Gatsby le magnifique

GatsbyJ’avais le choix entre la VO en 2D au Capitole et la VF en 3D au ciné Jaude. Comme pour le Hobbit il y a quelques mois. Pour la VO en 3D, tu te brosses. Je trouve ça totalement anormal dans la mesure où ce film a de toute évidence été tourné pour de la 3D. Ça m’avait fait la même sensation de frustration pendant le Hobbit. It looks and feels like 3D mais non, de la bonne vieille 2D qui paraît du coup assez kitsch en raison des effets spéciaux. Parce qu’évidemment, je ne souhaitais pas voir ce film en VF. Mais ça fait plusieurs fois que je râle contre le volume sonore du Capitole, qui, va savoir pourquoi, baisse le son entre les bandes-annonces et le film, rendant parfois impossible la compréhension des dialogues. Info à l’attention du Capitole : y a des gens qui vont voir la VO parce qu’ils comprennent la langue. Ça ne m’amuse par de passer mon temps à lire les sous-titres alors que je pourrais regarder l’image et le jeu des acteurs à la place. Et en parlant de sous-titres, on doit pas avoir les mêmes dictionnaires (là c’est pas de la faute du Capitole). « It will be » => « Aie confiance », « Have fun » => « A tout à l’heure » et j’en passe car il y en a eu d’autres. Je veux bien que parfois on écourte pour des raisons de place mais là on frise le contre-sens. Bref.

Bon alors on va aller droit au but : j’ai pas aimé.

Je me suis même demandée si je n’allais pas décamper au bout d’une demi-heure, sachant que c’était parti pour 2h22. Y a un mec qui est sorti et qu’on n’a jamais revu.

Ça m’a fait penser à Moulin Rouge, cette croûte kitschissime qui a fait trois fois le tour de la planète avec les honneurs et que je n’ai jamais pu digérer. Et qu’apprends-je à l’instant ?? Que c’est le même réalisateur, Baz Luhrmann. Putain si j’avais su ! Ah et il a pondu cette horreur d’Australia aussi ? Et ben ! Je vais noter soigneusement son nom maintenant. M’en rappellerai. Quoiqu’il a fait Romeo + Juliette aussi… j’avais bien aimé mais j’étais jeune et insouciante. Bref, le spécialiste des grandes fresques historiques kitschouilles aux effets spéciaux à deux balles, c’est lui. Bien noté.

Bon alors Gastby. J’ai pas lu le roman, ou alors j’avais commencé mais pas fini, parce qu’il y a des trucs qui ring a bell, un peu. Début des années 1920, New-York s’étend à l’horizontale comme à la verticale, la Prohibition bat son plein et Gatsby le millionnaire donne des fêtes gigantesques chaque week-end sous les yeux ébaubis de son voisin Nick, romancier raté converti en trader à Wall Street. Nick est le cousin de Daisy, mariée à un riche pauvre type volage. Et Daisy est l’amour de jeunesse de Gastby. Ce dernier veut bien évidemment la récupérer. La boucle est bouclée.

Sur le fond, il s’agit d’analyser le mensonge, l’imposture sous toutes ses formes et sous toutes ses justifications. Et l’amour, of course. Tout ça sous une couche bien épaisse d’effets spéciaux et de plans cinématographiques bling-bling.

Donc la première partie du film, qui m’a écœurée jusqu’à la nausée, nous plonge dans l’univers des fêtes grandioses données par la bonne (et surtout la mauvaise) société américaine. Débauche de paillettes, de costumes, de cotillons, et surtout, de musique de merde. Je ne parle pas du Charleston ou du Fox-trot. Non. Mais Jay-Z et Beyoncé dans les années 1920… ils sont si vieux que ça ?… Oh wait, Jay-Z est le producteur du film. OK. C’est le nouveau Gatsby en fait. Sorry. Donc c’est là où de vieux relents de Moulin Rouge me sont montés au nez. Le décalage entre le contexte historique et la musique… surtout cette musique, de merde donc, c’est juste pas possible. Cauchemar auditif et visuel. Je me croyais revenue dans l’Eurovision que j’ai brièvement regardé samedi soir.

Bon après, l’intrigue se met en place petit à petit (faut tenir 2h22 je rappelle) et là ça va mieux. Facture plus classique des scènes et des dialogues. Toutefois, effets spéciaux de merde. Faut voir ce que ça donne en 3D mais la reconstitution du New-York des années 1920, à part pour les plans « aériens », c’était juste trop moche. Et je te parle pas des lumières type « Australia », jaune-orangé cucul, sur-exposition des visages, impression de montage des personnages sur fond vert. Et la baraque de Nick, on aurait dit une maison de Hobbit. En parlant de ça, ces effets spéciaux un peu appuyés ne me dérangent pas dans le contexte heroic fantasy. Sur un thème comme Gatsby, beaucoup plus.

Bon et si je trouvais quelques points positifs ? Ben Leo. J’aime bien Leonardo DiCarprio. Il est de plus en plus séduisant et charismatique, et il joue parfaitement bien. Tobey Maguire m’a horripilé tout le film. Je lui ai toujours trouvé une tête de ravi de la crèche, y compris dans Spider-man où je le trouvais tout à fait à côté de la plaque dans le rôle de super-héros. Carey Mulligan est reléguée au statut d’endive larmoyante alors qu’elle irradie dans Never let me go et Drive. Pauvrette.

Autre point positif, j’ai apprécié entendre la voix de Lana Del Rey entre deux Jay-Z. Pour le reste de la BO, on reste dans l’esprit de Moulin Rouge. Apparemment Craig Armstrong aurait fait les musiques additionnelles mais franchement, je n’y ai pas fait attention. Déçue. Sinon, Gotye, Florence and the Machine, The XX, et donc les fameux Jay-Z et Beyoncé. Avec une reprise de Crazy in love. Non mais allo quoi. Je me trémoussais là-dessus y a dix ans au café Del Sol de Clermont-Ferrand, entre deux whisky-coca. #old ! Je l’ai sur le DD si ça t’intéresse. Non ? Ça t’intéresse pas ? Pff…

Finalement, le meilleur moment de cette sortie ciné à part le regard bleu acier de Leo, ce fut les bandes-annonces. Son correct, j’ai tout compris. Soirée de jeudi bookée pour voir un docu écolo sur les abeilles avec débat dans la foulée. Sortie prochaine d’un film japonais qui a l’air chouette, Shokuzai. Envie de voir Only God forgives avec Ryan Gosling et par le réalisateur de Drive. Et j’ai été tentée par un film français avec Fanny Ardant et Laurent Lafitte (un peu à contre-emploi), Les beaux jours.

Si j’avais su, je serais allée voir le match des Braqueuses à côté de chez moi. Mais si, tu sais, l’équipe de basket féminine qui a décroché la médaille d’argent aux JO de Londres l’année dernière. Longtemps hésité. Mauvais choix.

7 Commentaires

  1. Val

    Pas de Nuit des musées ? (Nous, on est restés sur Riom)

    • @Val : finalement non ! Des collègues m’avaient refroidies par rapport au tram qui serait éventuellement arrêté à cause du match (j’avais peur de devoir rentrer à pied à pas d’heure de Montferrand) + on a perdu le match alors j’étais dépitée !

  2. Mum

    1: Faut finir de lire le livre de Fitzgerald 2 : Faut revoir le film de 1974 plus près du roman sans doute 3 : Faut lire  » The pattern of disintegration in Fitzgerald ‘s novels  » de qui tu sais…Hors sujet : as-tu
    écrit un article sur « De rouille et d’os » ?

    • @Mum : j’ai pas lu que du bon sur le film de 1974…
      The pattern of… de qui je sais pas. De toi ?
      Pour « De rouille et d’os » oui, suffit de taper le titre dans la case blanche « Rech… » juste au-dessus de « Articles récents » en haut à droite. Ça m’aurait pris moins de temps de mettre le lien ici mais au moins la prochaine fois tu sauras. Ou pas.

  3. Mum

    C’est pas . J’y arrive pas . J’ai essayé autrement mais pas trouvé non plus !!!!

  4. Pingback: Mud – sur les rives du Mississipi | The magic orange plastic bird said...

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