Décibels #1 – Festival du court-métrage de Clermont-Ferrand

Qui eut cru que cette série allait me mettre une claque encore pire que celle d’hier ? Ben voilà.

Première grande baffe, Beirut. Je connaissais par cœur la version de « Nantes » d’il y a quelques années, avec les poubelles en guise de batterie et c’est cette version que je m’attendais à voir. Et bien non. Une autre version, à la mise en scène beaucoup plus travaillée, somptueuse, avec un Zach Condon plus mature, à la voix plus affirmée. Ce petit génie (à l’époque où il a écrit la chanson il n’avait pas vingt ans) réussit le coup de force de me faire aimer les cuivres et les fanfares. Je n’ai pas trouvé sur internet la version intégrale diffusée au festival, à part une version écourtée. Il manque une intro de toute beauté, perché sur un toit où il souffle dans un coquillage pour lancer la musique (oui bon, je raconte mal). Magnifique entrée en matière.

Comme hier, je ne vais pas vous détailler tous les clips. Mais là encore j’ai tout adoré. Évidemment j’ai exulté au passage de Phoenix. Le concert de poche a été enregistré le 9 octobre 2009. Le 17 novembre de la même année, soit quelques jours plus tard, je les voyais sur la scène de la Coopé, probablement le concert le plus énorme auquel il m’ait été donné d’assister. Phoenix me donne envie de me trémousser, alors assise dans une salle de cinéma…tu vois la frustration.

La série s’est terminée par St Augustine, notre folkeux local, avec un titre très émouvant, accompagné au piano par Zach (ex-Zak Laughed). Il paraît qu’il fera un show-case lors de la projection de vendredi prochain tout près de chez moi. Vu la qualité de cette série, je suis plus que partante pour retourner la voir et profiter du live qui suivra.

Donc j’ai tout aimé. J’ai aimé Tenniscoat, enregistré à Tokyo avec des trains passant avec fracas à côté du groupe. J’ai adoré Megafaun et leur mise en scène rigolote sur fond de sermon religieux. Je me suis marrée comme tout le monde quand Patrick Watson s’est fait jeter du métro par un employé zélé.

Et j’ai littéralement fondu devant la prestation de Nils Frahm. Parenthèse surréaliste, onirique, hypnotique. Dilemme insoluble entre fermer les yeux pour se laisser emporter, couler, envoler et les garder ouverts pour voir ses mains admirables courir avec une virtuosité sans égale sur les deux claviers. Un piano classique, un piano électronique, seulement deux mains et un déluge de notes martelées ou électrifiées.

Je sens que le piano qui prend la poussière à côté de moi va reprendre du service…

2 Commentaires

  1. Pingback: Décibels #1 bis repetita | The magic orange plastic bird said…

  2. Pingback: Life | The magic orange plastic bird said…

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