Promised land

J’avais raté ce film lors de sa sortie en salle. J’en avais lu et entendu grand bien donc j’ai profité d’une offre à la FNAC pour me le procurer pour pas cher. Bon et bien disons-le tout net, ce fut une grande déception.

promisedlandSteve Butler, de la société Global, est chargé de convaincre et de faire signer des contrats à de petits propriétaires terriens, afin d’exploiter les sous-sols pour l’extraction du gaz de schiste. En principe les négociations se font au cas par cas mais dans cette petite bourgade, les citoyens ont choisi de voter en assemblée. Ce qui ne va pas se faire sans provoquer de gros débats de conscience. Avec sa collègue Sue, Steve emploie des arguments à base de crise, d’argent facilement gagné, de recettes pour la commune et d’amélioration de la qualité de vie. Pour un vieux monsieur du village, l’extraction du gaz de schiste c’est plutôt une pollution massive des nappes phréatiques et la mort de toute activité agricole sur les terres exploitées par Global. A qui donner raison ? Attendons l’arrivée d’un écologiste esseulé, avec ses petites pancartes et ses maquettes de ferme à polluer, il va sûrement faire pencher l’opinion publique !

Sur le fond…pas de parti pris. OK l’extraction de gaz de schiste peut merder mais OK c’est une façon de s’affranchir du pétrole du Moyen-Orient et de gagner des thunes facilement. Rien sur le fait que c’est une énergie fossile et donc limitée, juste que c’est un peu polluant, voilà tout. Ouais ben moi ça me va pas trop ça. Les conséquences à long terme de ces méthodes d’extraction, on ne les connaît pas et le peu qu’on sait, c’est pas brillant. Bon mais bref. Quand je pense que sur la jaquette on me parlait d’un film dans la veine d’Erin Brokovitch ! Rien du tout ! Steve Butler finit par adopter le discours du p’têt ben qu’oui p’têt ben qu’non et se fait virer. Fin du game.

Sur la forme… j’en ai mais PLUS QU’ASSEZ de ces films où le héros tombe COMME DE PAR HASARD sur une jolie jeune femme célibataire et spirituelle, fournissant un fil rouge cucul la praline à une histoire qui n’avait pas besoin de ça pour exister. Ensuite il y a l’histoire de l’écologiste esseulé… en fait envoyé par Global pour tenir un double discours, passer pour un gros menteur et faire basculer le choix des habitants vers la signature du contrat. Mais sérieux ? Steve Butler n’était pas censé être au courant (l’écologiste fake l’était, lui) mais quand il a demandé le fameux dossier pour vérifier les dires de l’écolo, Global lui a envoyé, lui fournissant par la même les moyens de démasquer l’écolo. Ça se tient ça ? Dans le genre capillotractage on fait difficilement moins crédible.

Pour finir, Matt Damon n’est pas franchement à son avantage dans ce film, il a l’air de se faire chier sévère. Le rythme est lent et je ne comprends pas les mentions de « thriller » sur la jaquette. Le seul suspense c’est « vont-ils voter oui ou voter non ?? » alors qu’on sait bien qu’ils vont voter oui parce que bon, voilà, c’est quand même l’affaire de plusieurs millions de dollars et qu’avec tout ça, on peut en acheter des trucs et des burgers.

En bref, comme film engagé et polémique, j’ai vu mieux. Merci Gus Van Sant pour cette petite sieste dominicale.

5 Commentaires

  1. gidehault

    heureusement qu’il y a de vrais réalisateurs à côté, des gens comme Peter Jackson par exemple

  2. Pingback: The imitation game | The magic orange plastic bird said...

  3. Une raison de plus pour emprunter au web un film avant de l’acheter (et risquer d’encourager la médiocrité!)! :-D

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