Garage Paradise – expo à la Tôlerie

GarageParadise-afficheAyant raté le vernissage pour cause de Pépites auvergnates, je me suis rattrapée avec la visite commentée donnée par Gaëlle Gibault le samedi 26 avril dernier. Pour tout dire, une personne (dont je tairai le nom :-)) m’avait dit avoir été déçue par le côté bling-bling de cette nouvelle expo. Et puis bon… moi et les bagnoles… J’y allais donc non pas en marche arrière, mais en sous-régime (pour rester dans le thème). Garage, bling-bling… mais qu’est-ce donc que cette expo ?

La Tôlerie, avant d’être rachetée par la ville de Clermont, en était une. De tôlerie. Un garage quoi. Cette expo n’est qu’un retour aux sources du lieu, qui retrouve les bonnes odeurs de gomme et les jolies pépées au mur.

Deux séquences dans cette expo.

La première salle nous offre une vision rêvée, réinterprétée, de l’univers de la voiture. C’est clairement ma préférée.

Lori Hersberger propose cinq œuvres réparties dans tout l’espace, et celles-ci se répondent. De la tôle chromée, cabossée, qui nous renvoie toujours une image différente de nous-mêmes, et qui réfléchit les néons roses en face.

Hersberger-1

Hersberger-Montesinos

Hersberger-Montesinos

A côté des néons de Hersberger, Elena Montesinos a disposé six capots de Mini Cooper. Des vrais, tout chauds sortis de l’usine et peints d’une bande d’or par des peintres automobile. Apparemment au départ ils devaient être mats, mais finalement, au vu des jolis néons roses d’à côté, elle les a fait brillants et ça l’était, brillant. Les néons se réfléchissent magnifiquement dedans comme les autres œuvres de Hersberger. A la fin de l’expo, les capots retourneront dans leur concession de Genève où ils seront vendus aux enchères. Les acquéreurs pourront les mettre sur leur voiture ou les accrocher au mur de leur salon, au choix.

Montesinos

Au plafond, Michael Sailstorfer a suspendu  d’énormes chambres à air, pour réaliser un « Clouds ». Une odeur de caoutchouc qu’on retrouve démultipliée dans la seconde salle, avec son œuvre « Zeit ist keine Autobahn », installation d’un pneu « roulant » contre le mur et déposant de la poussière de gomme à terre. Un jour ou l’autre, il faudra changer le pneu.

Sailstorfer

Dernière œuvre de la première salle, la grande plaque de tôle tordue et laquée de Morgane Tschiember. C’est orange donc magnifique. Mais je ne suis probablement pas objective…

Tschiember

Dans la deuxième salle, c’est une représentation beaucoup plus terre à terre de la voiture qui est proposée aux visiteurs.

J’ai trouvé le travail de Liz Cohen extraordinaire, même si, je l’admets, le résultat final ne me plaît pas plus que ça. Cette artiste a entrepris de bricoler une voiture, de suivre une formation en mécanique, de se faire coacher afin de sculpter son corps (processus de plusieurs années, 8 ans pour la mécanique)… afin de poser sur les photos exposées. Sa voiture, son corps, elle modèle deux « matières » aux antipodes afin de les réunir devant l’objectif. Sans cet historique, ces photos pourraient facilement être considérées comme des productions destinées à la presse érotique (ou aux catalogues de mode, la frontière est désormais plus que mince).

Cohen-Gygi-Montesinos

Cohen-Gygi-Montesinos

Cyril Verrier propose une œuvre plutôt marrante qui détonne un peu avec le reste des œuvres de cette salle. De vrais casques customisés de manière humoristique. Ils portent chacun un nom (non mentionnés dans la brochure ni dans la salle, mais la gardienne du temple nous les a énoncés avec délectation pendant la visite).

 Verrier

Je n’ai pas tout aimé dans cette expo mais j’ai eu de vrais coups de cœur pour certaines œuvres. Par ailleurs, il y a une belle unité, y compris avec les œuvres que je n’ai pas aimées individuellement et qui contribuent à raconter un univers objectivement fascinant de par ses caractéristiques extrêmes : beauté et vulgarité, avec une touche de pragmatisme trivial au milieu (bidons d’essence, roues).

Gygi-Montesinos-Tschiember

Gygi-Montesinos-Tschiember

Clément Laigle - je mets cette photo uniquement pour stats :)

Clément Laigle – je mets cette photo uniquement pour mes stats :)

L’expo est à voir jusqu’au 19 juillet 2014 à La Tôlerie

Ouvert du mardi au samedi de 14h à 18h, gratuit.

Je vous conseille fortement les visites commentées, prévues le 17 mai, le 14 juin et le 19 juillet. Ceci étant, en dehors de ces dates, rien ne vous empêche de demander quelques explications à la maîtresse de lieux, elle se fera un plaisir ! (et elle connaît le nom des casques).

Une petite vidéo de présentation de la ville de Clermont, pour finir de vous convaincre !

Un commentaire

  1. Pingback: Lucky Strike à la Tôlerie | The magic orange plastic bird said...

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