Rétrospective Europavox – 2006 ~ 2013

Le festival Europavox naquit en 2006, sur la volonté du Conseil régional d’Auvergne. Fort décrié par la scène locale de l’époque, pour son côté artificiel/institutionnel/subventionné et promis à un fiasco certain compte tenu de la multiplication des festivals sur le territoire français, il s’avère qu’en 2013, celui-ci se porte plutôt pas mal.

En ce qui me concerne, ça a commencé moyen, explosion la deuxième année, puis rythme de croisière pépère, et désintérêt presque total pour finir.

Je t’ai déjà dit que j’étais une dangereuse psychopathe ? Certains d’entre vous le savent bien. Donc pour les petits nouveaux, je conserve tous mes tickets de concert que je colle dans un carnet. J’ai commencé à bloguer fin juin 2006 et le premier Europavox était le 2 juin ? Qu’à cela ne tienne, j’en ai fait un résumé en 2007, lorsque j’ai entrepris d’écrire un truc sur tous mes concerts passés.

Donc c’est parti pour les morceaux choisis (cette note risque d’être longue, t’es pas obligé(e) de tout lire, je le fais plus pour moi que pour la postérité).

2 juin 2006 – soirée électro : Wax tailor, The Herbaliser, Skalpel, Seeed

CAM00097A la Coopé, petite salle et grande salle. Le premier groupe à être passé, c’est Skalpel. De l’électro pur jus sur fond d’images diffusées sur grand écran derrière le groupe. C’était sympa. Ensuite c’était dans la grande salle et j’ai compris pourquoi il n’y avait pas grand monde pour Skalpel : ils étaient tous déjà installés pour Wax Tailor. J’ai failli partir dès le début de sa prestation, à cause des effluves de pétards fumés par les spectateurs encapuchonnés [à l’époque on pouvait fumer pendant les concerts, je vous parle d’un temps, que les moins de 20 ans…]. J’ai essayé de tenir bon et le concert l’était, bon, très bon même. Et idem que pour la première partie, des images étaient diffusées en même temps que jouait l’artiste. J’ai poussé le vice (et la torture) pour essayer de voir The Herbaliser, dont j’avais entendu parler en bien, et j’ai laissé tomber au bout de deux ou trois titres. Je me suis barrée. Ça ne me plaisait pas et je commençais à être complètement stone à cause de la drogue ambiante. Bref. Le lendemain chez moi, j’allume ma télé et je mets la chaîne locale de Clermont et qu’est-ce que je vois? La fin du concert, qu’ils avaient enregistré. C’était donc Seeed et c’était pas mal mais je n’aurais jamais pu tenir jusque là.

31 mai 2007 – Polar, Nosfell, Peter Von Poehl

[Ce concert avait lieu sous un chapiteau comme au cirque, abandonné les années suivantes]

La première partie entre en scène après de longues minutes d’installation de matériel. Polar qu’il s’appelle. Il est Suisse. Les deuxCAM00098 premières chansons, en anglais, étaient très sympas. Ensuite il a chanté un peu en français et j’aimais moins : les paroles étaient pas terribles. Et alors en plus, il a donné le ton à la soirée : soirée bla bla. Entre deux chansons : et vas-y que je te raconte ma life pendant des plombes… Sinon, vu que la fosse était vide et nous sagement assis en rond comme au cirque, il a trouvé ça un peu ridicule et est descendu de son estrade pour se rapprocher de nous. Plutôt sympa comme démarche.

Ensuite nous avons dû attendre une vingtaine de minute que les techniciens installent tout le matos de Nosfell. Je ne connaissais cet artiste que de nom et je savais, pour avoir lu des critiques, que ce qu’il faisait était original. Ça a été un gros coup de cœur. Une belle mise en scène. Un charisme fou. Et des chansons hallucinantes. Il passe d’une voix de femme à une grosse voix rocailleuse sans crier gare : très impressionnant. Il a lui aussi exploité la fosse vide : il est descendu au cours d’une chanson nous exécuter une chorégraphie, pieds nus, torse nu. Il aurait dû le refaire, j’ai trouvé que ça collait super bien avec ses chansons, alors même que je ne suis pas fan de danse du tout. Et comme le précédent, il a fait plein de bla bla entre les chansons. Mais ça faisait partie de la mise en scène : il racontait une histoire avec des lieux imaginaires, des personnages avec des noms pas possibles…Il chante d’ailleurs souvent dans une langue imaginaire. Donc très belle surprise que cet artiste.

[Interlude où je me fais draguer par un type qui m’aborde par un « ça caille hein ? »… Inutile de revenir sur cet épisode]

Peter Von Poehl est grand, beau MAIS il a des jambes qu’on dirait mes bras et son brushing, ben c’est simple, on dirait moi quand je sors de la salle de bain le matin, sauf que je suis bien moins blonde. Malheureusement pour lui, les gens étaient pour la plupart venus pour voir Nosfell, bien que ce soit Peter Von Poehl la tête d’affiche. Donc plein de gens sont partis, surtout qu’on leur a dit avant le concert qu’on les laisserait rentrer dans l’autre salle où il y avait Abd El Malik, sur présentation de leur billet d’entrée. Donc le beau Peter était un peu seul au milieu d’un chapiteau clairsemé. Mais c’était bien quand même. Je préfère l’ambiance douce et joliment produite de l’album mais en live c’était pas mal non plus. Il est venu lui aussi se promener dans la fosse. Et lui aussi est parti dans des bla bla pas possibles entre deux chansons. Pfff. C’était pas utile.

Donc au final, ce fut une belle soirée musicale. Pas de déception et un gros coup de cœur.

Par contre…putain mais qu’est-ce qu’on a eu froid bordel de merde à queue !!! C’était horrible. Ça m’a gâché le concert, d’une certaine façon.

1er juin 2007 – 120 Days, Kaolin, Archive

CAM00099Apparemment il y avait du bon et du moins bon dans les trois premières parties du concert [que je n’ai pas vues, ça m’a été signifié des personnes que j’ai retrouvées sur place et dont j’ai perdu la trace depuis]. La quatrième, 120 Days, ne fut pas mal mais pas transcendante. Un seul morceau, très long, en guise prestation. Un chanteur juvénile à moitié nu. Une musique qui oscillait entre prestation rock et électro house de boîte de nuit.

Cinquième partie : Kaolin. Bon alors j’ai eu confirmation de ce que je savait déjà : je n’aime pas ce groupe. Du rock français bourrin, commercial, sans subtilité, malgré l’invitation sur scène d’un quatuor à cordes qu’on entendait à peine. Pourtant ils sont de la région. Mais on ne va pas être chauvin sans bonne raison. Quand c’est mauvais, c’est mauvais. Enfin je suis mal placée pour juger, je n’aime pas ce genre de rock.

Entre la cinquième partie et Archive : une éternité. On m’avait dit qu’ils passeraient à 00h30 ben ils sont passés à plus d’1h.

Et enfin Archive. Ils ont commencé par Lights. Ensuite ils ont alterné les titres de leur dernier et leur avant-dernier albums. Et ils ont fait Again, à ma grande surprise. Je me doutais qu’ils n’allaient pas jouer aussi longtemps que pour un concert normal donc je ne pensais pas qu’ils referaient leurs deux titres les plus longs au cours de cette soirée. Et Again, c’est toujours aussi bon. Rah putain que c’est bon.

Soirée terminée à plus de 2h.

2 juin 2007 – Sharko, Khoiba, Tom McRae, Gus Gus, Agoria

J’étais donc parmi les premiers et j’ai constaté avec grand plaisir qu’ils avaient installé des bâches et des sièges au milieu du chapiteau,CAM00100 alors qu’il y a deux jours c’était détrempé et inaccessible. Je me suis donc installée au deuxième rang, à deux mètres de la scène.

La première partie c’était Khoiba. Un groupe tchèque. Une musique qui flirtait tantôt avec l’électro, tantôt avec le rock pur et dur. La chanteuse a une voix douce, fragile, limite enfantine. Ça m’a rappelé Emilie Simon dans le contraste voix/musique. Ça m’a également fait penser un peu à Björk et à Mandalay. Leur première chanson était magnifique. Ils ont eu droit à un rappel mérité.

Ensuite, la deuxième partie c’était Sharko, un groupe de rock belge qui chante en anglais. Je ne suis pas super fan du genre mais c’était bien, ils étaient bien pêchus. Il y avait des fans derrière moi qui connaissaient les paroles par cœur. Ils ont eu droit à leur rappel également.

Peu après 22h, Tom McRae entre en scène. Pendant les préparatifs de la scène, j’ai bien noté qu’ils avaient évacué la batterie de Sharko et ne l’avaient pas remplacée. Ça sera donc un concert acoustique, avec guitare, piano et violoncelle. Rah. J’en frémis d’avance.

Tom McRae est un artiste de grande classe. De magnifiques chansons, de la sobriété, et de la générosité. Il fait plein d’efforts pour parler français. Il l’a dit lui-même, ça fait quatre fois qu’il vient à Clermont, et son public est toujours aussi fan.

Il a fait beaucoup d’anciennes chansons et quelques-unes de son nouvel album, ce qui je pense à contenté tout le monde. Il nous a même joué une inédite. Et bien sûr, il a fait la chanson que tout le monde adore en concert (il avait déjà fait le coup en 2005) : End of the world news. Et comme d’habitude, il nous a fait chanter. Et pendant qu’on chantait, il est descendu de scène, il était à 1 mètre de moi, je le voyais comme je te vois là, lecteur, il a filé sa guitare à son assistant, et est allé se chercher une bière au point buvette qui était juste à côté. Et nous pendant ce temps, on chantait « so dose me up, once is not enough, I can still see the ground, and from this high rise view, looking down on you, I’m not the one wasting my time ». Oui tout ça. Si on n’est pas fan, pas évident de se rappeler toutes ces paroles. Donc il est remonté sur scène avec sa bière, en a bu une gorgée et est redescendu la donner à un type juste devant moi, qui l’a bue.

Donc plein de jolies chansons, du violoncelle, du piano, des bougies, un Tom super sympa à deux mètre de moi. Bref, le rêve.

Il a eu droit à un rappel et il a fait une magnifique chanson juste en guitare/voix et ô miracle, il s’est passé ce que je n’avais jamais vu auparavant à un concert : du silence en or massif. On entendait une mouche voler, même pendant les petits silences de la chanson. À la fin c’est à peine si on a osé applaudir.

Après une standing ovation (possible seulement lors des concerts assis), nous avons quitté le chapiteau à regrets.

Pas pour longtemps parce que moi j’ai piqué un sprint (tout relatif bien sûr) dans les pelouses pour aller rejoindre la salle principale pour voir si j’avais pas raté Gus Gus.

Gus Gus était en train de se préparer. Quelle chance. Apparemment les premières parties n’étaient pas exceptionnelles [toujours sur informations des personnes rejointes sur place]. J’ai donc tout gagné avec ma soirée sous chapiteau.

Gus Gus est arrivé et euh…ben euh…visuellement c’était particulier. Des choristes en tutus et une chanteuse habillée comme au carnaval avec un truc bariolé et des froufrous. Et en arrière-plan, les deux mecs qui mixaient. Je n’ai pas reconnu beaucoup de chansons. J’ai pourtant tous leurs albums à part le dernier qui est inaudible pour ce que j’en ai entendu. J’ai eu l’impression d’écouter 5 ou 6 fois la même chanson au cours de leur prestation. C’était du boum boum tchik tchik pour bouger et onduler son corps. Ils ont vraiment mis l’accent sur le côté électro. Je ne m’attendais pas non plus à entendre le magnifique « Is Jesus your pal? » mais tout de même. Donc petite déception.

Et enfin, Agoria. Bon ben là encore, boum boum boum move your body et opine du chef en te dandinant d’un pied sur l’autre.

Fin de la soirée à 2h.

6 juin 2008 – La nuit folk

CAM00101Seule et unique soirée Europavox pour moi cette année, cette nuit folk aura finalement été bien sympathique. Évidemment je ne suis pas restée jusqu’à la fin [NDLR : je bossais le dimanche] et du coup j’ai raté la prestation du Delano Orchestra, programmé en toute fin de soirée, histoire d’inciter les gens à rester jusqu’au petit matin.

Je ne vais pas vous détailler les différents sets, vu que les artistes sont franchement méconnus en France et que de toute façon, c’était à peu près le même genre de musique [J’ai noté aucun nom, quelle conne!!].

Je vais juste dire :

Lituania : eleven points.

Greece : ten points.

The Netherlands : nine points.

Spain : eight points.

And the twelve points go to !!!…..Auvergne !!! (largement représentée)

Ben oui, c’est comme à l’Eurovision, on favorise les voisins.

N’empêche…si à l’Eurovision on faisait venir des gens comme ça, ça aurait une autre gueule. Des millions d’Européens pensent que dans les pays de l’Est on écoute de la musique de merde pailletée, siliconée et tecktoniquée. Alors qu’il s’y fait des choses très bien et pas du tout ringardes. Moi je dis qu’il faut supprimer l’Eurovision, ça entretient une image désuète de l’Europe et ça conforte les clichés à la con du genre à l’Ouest, on est modernes et subtiles, et à l’Est on est ringards et kitsch.

Bref, c’était l’Europavox hier, et pas l’Eurovision…

Et one point pour Camille, qui s’est tapée l’incrust’ sur deux sets. One point parce que c’est sympa de venir participer à des concerts un soir où on n’est pas censé chanter. Mais one point seulement parce que je trouve un peu indélicat de venir se greffer à une affiche qui n’a pas de tête. Camille étant elle-même une tête d’affiche sur ce festival. L’affiche de la nuit folk était sans star, hormis les régionaux, et bien sûr, c’était sympa de voir les artistes se mélanger sur certains titres, vu que leur style est similaire. Et toujours one point seulement parce qu’elle est intervenue pour faire des « aaaaah » et des échos de phrases qui n’étaient pas d’un intérêt dingue. Mais c’était rigolo de la voir avec son sac à main et ses tongs, dans la fosse, comme une spectatrice lambda. Personne n’est allé l’enquiquiner.

Mention très spéciale pour le « chapiteau ». Autant celui de l’année dernière semblait sortir de la dernière foire aux bestiaux, autant celui de cette année avait la méga grande classe [un Magic Mirror donc]. Un truc rond, tout en bois. Ou plutôt devrais-je dire en boiseries. Parquet par terre. Niches avec tables et bancs tout autour de la fosse. Scène super jolie. Éclairage d’ambiance avec des simili vitraux dans les tons de rose et violet. Et deux écrans géants de part et d’autre de la scène pour diffuser des clips de la Blogothèque (la fantastique, la merveilleuse, la transcendantale…bref…[tiens tiens ça me rappelle le festival du court-métrage de cette année] entre les différents sets, alors même que l’attente était très courte. Sur ces écrans apparaissaient en direct les images des artistes de la soirée, filmés dans la salle par l’équipe de la Blogothèque. Procédé un peu superfétatoire compte tenu du fait qu’on voyait très bien les artistes, mais la façon de filmer de la Blogo étant très particulière, ça rajoutait du charme à la prestation.

Bref, il semblerait que ce festival trouve petit à petit ses marques. Dommage qu’il fasse un temps de merde à chaque fois [Aaaaaaaaaah !!!! Comme quoi !!!].

Au final, couchée 2h.

31 mai 2009 – Leopold Skin, St Augustine, Lonely Drifter Karen, Declan De Barra, Herman Düne

La soirée qui devait débuter à 20h avait pas mal de retard donc ça n’a commencé que vers 20h45. C’est donc Leopold Skin qui s’y estCAM00106 collé, accompagné pour l’occasion par St-Augustine, dans le cadre du set prévu pour le label Kütu Folk. Il y a eu quelques problèmes techniques et quelques fausses notes mais globalement c’était bien sympa. L’accompagnement de St-Augustine était tout à fait bienvenu, pour donner du relief à une folk parfois un peu lisse. Le public étant encore peu nombreux à ce moment là, l’ambiance n’était pas non plus des plus extatiques. Mais j’ai bien aimé et j’ai redécouvert certains titres de l’album que j’écouterai maintenant d’une oreille différente. J’ai rarement vu Leopold Skin jouer étant donné qu’il a passé pas mal de temps outre-Atlantique, si mes informations sont exactes, donc j’ai apprécié le set d’autant plus.

Comme c’est traditionnellement le cas lors de concert multiple, le rangement et l’installation de matos a duré pas mal de temps avant que le prochain groupe n’apparaisse.

Et le prochain groupe, c’était Lonely Drifter Karen. Chanteuse autrichienne, batteur italien, pianiste espagnol et contre-bassiste français. Ceux-là, au moins, ils n’ont pas volé leur place dans ce festival ! Complètement raccord ! J’ai bien aimé. Ce n’est pas le genre de truc que j’écouterais chez moi, quoique…mais sur scène c’était franchement bien. Accents jazzy, consonances de l’Est par moment, esprit pop, touché folk…très beau mélange tout à fait maîtrisé. La chanteuse était, je trouve, un peu crispée mais charmante et sa voix était tout à fait envoûtante. Six ou sept chansons plus tard, au revoir et merci. À nouveau changement de matos.

Ce fut plus rapide car le prochain à se produire, c’était Declan. Et Declan, il n’a besoin que d’une chaise et un micro, pas de fioritures. J’exagère à peine. La mise en scène était parfaitement dépouillée, trois chaises, une pour lui, une pour son guitariste, et une autre pour sa violoncelliste. Je l’ai regardé s’installer. Pieds nus. Il m’a jeté un regard, à un moment, vu que j’étais plantée devant la scène, un peu esseulée car les gens étaient partis boire un verre ou discutaient entre eux. Il a sorti de la housse de sa guitare un petit drapeau tibétain qu’il a soigneusement disposé sur le manche de son micro. Il est reparti en coulisse remettre des godasses (dommage) et c’était parti. Comme la première fois que je l’ai vu, il a commencé par avancer sur le devant de la scène, hors micro, et j’étais à un mètre cinquante de lui. Et là c’était un peu comme dans les BD, lorsqu’un personnage crie très fort et que les interlocuteurs ont les cheveux plaqués en arrière comme lors d’un coup de vent violent. Il nous a fait une chanson a capella de toute beauté. Il n’a pas besoin de micro. Il hurlait. Mais c’était parfaitement maîtrisé. Une puissance de feu terrible. Une entrée en matière qui pose son homme. Et puis hop, en avant pour les chansons des albums. Il a commencé par « Throw your arms around me ». Donc j’étais au septième ciel. Il faut savoir qu’en live, c’est d’une puissance inouïe. Il chante vraiment ultra fort et son charisme fait qu’on est hypnotisé par toute sa personne. C’est un croisement entre un gorille et un rugbyman. Enveloppe virilissime et sensibilité profondissime. Tu rajoutes à ça un humour dévastateur… Entre les chansons, c’était le désamorçage de l’émotion. Il nous racontait plein de trucs, sur les policiers en rollers croisés à Paris et qu’il trouvait ridicules, sur le fait qu’il aimait venir en France parce que les gens étaient « fucking good-looking ». Il avait même apporté un miroir pour nous le démontrer. Il a dit que les Islandais le faisaient « fondre » avec leur accent (ça tombe bien, moi aussi !). Bref, il a pratiquement autant parlé que chanté. Quelqu’un dans le fond lui a demandé s’il était célibataire, il a répondu qu’il était effectivement single. Yeah ! Hem…Il a fait deux ou trois chansons que je ne connaissais pas et qui me donnent grave envie d’écouter le deuxième album. Et il a fait la somptueuse « Apple tree », après nous avoir expliqué en détails la signification de cette chanson. J’étais en transe. Il nous a pris en photo, il nous a filmés (comme la première fois) et je dois être parfaitement visible sur la vidéo [Tiens, je me suis jamais cherchée…]. Il nous a obligés à gueuler qu’il était un complete wanker (terme qu’il a fallu que je cherche une fois rentrée chez moi, mais je me doutais que c’était pas très gentil). Et à la fin, il nous a fait chanter en refaisant une chanson a capella. C’est rare que les gens chantent d’aussi bon cœur mais faut dire que t’as du mal à dire non au bonhomme. Surtout les premiers rangs, on rigolait pas parce qu’il est carrément descendu dans le public et il était à un mètre de moi, à hurler. Après ça, il nous a incités à venir le voir à la fin du set pour dire hello, fuck you or whatever (il jure comme un charretier, j’aurais dû compter les fuck, fucking et fuck you). Il avait un carton de cédés qu’il vendait le prix qu’on voulait. Malheureusement c’était son premier album, que j’ai déjà. Pas mal de gens sont venus le voir pour le saluer et pour acheter. J’étais toujours à un pauvre mètre de lui mais je n’ai pas osé. La musique d’attente était forte et ça m’aurait obligée à forcer ma voix. Et déjà qu’en français j’ai du mal à me faire entendre, en anglais ça aurait été une cata. Et puis pour lui dire quoi? I love you soooooooooooo much en rougissant comme une tomate? Merci bien. Mais bon, une fois rentrée chez moi, j’ai pensé à des trucs que j’aurais pu lui dire. Too late. Il a fait passer dans le public sa feuille de set pour qu’on puisse voir quelles chansons il n’avait pas jouées (par manque de temps et à cause de son blabla) car, selon lui, il revient en septembre pour les faire. Joke or reality? [Joke…pas revenu cette année-là] Bref, ce fut court mais ce fut méga intense. Quel homme ! *soupir*

L’installation de Herman Düne a été assez longue. Faut dire qu’il avait besoin de trois ou quatre guitares soigneusement alignées sur la scène. Donc le barbu a chanté. C’était bien. Mais je n’en ai pas profité car j’étais encore sous le coup de Declan. En plus, même si j’ai plusieurs albums de Herman Düne, je dois dire que ce n’est pas le genre de musique que j’écoute en boucle car c’est parfois un tantinet répétitif. Mais là, en live, c’était pêchu et les morceaux étaient retravaillés. Je ne connais pas les titres des chansons donc je serai bien en peine de te dire ce qu’il a chanté. Une fois le set terminé, j’ai senti qu’une grosse partie du public était partie pour un rappel mais ils avaient prévu le coup. Je veux dire, les organisateurs. Une voix s’est élevée dans un micro pour nous inciter à aller applaudir je ne sais quel groupe à l’extérieur. Donc pas de rappel, merci. Pas le temps. Vu le retard du début et les longueurs d’entre sets, ça nous a amenés à plus d’une heure du mat et il restait du monde à passer.

Je suis donc partie et suis rentrée chez moi, des étoiles plein la tête (mode cucul la praline on)

« I enjoy singing. Truly. Voice is my main instrument of communication. I can make it do things I could never do with another instrument. I never feel as alive as when I reach that place singing where I am out of myself and not in control. It just flows. That is magic to me and that is why I keep doing this. »

Declan de Barra.

Europavox 2010 – ABSENTE

Rien qui m’intéressait.

28 mai 2011 – Thomas Dybdahl, Cocoon, Aaron

CAM00107J’ai arrêté mon précédent blog juste avant. Donc pas de billet.

C’était au forum Polydome, première expérience de la salle à l’acoustique dramatique. J’ai bien aimé Thomas Dybdahl mais je n’ai pas creusé par la suite. Cocoon revenait sur la scène de Clermont après une longue absence. Comme à la maison, donc. Et Aaron… ben je venais pour les voir mais je n’en ai aucun souvenir. C’était pourtant la deuxième fois que je les voyais (là par contre j’ai une note sur le premier concert d’eux que j’ai vu, avec Declan ♥ en première partie et premier coup de foudre).

Europavox 2012 – ABSENTE

Rien qui m’intéréssait. Ah merde, y avait Woodkid. Bon ben je connaissais pas à l’époque.

25 mai 2013 – Puggy, Jacques Higelin, Benjamin Biolay, Lilly Wood and the Prick

CAM00108Je te la refais pas, c’est là que ça se passe.

Et, rien à voir avec l’Europavox, parce que je veux que tu sois bien vert, je te mets ces deux billets collector :

CAM00102

CAM00104

3 Commentaires

  1. Mum

    Je n’ai lu que les noms propres . Connais personne sauf Higelin et Biolay !

  2. Pingback: La Pamparina 2013 – Peter Von Poehl, Yalta Club | The magic orange plastic bird said...

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