Particules imaginaires #2 – Festival du court-métrage de Clermont-Ferrand

Et hop ! Un collègue qui renonce au pass magique et hop ! De retour aux Ambiances.

Ambiances

Au travers des vitres roses de l’escalier en colimaçon des Ambiances

En fait j’ai choisi ma séance en fonction de la salle. La plus près de chez moi passait DB1 donc non, d’autant que j’ai bien l’intention d’y retourner vendredi soir ; restait le Petit Vélo ou les Ambiances. J’ai choisi de voir cette série parce que…ben parce que, tiens. Science, imaginaire…y a moyen que ça fasse bon ménage.

J’ai beaucoup aimé Magnetic movie, illustrant avec de grandes courbes colorées et électriques les paroles de scientifiques qui étaient (enfin il m’a semblé) on ne peut plus sérieuses à propos des champs magnétiques. J’ai rien compris au discours mais peu importe, l’animation était poétique.

Deux films d’animation parmi les sept proposés. Le premier, Chernokids, m’a beaucoup plu parce que drôle et cynique, et aussi pourIMG906 les codes « BD » judicieusement employés. Le deuxième (Le grand ailleurs et le petit ici) un peu moins, car très onirique et sombre, mais à la fin, j’ai revu mon jugement en apprenant que l’animation avait été faite à partir d’un cadre à clous, tu sais, le truc où tu peux « imprimer » les formes que tu veux en appuyant sur des clous mobiles. Ça a changé pas mal de choses sur mon point de vue.

Mon coup de cœur, paradoxal, c’est ce film de 1951, Voyage vers l’infini, un peu l’ancêtre de E=M6 ou C’est pas sorcier. Le narrateur pose une réflexion de Pascal (régional de l’étape au même titre que St Augustine) en préambule pour nous faire la démonstration de l’infiniment grand et de l’infiniment petit. Fascinant par l’esprit didactique (j’ai tout compris), surprenant par ses « animations » pas trop kitsch (mais un peu quand même), drôle par sa narration à l’ancienne (sateLLLLites), angoissant par ses hypothèses (les milliers d’années nécessaires pour se rendre sur la galaxie d’Andromède)…ce film d’archive replace le spectateur dans le monde au sens infiniment large et aussi dans son histoire audiovisuelle, infiniment courte et pourtant…que de chemin parcouru entre la science d’alors et celle d’aujourd’hui.

Le film Anima me laisse perplexe. J’ai bien aimé mais lorsque je lis le résumé sur le programme, je me dis que je n’ai pas du tout compris ça. « Un scientifique douteux perd pied avec la réalité tandis qu’il s’efforce de garder sa femme, en phase terminale, en vie dans un système informatique ». Euh…je pense que c’est mon voisin de rangée qui a dû faire le résumé. Il n’a pas arrêté de littéralement piquer du nez pendant toute la séance (sans ronfler, thank God!). Je pense qu’il n’a dû voir que dix minutes en tout et pour tout sur l’heure et demie de projection. Bref. Moi dans ce film, j’ai compris que ce couple avait perdu son enfant dans un accident, que la femme ne le supportait pas et qu’elle avait choisi d’abandonner la vie à son tour, tandis que son mari cherchait à la retenir à tout prix grâce à un système informatique. Bon. Peu importe. C’était pas mal et un peu food for thought sur certains sujets de société.

Je ne regrette pas mon choix. Encore trois projections pour cette série avant la fin du festival, s’il y a des amateurs !

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