L’art de la fugue

J’ai vu ce film il y a quatre jours et que m’en reste-t-il ? Pas grand-chose. J’en attendais pourtant beaucoup.

lartdelafugueUn casting de rêve. Agnès Jaoui, Laurent Lafitte, Bruno Putzulu, Benjamin Biolay, Nicolas Bedos, Marie-Christine Barrault, Irène Jacob, Elodie Frégé (oui enfin elle c’était plus pour la déco)…Bref, du beau monde au portillon pour soutenir cette adaptation d’un roman de Stephen McCauley (ça je savais pas… au diable les adaptations !), une chronique familiale comme on en a vu des centaines au cinéma et qui ne m’a pas particulièrement séduite.

Le pitch c’est quoi ? C’est une fratrie : Lafitte l’homo, Biolay le dépressif, Bedos le connard. Ce dernier envisage d’épouser une jeune grue (Elodie Frégé) mais tombe amoureux d’une autre (Irène Jacob). Mais comme la grue plaît beaucoup aux parents (Marie-Christine Barrault et Guy Marchand), ben il va quand même l’épouser. Ce qui ne plaît pas du tout à l’homo, qui pour sa part file un amour bien tristounet avec le gentil psychologue Bruno Putzulu mais qui lorgne du côté de son ex, un artiste bruxellois. Antoine (Laurent Lafitte) bosse dans une maison d’édition d’art avec l’excentrique Ariel (Agnès Jaoui), qu’il ne va pas tarder à présenter à son frère dépressif pour cause de divorce. De leur côté les parents bataillent entre leur boutique de fringues ringarde qui ne marche pas et les problèmes de santé du père. Ils sont envahissants, ont un avis sur tout, et refusent de voir les failles de leurs enfants. Pourquoi « L’art de la fugue » ? Parce que chacun tente plus ou moins inconsciemment d’échapper à son quotidien, à une destinée, à une réalité.

Beaucoup de clichés dans cette galerie de portraits. Incongruité du couple de parents, dont le burlesque tranche un peu trop violemment avec la saveur douce-amère des autres personnages. Pourtant voilà, certains sentiments, certaines situations sont bien senties, subtiles, et fidèles à une certaine réalité qu’on a tous connue. Malheureusement ce déséquilibre entre comédie et tragédie dessert l’ensemble du propos. Il y a peut-être aussi un peu trop d’histoires dans l’histoire, on a du mal à s’attacher aux uns et aux autres, à entrer dans leur univers et chacun semble lutter pour imposer SA petite tragédie. Un film « chorale » où chacun semble chanter un air différent dans son coin.

Au final, c’est une déception, une impression de gâchis pour un casting peut-être un peu trop ambitieux où les comédiens, à l’instar de leurs personnages, tentent vainement de se faire entendre par dessus le brouhaha général.

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