Fête de la musique – Garciaphone, Julien Estival, Peaks, Hill Valley

IMG_0393La fête de la musique, outre la fête de l’alcoolisme et de l’incivisme éhonté, c’est cet événement annuel dont tout le monde dit que c’est pourri mais auquel tout le monde va quand même. Bon. Autant choisir soigneusement sa programmation alors. Pour ma part, il y a longtemps que j’ai arrêté les déambulations aléatoires dans les rues, et que je sélectionne les programmations officielles. Et à Clermont, c’est place de Jaude que La Coopé organise un set de qualité tous les ans. Faut dire qu’ici, niveau groupes, on a de quoi faire. Cette année, quatre formations que j’aime particulièrement donc j’étais ravie. Je n’ai pas assisté aux sets des deux premiers groupes, par contre. Je connais, pour les avoir déjà vus plusieurs fois, La Position du Tireur Couché mais je ne suis pas franchement cliente. Désolée, hein.

Bon alors Garciaphone. Je connais bien, j’ai son premier EP produit chez Kütu Folk, et son dernier album, produit cette fois chez Talitres. Je cite les labels même si vous n’en avez rien à carrer, parce que ce sont de petits labels indépendants et qu’il faut les soutenir. Bref. Le dernier album de Garciaphone me fait beaucoup penser à Elliott Smith, référence ultime en termes de folk mélancolique. Joli set devant une foule encore bien éparse.

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Garciaphone

Julien Estival ensuite. Je possède l’album précédent de ce sémillant jeune homme qui officiait auparavant sous le nom de Sam. Son album « Entre vos seins » (2008) fait figure de collector sur mes étagères. Format plus grand qu’un CD normal (relou à ranger, soit dit en passant…), livre, visionneuse 3D à fabriquer… J’avais trouvé l’objet particulièrement sympa et raccord avec les jolies chansons gentiment coquines de l’album (il chante en français). Le titre « Just a kiss » était tubesque et je regrette qu’il n’ait pas connu le succès qu’il méritait. Bref, revoilà Sam sous son vrai nom. S’appeler Estival et jouer le soir du 21 juin, début de l’été… y a des prédispositions. Il a en tout cas réussi à dérider un peu la foule passive, comme souvent à la fête de la musique où on sort les gosses et les mamies. Bonne ambiance et chouettes nouvelles chansons, j’ai hâte de me procurer son dernier album « La vie promise ». Bon par contre il a fait une reprise en français de « 9 crimes » de Damien Rice, avec Morgan Imbeaud citée ci-dessous (sur l’album, pas en live), et je suis pas fan. Faut dire que j’aime trop l’original.

Sam

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Julien Estival

Puis ce fut le tour de Peaks, emmené par Morgan Imbeaud donc, transfuge de Cocoon. La belle vole désormais de ses propres ailes avec un nouveau projet pop qui rappelle beaucoup Émilie Simon par moments. Joli set même si je pense qu’il aurait mieux valu intervertir Peaks et Julien Estival, par cohérence avec l’ambiance générée.

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Peaks

Nan parce que quand Hill Valley est arrivé, ça a été le délire total. Le groupe qui monte qui monte… La veille, ils avaient remporté le tremplin Virgin radio, autant dire que c’est en vainqueurs gonflés à bloc qu’ils sont venus jouer devant « leur » public. Et alors, ça envoie des stères de bois mais alors grave. Du rock qui arrache le papier peint, une énergie scénique communicative et un public électrisé jusqu’au bout des Converse. Ça sautait dans tous les sens autour de moi. Énorme. Malgré les rappels ils ne sont pas revenus sur scène. Je vois qu’ils passent bientôt sur mes terres natales, le 20 juillet… J’aimerais bien aller les soutenir et faire la pom-pom girl auvergnate…

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Hill Valley

Bon et donc, le retour à la maison en slalomant entre les hordes de gens avinés et en shootant dans les bouteilles et gobelets jonchant le sol… c’est vraiment le truc qui me gâche la fête de la musique, de savoir que la plupart des gens n’en ont rien à battre de la musique et qu’ils sortent uniquement pour se mettre minable tranquillement en plein air. Et en étant de gros dégueus.

Mais bref, le concert était excellent et c’est que je vais retenir. L’Auvergne et en particulier Clermont sont portées par une énergie créatrice musicale qui semble ne pas vouloir faiblir ni se reposer sur ses lauriers. Et tant mieux pour nous si ça nous épargne les reprises de « Mr Tambourine man » et « Hallelujah » exécutées par des boutonneux dans des ruelles sombres.

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Golden hour place de Jaude à Clermont-Ferrand

Un commentaire

  1. Pingback: Garciaphone et Motorama à La Coopé | The magic orange plastic bird said...

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