Le maître du haut château

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Ce roman a atterri entre mes mains suite au fameux speed-booking à L’Armoire à Cuillères dont je vous avais fait le compte-rendu il y a quelques semaines. Le pitch de JD m’avait convaincue et c’est avec avidité que je me suis plongée dans la lecture de cette uchronie écrite par Philip K. Dick en 1962.

[Uchronie n. f. (du grec ou, non, et khronos, temps)

Reconstruction fictive de l’histoire, relatant les faits tels qu’ils auraient pu se produire]

(Source : Larousse)

1947… la guerre se termine sur une victoire de l’Allemagne et du Japon. Les deux pays vainqueurs se sont partagé la planète et les Etats-Unis sont divisés en deux. L’Est à l’Allemagne, l’Ouest au Japon. Les Américains subissent l’occupant tant bien que mal et se plient aux us et coutumes, comme le Yi-king chinois, qui permet de réaliser des divinations au sujet de tout et n’importe quoi, il suffit de poser une question. A priori ça marche, je sais pas bien ce qu’on attend pour utiliser ce truc. Bref. C’est un roman “chorale”, on suit alternativement plusieurs personnages, Américains, Japonais, Allemands, qui parfois se croisent… et on est plongé dans un tournant politique majeur, avec les Nazis qui se succèdent au pouvoir, les modérés et les moins modérés, si tant est que ce soit imaginable. Aux Etats-Unis, côté allemand, un auteur de romans a écrit “La sauterelle pèse lourd”, une histoire invraisemblable où la guerre a été gagnée par les Alliés. Ça ressemble à l’histoire telle qu’on la connaît mais pas tout à fait. Ce roman est devenu un best-seller et s’échange largement entre amis et connaissances. Il offre une vision du monde dans laquelle les lecteurs (Américains) se projettent volontiers mais que les Allemands et Japonais voudraient bien voir disparaître, si possible avec leur auteur, Abendsend, soi-disant retranché dans un château pour se protéger.

Même si je ne savais pas trop à quoi m’attendre, j’avoue avoir été quelque peu déçue par ce roman. Les histoires des uns et des autres, entre collectionneurs d’objets vintage, hauts fonctionnaires japonais, espions divers…et ce Yi-king omniprésent, jusqu’à la fin, rendant (à mon avis) cette histoire totalement non crédible. Parce que j’aurais voulu y croire, vraiment. J’aurais voulu avoir ce frisson du « et si c’était vrai » (Marc Lévy, sors de ce corps) mais je ne l’ai pas eu malheureusement. Et la fin… bon. Je n’ai rien compris, et à mon avis cet effet de vertige existentiel n’était pas nécessaire, déboussoler le lecteur de manière intentionnelle et sans lui filer la clé de sortie… pas terrible pour servir le propos.

Bref, le sujet me plaisait, j’aurais aimé aimer ce roman, mais il m’a perdue en cours de route. Les uchronies gigognes, c’était peut-être un peu trop.

“Nous n’avons pas le monde idéal, tel que nous voudrions l’avoir, un monde où il est facile de savoir ce qui est moral parce qu’il est facile d’avoir connaissance des choses. Où l’on peut  agir bien sans avoir à faire d’effort parce qu’on peut reconnaître ce qui est évident”

2 Commentaires

  1. Je crois qu’une série du même nom est en cours de diffusion d’ailleurs. Et je me suis laissé dire qu’elle était très bonne. L’as tu expérimentée?

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