Le musée du silence

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Un jeune homme débarque d’un train, dans un village japonais perdu entre deux montagnes. Il est attendu dans un manoir appartenant à une vieille dame excentrique et colérique qui a fait appel à ses compétences de muséographe pour mettre en place un musée dans sa propriété. Il n’est pas le premier candidat à ce poste, d’autres avant lui ont essuyé les foudres de la propriétaire et ont renoncé aussitôt à une mission pour le moins atypique. Le jeune homme (dont on ne connaît pas le nom), devra recenser, étiqueter, archiver et bien sûr exposer toute une collection d’objets hétéroclites ayant appartenu… aux défunts du village. Tous ces objets ont été volés par la propriétaire du manoir et l’une des missions du muséographe sera de continuer cette collecte pour enrichir le musée, qui s’appellera le musée du Silence. Pour cette mission, il sera assisté de la fille adoptive de la propriétaire, une jeune femme à peine sortie de l’adolescence qui ne manquera pas de l’émouvoir. Le jardinier-coutelier-à-ses-heures et son épouse femme de ménage seront aussi une aide précieuse dans la construction du musée.

Comme si cette tâche étrange et périlleuse ne suffisait pas, le village est touché par un attentat à la bombe, et par des meurtres de jeunes femmes suivis de mutilations. Notre muséographe va se faire quelques frayeurs dans l’exercice de ses fonctions…

*****

La première partie de ce roman est intéressante, atypique. La seconde partie, qui se transforme peu à peu en thriller, aiguise la curiosité. La dernière partie est… particulièrement décevante. L’intrigue multiplie les sources de suspense, pose le décor d’un environnement mystérieux et pesant (une secte d’adeptes du silence a élu domicile dans la montagne), et tout retombe comme un soufflet lors du dénouement. Je ne peux imaginer que l’auteure, Yoko Ogawa, ne l’a pas fait délibérément. Quel est le message, alors ? Qu’il faut mener à bien, coûte que coûte, la mission qui nous a été confiée, au mépris des événements et de la morale ? Que le silence est la clé pour vivre paisiblement ? J’avoue bien humblement que le message, s’il y en a un, m’est passé au-dessus de la tête. Et c’est bien dommage car j’ai aimé l’ambiance de ce roman, ces personnages dépeints avec beaucoup de détails, parfois sordides, cette quête des objets qui doivent représenter fidèlement ce qu’était le défunt de son vivant… Un thriller sans dénouement. Voilà, c’est comme ça. Il s’est passé des choses horribles et c’est comme ça.

“L’observation commence à partir du moment où l’homme prend conscience de la mauvaise qualité de la précision de son regard”

2 Commentaires

  1. De cet auteur, j’avais beaucoup aimé La formule préférée du professeur. Je conseille. ;-)

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