Le Roi Nu

roi nuAprès Bernard Pivot et ses souvenirs d’un gratteur de têtes, la cour du centre B(l)aise Pascal (private joke de twittos, j’aurais bien aimé récupérer ce document collector) accueillait mercredi 17 juillet une pièce de théâtre proposée par la compagnie du Souffleur de Verre.

Je ne connaissais pas cette pièce d’Evgueni Schwartz et je serais curieuse de voir à quoi ressemble le texte original. Quelques recherches m’apprennent que ce texte a été interdit par les autorités soviétiques dans les années 1930. Toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé ne serait donc absolument pas une coïncidence.

Henri est porcher. Et il tombe amoureux de la princesse voisine, qui a le bon goût de se prénommer Henriette. Celle-ci tombe également sous le charme du jeune paysan mais son roi de père ne l’entend pas de cette oreille. Il a bien l’intention de la marier au roi du pays d’à côté, moche, bête et despotique. Henri est un jeune homme malin et avec son compagnon de route, ils vont tout faire pour arracher Henriette à son destin, et par la même occasion, faire tomber cet affreux roitelet.

Alors bien sûr, rien que du très classique dans cette intrigue cousue de fil blanc. Ce qui valait le déplacement, c’était évidemment l’interprétation de la compagnie du Souffleur de Verre. Comme pour Shakespeare dans Songe d’une nuit d’été, c’est le choix du burlesque, du déjanté, du décalé, c’est l’ajout d’éléments contemporains renvoyant à une actualité brûlante qui font de cette pièce un pur moment de bonheur.

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Ça va bientôt commencer…

J’ai trouvé le public peu réactif au début de la pièce (un peu plus à la fin). Moi j’étais morte de rire à chaque instant, trop heureuse de retrouver une mise en scène délirante où le regard ne sait plus où se poser, tant il y a de détails à voir. L’action principale se déroule sur le devant de la scène ? OK mais derrière, là-bas, y a des cochons qui font n’importe quoi. Et le personnage « petit pois », qui se balade au milieu de l’intrigue. Bref, chaque détail du texte est réinterprété, mis en scène avec malice et astuce. Dans ce Roi nu, il y a des passages chantés. J’ai normalement horreur de ça mais là…les paroles…les chorégraphies…pas question de se prendre au sérieux ! Du grand délire parfaitement intégré au reste du texte, et permettant de réorganiser la scène et les décors pour l’acte suivant.

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Batterie-bourgmestre et petit pois humain… O_o

J’ai reconnu quelques comédiens vus dans le Songe d’une nuit d’été, dont la princesse, ce petit bout de femme monté sur ressort aux grimaces à hurler de rire.

J’ai tellement ri et je suis tellement fan de cette mise en scène que j’ai très envie de retourner voir la pièce le 3 octobre à Cournon (oui bon, c’est loin mais y a pas avant).

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Le roi pas encore tout nu perché sur son échelle s’entretient avec sa ministre des tendres sentiments

3 Commentaires

  1. Pingback: Au banquet de Marianne – le Wakan théâtre | The magic orange plastic bird said...

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