Du bon usage de la photographie – expo à la Chapelle de l’hôpital général

Du bon usage de la photographieLes artistes en résidence photographique se succèdent depuis 10 ans à Clermont et offrent un regard neuf, inattendu et introspectif sur la ville et ses autochtones. Actuellement, c’est John Davis qui nous révèle la Tiretaine et les quartiers industriels de Clermont sous un éclairage nouveau et surprenant, à l’hôtel Fontfreyde. Parallèlement à cette expo, c’est une rétrospective sur les résidences précédentes qui nous est offerte à la Chapelle de l’hôpital général. Jusqu’au 15 septembre, le coup de projecteur est donné sur les travaux de Véronique Ellena et ceux de Jürgen Nefzger.

Je dois dire que j’adore aller voir des expos dans ce lieu. Pas bigote pour un sou, j’apprécie pourtant les vitraux aux reflets changeants, les peintures colorées et décrépies et le décalage saisissant entre les œuvres exposées et l’esthétisme austère de cette chapelle. En plus, c’est pas loin de mon QG bio-alimentaire, nourriture ultra-saine du corps et de l’esprit en moins d’une heure, optimisation du temps et du déplacement urbain, que demander de plus ?

Le travail de Véronique Ellena  nous plonge au cœur de l’activité hautement sensible de la ville : l’impression de billets de banque. Car le sachiez-tu, cher lecteur exotique ? C’est à Chamalières que les billets sont imprimés avant d’être glissés dans ta poche ou ta tirelire-cochon. Mais avant ça, il y a moult étapes et Véronique Ellena nous permet de voir ce qu’on ne verra jamais en vrai. Vérification, préparation des plaques d’impression, destruction (argh!)… L’homme (ou la femme) est là, acteur de l’image, détaché de l’objet travaillé, imperméable à la tentation.

Véronique_ellena

Jürgen Nefzger, quant à lui, investit les lieux, de jour comme de nuit, pour en saisir l’âme ou la vacuité. J’ai évidemment adoré les vues du puy de Dôme by night, en pause longue.

Jurgen_nefzger

Ces résidences photographiques ouvrent de nouvelles perspectives visuelles sur des lieux qu’on croit connaître par cœur, au travers de l’œil d’un photographe de passage, invité intrusif et perspicace, sur ce qui fait partie de notre quotidien et qu’on a perdu l’habitude de voir, de regarder, de ressentir.

Poussez la porte de la chapelle, jusqu’au 15 septembre, pour une épiphanie photographique salutaire.

Chapelle_hopital_général

2 Commentaires

  1. Pingback: Le rasoir d’Ockham par Julien Nédélec, expo à la galerie In Extenso | The magic orange plastic bird said...

  2. Pingback: Sur les traces de Jürgen Nefzger, rando photo urbaine dans les rues de Clermont-Ferrand | The magic orange plastic bird said...

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