231 East St., nouvelle enseigne de burgers à Clermont-Ferrand

Youhou ! Une nouvelle enseigne de burgers à Clermont ! Ça manquait non ? Non ? Oui OK, ça commence à faire beaucoup. Mais cette fois-ci, il ne s’agit pas d’un foodtruck, ni même d’une enseigne locale, mais d’une chaîne dont Clermont est le dixième maillon. Le restaurant a élu domicile au rez-de-chaussée du centre Jaude 1, à l’emplacement de feu le SAV de la FNAC, et on m’a gentiment invitée à la soirée d’inauguration le 21 octobre dernier.

Le restaurant a en fait ouvert ses portes le 2 octobre et ça m’a permis de tester tranquillement la carte avant la fameuse soirée. Particulièrement investie dans ma mission (bah quoi ?? comme toujours !), j’ai pris une formule complète « The all inclusive » consistant en un burger, des frites avec supplément cheddar, une boisson et un dessert, pour un total de 13,50€. J’ai fait quelques constatations préalables mais la rencontre du créateur de la chaîne, Cédric Moulot, a permis de lever quelques interrogations et, contre toute attente, cette soirée d’inauguration n’aura pas été aussi inutile que je le craignais. Je ne me suis pas gênée pour lui faire part de toutes mes réserves et lui poser les questions qui vont bien, bref, il est passé sur le grill (le pauvre).

231 East St. c’est quoi ? C’est une chaîne de restaurants de burgers « Gourmet » lancée par Cédric Moulot, Maître restaurateur alsacien crédité d’une étoile au guide Michelin pour l’un de ses restaurants.

L’appro ? Devant mes arguments de bio et de local étayés par la concurrence féroce clermontoise (Guy & Sons, Bougnat burger, l’Atelier de Marius (non testé par moi à ce jour), Redwood’s, Gootu…), ce sont des arguments de MOF qui m’ont été présentés. Cédric Moulot n’a pas d’autre choix, pour garantir l’homogénéité de l’offre dans ses restaurants, que de passer par un seul et même fournisseur par produit. Exit les filières courtes.

Le pain est donc conçu par un boulanger alsacien, Meilleur ouvrier de France, et envoyé en mode surgélation dans toute la France. Fait rassurant (pour moi, mais je suis une psychopathe), le 231 de Clermont est tombé en rupture de stock le 25 octobre et a été obligé d’éconduire ses clients par le biais de sa page Facebook. Espérons tout de même (pour eux), que ça ne se reproduira pas, surtout un samedi. Sur le plan de la dégustation, la qualité est évidemment incomparable avec celle d’un pain frais du jour mais c’est tout à fait honorable.

all_inclusive

Quatre types de burgers (seulement). Pas de sandwich au poulet pané ou au poisson, que du bœuf. Le hamburger classique, le cheeseburger, le bacon burger ou le bacon cheeseburger. Un peu limité sachant que chez McDo j’aime bien prendre les versions poulet. De nouvelles propositions seraient en préparation pour étoffer la carte… à suivre…

La viande ? Le point super positif est de pouvoir choisir sa cuisson à la commande. Notez que « bien cuit » se rapproche plus de « trop cuit » et du coup, j’ai préféré la cuisson proposée le soir de l’inauguration (a priori « medium »). Erreur de ma part à ne pas reproduire la prochaine fois.

La garniture ? Pareil, on peut choisir de prendre tomates, salade, oignons rouges, pickles… un, deux, trois, quatre ou zéro. Personnellement je me suis passée d’oignons et de pickles lors de ma première commande et je n’ai pas regretté. Par contre j’ai pris la sauce « honey mustard » et je l’ai trouvée excellente. Ni le ketchup ni la mayo n’auront mes faveurs maintenant que j’y ai goûté. D’ailleurs j’ai une remarque sur le panneau d’affichage qui met deux astérisques à côté de « mayonnaise » avec comme explication en bas « la mayonnaise ne rentre pas dans ». Pas compris.

Les frites ! Annoncées comme « fraîches », une personne de ma connaissance m’avait révélé les avoir vues sortir d’un sachet. Mensonge ? Sacrilège ? Non. Subtilité sémantique du législateur qui semble se complaire à embrouiller le consommateur. J’ai donc appris la différence entre frites fraîches et frites maison. Les frites maison doivent être pelées et coupées sur place. Les frites fraîches arrivent au restaurant déjà épluchées et coupées, mais crues (et donc conditionnées). Les frites surgelées sont précuites (et affichent un taux de matière grasse sur le sachet). Les frites sont donc ici bien « fraîches » et cuites sur place dans deux bains successifs, constitués de 2/3 de graisse de bœuf et d’1/3 d’huile végétale. Le rendu « maison » à la dégustation est donc bien présent, et plutôt bon malgré un manque de croustillant. J’ai attiré l’attention de Cédric Moulot au sujet du caractère non-vegan de ses frites et ça n’a pas raté… à peine rentrée chez moi je constatais sur les réseaux sociaux que certaines de mes connaissances végétariennes s’étaient laissées tenter par les frites sans en connaître le mode de cuisson (et étaient donc bien agacées de mes révélations). Il est impératif, à mon avis, de signaler le mode de cuisson. Elles sont servies dans un cornet sur place, ou dans une boîte carrée à emporter, avec un pic en bois pour éviter de les manger avec les doigts. Sympa.

Un burger veggie serait apparemment en préparation pour étoffer la carte… il faudra du coup s’adapter pour les frites ou prévoir un accompagnement de légumes (comme les coleslaws de Redwood’s par exemple) au lieu de la rébarbative salade verte (les végétariens en ont marre qu’on les prenne pour des lapins).

Le supplément cheddar sur les frites. J’ai pris cette option et pour 1€ j’ai trouvé que c’était un peu exagéré. Même s’il est, lui aussi, sélectionné par un MOF et qu’il est goûteux, ça ne vaut pas les 1€ de supplément. Par ailleurs, on avait glissé dans mon sac un sachet de ketchup et un de mayo, bien inutiles dans le cas de l’option cheddar (ou alors faut être un amateur de gras particulièrement éclairé).

Les desserts. Dans le cadre du menu, il faut choisir entre muffin, brownie, cookie ou donut. J’ai pris un cookie au chocolat au lait et même si je l’ai trouvé très bon, sa taille XXL m’a empêchée d’en voir le bout après le burger et les frites. Je l’ai terminé le lendemain (toujours aussi bon). Je n’ai pas goûté aux cheesecakes à l’apparence très très alléchante mais je finirai bien par me laisser tenter. Notez que Cédric Moulot m’a confié être en train de retravailler entièrement sa carte des desserts, qui devrait se renouveler en début d’année 2015 (il m’a promis de m’inviter pour me la présenter ;) #pastombédansloreilledunsourd)

231eastst_2

Les boissons. Le choix est classique entre des canettes et des bouteilles de marques connues. Notez toutefois que quand McDo vous file une Evian 33cl, le 231 East St. vous octroie une 50cl. Pas négligeable.

L’espace restauration. Ni trop petit ni trop grand (68 places), le restaurant est très bien situé dans le centre de Clermont, au centre Jaude, et desservi par deux portes. Niveau déco, c’est une ambiance loft aux couleurs pop-art. D’ailleurs, le 231 East Street était l’adresse de l’atelier d’Andy Warhol à New York. Cédric Moulot s’y connaît particulièrement en pop-art, c’est un collectionneur averti et moi (et mes collègues présents) lui avons vanté les talents de notre pop-arteuse clermontoise préférée, Nokat.

Je n’ai pas visité les toilettes (c’est important, dans un restaurant) mais sachez que sur chaque table se trouve un distributeur de gel hydroalcoolique pour se laver les mains. Le grand restaurateur psychopathe de l’hygiène assume cette fantaisie que j’approuve tout à fait de mon côté. Juste l’odeur assez chirurgicale (mais qui se dissipe rapidement) qui m’a dérangée. Et attention de ne pas confondre avec les distributeurs de ketchup et mayo juste à côté… Le soir de l’inauguration, nous avions des serviettes « dollars » mais c’était spécialement pour l’occasion. L’étendre à tous les restaurants  est à la réflexion mais pour l’instant, vous n’aurez que des serviettes classiques.

231eastst

Le service. Lors de ma première visite, une demoiselle charmante m’a tout bien expliqué, y compris les suppléments. Je n’ai pas ressenti cette « force de vente » stressante dont abuse McDo pour refourguer ses formules XL. On laisse son prénom, on va s’installer en salle et quelqu’un nous apporte notre commande lorsqu’elle est prête. Pareil pour les commandes à emporter, on laisse son prénom et on attend sur le côté. Ça m’a permis d’observer le ballet de cette très jeune brigade, parfois en mode « slow motion » et qui vérifiait dix fois un ticket pour s’assurer qu’il ne manquait rien à la commande (on peut difficilement leur en vouloir). Notez que le temps d’attente est forcément corrélé au fait que vous avez choisi un burger à la carte et qu’il n’est donc pas prêt (contrairement à McDo ou Quick).

Quand on repart avec son sac à emporter… il faut assumer le message commercial « meilleur burger de la ville » et en ce qui me concerne… c’est malheureusement raté. Les burgers, les frites, les desserts sont indubitablement meilleurs que dans les chaînes bien connues mais ne sont pas au niveau des prestations proposées par les régionaux de l’étape. Il faut bien évidemment comparer ce qui est comparable mais quitte à payer 13,50€ pour un burger, je préfère largement les donner à Redwood’s (cf. mon billet) qui surfe sur le produit labellisé, le frais, le bio, le local et qui fait des cheesecakes et des key lime pies (à se damner, de la très grande pâtisserie). Evidemment, c’est un foodtruck, qui n’a pas les mêmes charges qu’un local en plein Clermont dans un centre commercial.

Un grand merci à Cédric Moulot pour le temps passé avec moi, ses explications complètes et pour sa sincérité. Un grand merci à toute l’équipe de Jean-François Escarguel  pour le champagne, l’accueil souriant et aux petits soins le soir de l’inauguration (et pas seulement ce soir-là).

En résumé

Les +

  • Burger « à la carte » : choix de la garniture et de la cuisson
  • Frites goûteuses
  • Desserts gourmands
  • Ambiance moderne et cosy
  • Hygiène
  • Service à table

Les –

  • Pas d’alternative au bœuf
  • Communication défaillante pour les végétariens concernant les frites
  • Prix un peu élevé par rapport à l’offre clermontoise

Conclusion : ouais bon, OK, on y reviendra avec plaisir ;)

231 East St.

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Centre commercial Jaude 1 à Clermont-Ferrand

Ouvert du lundi au samedi de 11h à 23h

Greedy pack 10,50€ (burger, frites (supplément cheddar à 1€) ou salade, boisson)

The All Inclusive 12,50€ (burger, frites (supplément cheddar à 1€) ou salade, boisson, dessert US)

3 Commentaires

  1. Val

    S’il t’invite à tester son restaurant étoilé à Strasbourg, je veux bien t’accompagner ! ;-)

  2. Pingback: Au BDV | The magic orange plastic bird said...

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