai la visionner en intégralité d’ici mercredi si tout se passe bien. Grmblmblsaloperiedegrmblfreegrmblmbl….

Demain, DB1 (ça rime) et là, ça va envoyer du lourd. St Augustine, le régional de l’étape, Phoenix que j’aime d’amour, et Beirut qui je crois a été mon point de départ avec la Blogo. Je m’étais jetée sur l’album après avoir vu la vidéo de Nantes et la batterie sur les poubelles vertes.

Sinon, j’ai eu un joli sac avec mon accréditation. Mes collègues ne l’auront pas ou alors va falloir qu’ils/elles viennent le chercher (je t’ai dit que je faisais du karaté?).

Courtmétrage2013

7 Commentaires

  1. Dom.

    Très chouette ce bûcheron de Bon Iver. Me fait penser par le physique et la voix à Glen Hansard de The Frames qui nous a gratifié de somptueuses mélodies dans cette merveille de petit film qu’est Once, un de mes préférés de toute ma vie du monde entier. À découvrir si ce n’est déjà fait, ça devrait te plaire.

  2. Val

    Bon début !
    Est-ce qu’il y a des surprises dans le sac ? un catalogue ?
    J’ai vu des gros badges « Tout Clermont court » à dispo à l’O.T. notamment, pour distribuer à tes collègues dépités.

    • @Val : oui bon début mais prise de risque proche de zéro vu que je connaissais la Blogothèque :)
      Dans le sac : le gros catalogue oui avec le guide des resto labellisés « Court-métrage », le guide des professionnels, les petits badges « Babioles », un dépliant « Chaîne des Puys – Unesco » et un dépliant CNCS.
      Sinon, je me suis rendu compte en rentrant que je m’étais trimballée (je devais pas être la seule, ça me console) avec une grosse étiquette « made in China » accrochée au sac. Un peu la faute de goût.
      J’ai moi aussi vu les badges à l’OT, j’avais le nez dans le bocal car j’en voulais un mais je ne savais pas si c’était en libre service ou si c’était donné aux gens venant acheter leurs places.

  3. Val

    Exactement la même expérience que toi à l’OT.
    Par contre, à Pierre Laporte, ils étaient à disposition à l’entrée.

  4. Pingback: Once | The magic orange plastic bird said...

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