Cérémonie de clôture – 37e Festival du court-métrage de Clermont-Ferrand

Ce fut bref, ce fut même court, très court, mais la semaine a été chargée en émotions et en frissons (surtout à cause du froid polaire qui s’est abattu sur Clermont). Comme chaque année, trois sessions de clôture programmées à la Maison de la culture et j’ai participé à la deuxième, celle qui évite les longs discours et qui ne finit pas trop tard ! Bon alors cette année, pas de people pour faire l’animation (souvenez-vous, Jules-Edouard Moustic et Christophe sur scène), tant pis. Les principaux jurys sont venus pour annoncer les grands vainqueurs, puis place aux courts ! Évidemment pas question de voir l’ensemble des films récompensés mais une petite sélection de quatre. Par chance, je n’en avais vu aucun pendant la semaine. Car oui, on peut courir les projections toute la semaine et au final passer à côté des perles qui figureront dans le palmarès. Il faut dire que j’avais dès le départ privilégié les séances thématiques et hors compétition. J’ai vu très peu de séries internationales et nationales, et n’ai vu aucun labo. Forcément… ça aide. En tout cas les votes sur www.notetoncourt.com donnaient déjà une petit idée de ce qui allait ressortir du palmarès.

Le jury qui prend le public en photo, on aura tout vu ! Avec Abd Al Malik et tous les autres...

Le jury qui prend le public en photo, on aura tout vu ! Avec Abd Al Malik et tous les autres…

 

Père (Prix du public compétition internationale et mention spéciale du jury)

Un chauffeur de taxi prend un charge bien malgré lui une femme enceinte sur le point d’accoucher. Il la dépose à l’hôpital mais quelque jour après, il est convoqué pour une reconnaissance de paternité. C’est quoi cette histoire ? Il est marié, père de deux enfants, et ne comprend pas pourquoi cette femme inconnue veut lui refourguer son bébé. Déterminé à prouver qu’il n’y est pour rien là-dedans, ses démarches vont l’amener à d’autres découvertes bien plus déroutantes, sur sa propre famille. Et ce bébé, finalement, aura un père. Un film fort sur la paternité, avec ou sans liens du sang.

 

Hole (Grand prix, compétition internationale)

Un homme lourdement handicapé mène sa vie tant bien que mal, aidé pour quelques tâches par un infirmier qui passe de temps en temps. Le soir, il lui arrive de se rendre dans des échoppes où l’on peut voir des films pornographiques dans des cabines individuelles, et où il se passe parfois quelques échanges avec la cabine d’à côté. Sauf que quand on est handicapé… Il faut parfois besoin d’aide et dans ce cas, à qui demander ? Un film bouleversant sur la sexualité des handicapés, à la limite du documentaire.

 

Deep space (Prix du meilleur film d’animation francophone SACD)

Un homme est envoyé dans l’espace à la recherche d’une forme d’intelligence extraterrestre (non, ce n’est pas Interstellar !) et atterrit sur une drôle de planète où les êtres vivants semblent avoir de drôles de moeurs sexuelles… Un film drôle mais franchement WTF.

 

Guy Moquet (Prix spécial du jury et Prix du public)

Guy Moquet (ce n’est pas son vrai nom évidemment) va tenter de séduire une copine et lui fait la promesse folle de l’embrasser devant tout le monde. Oui et alors ? Et alors on est dans une cité. Et faire courir ce genre d’information c’est voir à peu près tout le monde s’en mêler avant même qu’il ne se passe quoi que ce soit. Les potes qui charrient, le cousin de la demoiselle qui s’énerve, les copines de la demoiselles qui la traitent de tous les noms… Bon sang mais on parle de deux ados qui veulent se rouler une pelle ! Certes le film est drôle et les dialogues truculents, mais j’avoue que ça me fait moyennement rire. Que des situations aussi anodines qu’un baiser d’ados soient le déclencheur de toutes sortes de moqueries, harcèlement, voire menaces… je me dis que la vie est devenue bien triste.

 

Retrouvez tous les films primés sur le site du festival : palmarès officiel

Et retrouvez les films les mieux notés sur www.notetoncourt.com/palmares.php

 

Voilà une belle semaine qui s’achève. Merci à Sauve qui peut le court-métrage, aux bénévoles, à tous ceux qui ont participé de près ou de loin à l’organisation de ce festival qui fait la fierté de Clermont-Ferrand.

 

Bon ben à l’année prochaine hein ! Du 5 au 13 février 2016 !

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