Festival du court-métrage de Clermont-Ferrand 2018 // 3D

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Tous les ans je tiens absolument à faire cette séance et je crois que tous les ans j’en sors déçue. En général un dimanche matin, quand ça pique bien de mettre le réveil. Bref. Je vous dis quand même quelques mots au sujet de cette séance en relief, même si elle n’est plus diffusée. En gros : beaucoup, beaucoup trop expérimental. La 3D évoque plutôt des propositions fun et ludiques, et là on était jusqu’au cou dans une abstraction conceptuelle qui n’aurait pas dépareillé dans un programme Labo.

(les chiffres sont mon classement de mon préféré (1) à celui que j’ai le moins apprécié (X))

1 Panique au sénat 

C’est clairement le court que j’ai préféré. Il est également présenté en compétition nationale dans la série F8, mais pas en 3D évidemment. C’est l’histoire d’un président écolo élu un peu sur un malentendu, et qui va tout faire pour que le jardin à la française du Sénat redonne ses droits à la nature. C’est un film assez potache avec quelques bonnes trouvailles.

5 Womb 

Le couple à côté de moi n’a pas arrêté de glousser et souffler et je peux difficilement lui en vouloir. Trente minutes qui nous ont paru une éternité, d’un délire psychédélique sans paroles, chorégraphié, et divisé en longs plans séquences. Alors sur le plan technique (je me suis concentrée fort fort fort sur cet aspect), j’admets que l’entreprise est audacieuse. Des plans séquences dans un décor évolutif, sur des danseurs qui interagissent les uns avec les autres… ça doit pas être simple. Je n’ai pas bien vu l’intérêt de la 3D, à part rajouter une contrainte technique de taille à un projet déjà bien biscornu.

2 Eine Villa mit Pinen 

Ce film d’animation sous acide est inracontable. Un type à tête d’oiseau et un autre à tête de lion entrent dans une maison et y découvrent des petits êtres qui font grave penser aux sylvains de Miyazaki dans Princesse Mononoké. Alors là y a un mec qu’on voit pas qui joue du piano, l’oiseau file sa tête d’oiseau et sa chemise à une nana croisée dans le jardin, ils montent tout en haut d’un arbre et elle retrouve sa tête de biche. Le mec oiseau pète des cordes, le piano s’arrête en bas et ils se cassent. Le film était graphiquement intéressant même si la 3D n’apportait pas vraiment de plus-value, mais sur le fond c’était assez cauchemardesque.

3 Hommage à Norman McLaren 

Avis aux épileptiques : ce film n’est pas fait pour vous. J’apprends que Norman McLaren est le pionnier de l’animation 3D (dans les années 1950) et ce film de 2017 lui rend hommage. Des formes, des couleurs, des bruits bizarres… on finit hypnotisé.

4 Janaxpacha

Dans la même veine que “Womb”, ce film propose une chorégraphie mais cette fois-ci dans de superbes décors naturels du désert de sel d’Uyuni. Je n’ai pas compris grand-chose à l’histoire qui se trame. C’était une fois de plus très très expérimental.

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