Steve Jobs

Au départ, il s’agissait d’aller voir une séance de courts-métrages au ciné Jaude. Mais, c’est le jeu du festival, des fois on tombe sur des séances complètes, même en arrivant une demi-heure à l’avance. Que faire ? Trop tard pour trouver une autre séance à la même heure, trop tôt pour aller faire la queue pour l’horaire suivant… Hop ! Direction le ciné Capitole pour voir un long métrage, le biopic sur Steve Jobs, feu Monsieur MacIntosh/Apple.jobs

L’occasion, m’étais-je dit, d’en apprendre un peu plus sur ce type et sur cette marque ô combien agaçante, en particulier sur le plan médiatique.

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, je vais même faire court.

Je me suis emmerdée ferme ! (et j’ai dormi, pas mal)

Ce film est un huis-clos exaspérant en trois actes, dont le noyau est évidemment Steve Jobs, grandeur, décadence, puis re-grandeur au sein de cette entreprise qui créée des produits informatiques dispendieux, markétés ad nauseam, hermétiques à toute velléité d’appropriation par le public. Quand on ne s’intéresse pas aux produits Apple (#teampauvres), quand on ne s’y est jamais intéressé, et bien le film semble être une litanie de guéguerres hystériques entre geeks barbus et binoclards auxquelles on ne comprend rien. Il nous reste tout de même (merci aux scénaristes d’avoir pensé aux pauvres ploucs dont je suis) la partie plus personnelle de l’histoire de Steve Jobs, à savoir sa relation avec sa fille, qu’il a commencé par renier (en traitant sa gonzesse de salope au passage, dans Time magazine, c’est plus classe), avant de vaguement l’accepter, puis de ramper à ses pieds. Bref, avant, je me foutais complètement de Steve Jobs et de sa carrière, mais ça, c’était avant. Maintenant, en plus de trouver ses produits consternants, je suis intimement convaincue que c’était un gros connard interplanétaire. Du coup, je trouve cette marque encore plus répugnante qu’avant (et je ne suis pas en train de dire que c’est mieux chez Samsung (ou chez quiconque), d’autant moins après avoir vu un docu-fiction sur cette boîte tentaculaire pendant le festival du court-métrage).

Ce qui interroge légitimement sur les motivations de Danny Boyle dans la réalisation de ce film. Un portrait à charge d’un connard fini mais dont les produits sont quand même cool. Enfin surtout aux yeux de ces millions de fans qui font la queue pendant des jours devant les boutiques lorsqu’un nouveau produit est annoncé.

Bon sinon, heureusement que pour jouer tout ça il y avait Michael Fassbender (#teamsexy) et Kate Winslet, admirable dans le rôle de l’assistante qui se farcit ce sale type pendant toute sa carrière.

Les fans d’Apple vont me tomber sur le râble mais peu me chaut :)

Un commentaire

  1. Merci pour le velours de cette analyse et le partage de cette vision de ce qui se classe pour moi parmis le top des choses répugnantes promues par une partie de notre société…

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