Coucou ! Alors oui ça fait longemps, j’avoue, depuis fin novembre 2022. On essaie de tenir les bonnes résolutions de début d’année ? En fait c’est plus pour moi que pour toi, lecteur rare et volatile (cuicui), c’est pour ma mémoire personnelle. Ça m’évitera de relire des bouquins deux fois, comme vous l’apprendrez plus bas dans cet article.
Lectures
Les guerriers de l’hiver – Olivier Norek

J’aurais pu ne jamais lire ce roman. Parce que le sujet m’aurait rebutée. Mais voilà, j’ai lu plusieurs polars d’Olivier Norek, frénétiquement, au point d’en faire des cauchemars, l’été dernier. Alors je me suis laissée tenter par ce récit historique d’une guerre oubliée, entre novembre 1939 et mars 1940, entre la Finlande et l’URSS. David contre Goliath et David c’est, entre autres, Simo Häyhä, un jeune fermier à l’adresse exceptionnelle au tir. Olivier Norek nous livre un récit romancé certes, mais méticuleusement documenté, où l’hiver saisit les corps au sens propre, les âmes, et qui fait étrangement écho à des événements récents. Une guerre qui n’aurait dû durer que quelques jours, qui se heurte à un peuple soudé, solide et stratège, et qui s’embourbe. Vous voyez ? Bref, un roman qui a valu les honneurs officiels de la Finlande à notre romancier-ex-flic. A lire donc, pour l’histoire qui se répète, toujours, pour saisir l’horreur de la guerre, et pour Simo Häyhä.
(et cette lecture me fait m’intéresser de près à ce genre d’article d’actualité)
Abandonner un chat – Haruki Murakami
L’histoire de ce père, austère et mystérieux, a hanté Haruki Murakami pendant toute sa vie. Dans ce court récit autobiographique, accompagné de très belles illustrations d’Emiliano Ponzi, il nous livre ses interrogations, son enquête dans les méandres des archives militaires afin de savoir quel a été le rôle de son père durant la Seconde Guerre Mondiale. Et ce chat dont on essaie de se débarrasser, qui revient quand même et c’est comme ça.

Un zoo en hiver – Jiro Taniguchi
J’ai lu ce livre de bout en bout sans me rendre compte à un seul instant que je l’avais déjà lu. Et même chroniqué sur ces pages. C’est d’ailleurs ce qui me pousse à reprendre la plume ici. Pour qu’il en reste quelque chose, de toutes ces pages lues, de ces images, de ces paysages, de ces saveurs.
Cinéma
Le chant des forêts – Vincent Munier

A l’heure où j’écris ces lignes, ce film a atteint le million d’entrées en France. Que des images de forêts embrumées, de silhouettes animales un peu floues, que des hululements et autres grognements attirent autant de spectateurs redonne un peu de baume au cœur. J’aurais peut-être pu me passer de la mise en scène entre les 3 générations de Munier (grand-père, père – Vincent Munier, et petit-fils) et me contenter de la pureté et de l’esthétique éblouissante des images. Mais on n’en fait peut-être jamais trop, lorsqu’il s’agit d’expliquer que la nature est un trésor et que l’être humain l’envoie chaque jour à sa perte. La quête du grand tétras et de son cri venu du fond des âges est aussi belle que désespérée.
N’hésitez pas à voir également La panthère des neiges, du même Vincent Munier, si vous arrivez à supporter la logorrhée de Sylvain Tesson.
Le dernier vrai samouraï
Le partenariat entre le cinéma Les Ambiances et l’association JANA – Japon Auvergne-Nippon Auvergne de mes amis Maïko et Tetsuya Gotani perdure dans le temps pour mon plus grand plaisir. Ils ont réussi à décrocher cette avant-première d’un film indépendant japonais qui ne sortira en France qu’en juin. Ce film humoristique nous raconte l’histoire d’un samouraï au XIXe siècle qui se retrouve parachuté dans le Japon moderne, sur le plateau de tournage d’un « jidaigeki« , film de genre très populaire dans le pays. Je vous rassure tout de suite, rien à voir avec Les Visiteurs ! Le propos ici est d’évoquer ce genre cinématographique, ses difficultés à se renouveler, les valeurs véhiculées dans les scénarios. Grâce à Maïko qui nous a fait une présentation du film et nous a diffusé un film institutionnel portant sur le jidaigeki, ses plateaux de tournage et l’importance du genre dans la culture japonaise, j’ai découvert avec plaisir et curiosité cette culture populaire autour des samouraïs.

L’affaire Bojarski

J’avoue humblement que je n’avais jamais (il me semble, mais vu ma mémoire défaillante…) entendu parler de ce Bojarski à la destinée fascinante. Polonais ayant atterri en France pendant la Seconde Guerre Mondiale, il s’y est installé mais faute de pouvoir valoriser ses compétences d’ingénieur, il a fini par les mettre à profit pour son propre compte…en imprimant ses propres billets. Il l’a fait avec un tel talent que la Banque de France n’a même pas osé en parler publiquement pendant des années, jusqu’à ce qu’il se fasse attraper, disons-le, bêtement. Des billets presque parfaits, une vie rangée et discrète, aucune ostentation, une petite famille idéale… on a presque de la peine pour cet homme ingénieux, talentueux, stratège. Reda Kateb incarne avec brio ce personnage hors norme et même si je peux reprocher à ce film quelques longueurs et une réalisation très académique, j’ai passé un très bon moment. J’espère que vous aussi.
Pour découvrir Bojarski et d’autres anecdotes passionnantes, je vous invite à écouter cet épisode d’Affaires Sensibles.
Séries
Midnight diner : Tokyo stories
Cette série n’est pas récente (2009) mais elle est diffusée sur Netflix dont l’algorithme me propose régulièrement des productions japonaises. Des épisodes des 25 mn qui nous invitent à la table d’un petit restaurant nocturne où se croisent toutes sortes de personnages hauts en couleurs, éphémères ou récurrents, qui font tous face à une problématique personnelle qui se réglera (ou pas) autour d’un plat préparé par le chef, plat différent à chaque épisode. De l’humour, de l’émotion, des envies irrépressibles de manger, des découvertes sur la culture japonaise… tous les ingrédients pour me séduire sont là. Le visionnage n’est pas encore terminé mais je sais déjà que la fin de cette série me laissera sur ma faim.

Spectacles
Assumation – Vincent Chevarin
Vincent est un copain, un voisin de mon chéri, et il fait partie depuis des années de la troupe Improvergne (dont j’ai souvent parlé ici). Il y a quelques années, il a créé l’Open Show avec une poignée d’amis, une scène ouverte permettant à des artistes débutants de s’essayer à la scène. Et de fil en aiguille il a fini par écrire son propre spectacle, Assumation, qu’il présente depuis fin 2025. Un stand up impertinent, interactif, dans lequel Vincent n’hésite pas à tester ses propres vannes auprès d’un public bienveillant. N’hésitez pas à le suivre sur son compte Instagram !
Evénements
Coup d’envoi du festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand
C’est le petit rituel de janvier quelques jours avant le début du festival : la conférence de presse à la Jetée. Présentation des membres du jury des différentes compétitions, annonce des temps forts et une sélection de 5 courts pour nous mettre l’eau à la bouche. Au programme cette année, entre autres, une rétrospective « vacances » et une autre « Asie du sud-est » qui promettent d’être passionnantes.
Jury du festival Horizons, arts nature en Sancy
Comme chaque année depuis déjà…pfiou j’ai arrêté de compter, j’ai l’honneur d’être conviée au jury de sélection des œuvres Horizons, arts nature en Sancy. Je vous donne rendez-vous du 20 juin au 27 septembre 2026 pour découvrir notre sélection pour cette 20e édition !
Séance d’ouverture du festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand
La séance d’ouverture de 22h30 est l’occasion de découvrir plusieurs films, dont certains réalisés par des membres du jury et non diffusés pendant le festival. Evidemment j’ai trouvé le moyen de m’endormir au 3e film, compte tenu de l’heure et de la journée que j’avais passée, mais me suis définitivement réveillée au 4e (sur 7) donc ça va, ça aurait pu être pire.
Expositions
Johanna Mirabel – Habiter le chaos – au FRAC Auvergne
C’était la (presque) dernière exposition dans le bâtiment de la rue du Terrail, avant le déménagement tant attendu dans la Halle aux blés. Alors j’ai tenu à aller voir cette exposition le dernier week-end d’ouverture. Je m’étais attachée à ce lieu, avec un parcours quasi toujours dans le même sens, ses perspectives, son parquet qui craque. J’ai hâte de voir le nouvel écrin mais j’ai quand même un petit pincement au cœur. Une exposition « Le règne des images » fera dialoguer des œuvres du FRAC avec des courts-métrage de la compétition Labo du festival. Cette fois ce sera la der des der donc si vous voulez entrer une dernière fois dans ce bâtiment avant qu’il ne devienne autre chose, c’est avant le 8 février prochain.
Musée d’art Roger Quilliot
Début janvier, il était encore temps de profiter de l’exposition « L’Auvergne de la modernité », présentant des œuvres du début du XXe siècle et notamment tout un espace consacré à Antoine Rabany et ses célèbres Barbus Müller (du nom d’un collectionneur), réalisés du côté de Chambon-sur-Lac. Cette exposition est terminée.
Et c’était aussi l’occasion de découvrir l’exposition « Japon : chefs-d’œuvres du musée Guimet« , qui fait suite à la précédente consacrée à la Chine. Des objets magnifiques et d’une grande délicatesse sont à y admirer, je vous recommande d’y faire un tour.
Restaurants
BBistro (x2)
Adresse incontournable de Montferrand, c’est l’un de nos repaires (avec La Table de Fred), lorsqu’il s’agit de faire un repas d’équipe au boulot. On y a mangé un midi, pour fêter pêle-mêle une naissance, une retraite, un future congé maternité et une arrivée de remplaçante.
Et comme la carte du soir me faisait super envie, j’y suis retournée un soir en amoureux et on s’est régalés. Tout était délicieux mais mention spéciale à l’œuf mollet frit dans une crème de topinambour, perfection d’exécution et de saveurs.
Moonlight
Notre repas du soir après la séance de cinéma du Dernier vrai samouraï a été un bol de ramens chez Moonlight, place du Mazet. Un délice réconfortant ! L’endroit est petit, mieux vaut anticiper même si nous avons eu de la chance en arrivant à l’improviste.
Santooka
Encore des ramens ! Avant d’aller le spectacle de Vincent. On adore aller au Santooka, notamment pour leur chirashi mais on a fait une exception pour ces ramens, servis uniquement en fin de semaine et sur réservation préalable. On a aussi pris des takoyakis (on est trop gourmands).
Les 2 Comptoirs
Dimanche 25 janvier, ce petit bistrot de quartier de la rue du Port organisait un déjeuner mystère avec Eric Roux, président du festival du court-métrage, aux fourneaux. C’était un peu un pari, n’ayant jamais mis les pieds dans cet établissement, et ne sachant pas ce qu’on allait y manger. Eh bien ce fut une expérience hautement satisfaisante ! Super accueil, plats délicieux, connaissances croisées, vins découverts, ambiance chaleureuse, tout y était.
Le Bistrot de Robert
C’était l’un des rares resto/bistrots de Montferrand que l’on n’avait pas testés avec mes comparses réguliers du boulot et c’est chose faite, avec à la clé une expérience sociale dont on se souviendra ! Robert et ses anecdotes interminables, son digeo’ offert, sa coupe de champagne offerte et son tour du propriétaire pour nous faire découvrir la salle du fond et l’oeuvre de Keymi, sa poignée de main sur le pas de la porte pour nous dire au revoir… On a bien mangé mais ce qui nous fera revenir c’est cette ambiance unique et totalement baroque !
Randonnées
Le puy de la Combegrasse et la narse d’Espinasse, 10 km

La première rando de l’année ! Eh bien il y avait du monde en ce premier janvier sur le parking de la Combegrasse ! Et du monde au sommet ! Mais un peu moins sur le reste de la « grande » rando de 10 km, heureusement. Rando déjà faite pour ma part. Ce puy, très accessible (aller-retour moins de 3 km) offre une vue panoramique unique avec d’un côté la chaîne des Puys, et de l’autre le Sancy.
Saint-Pierre-le-Chastel – Du marais à la coulée de lave, 7 km
Encore une rando déjà faite pour moi et que j’aime beaucoup parce qu’elle concentre en peu de kilomètres une succession de curiosités naturelles ou patrimoniales, ainsi que des vues panoramiques très qualitatives. Un y trouve une ancienne cave à fromage utilisant les fameux « trous à glace » de la cheire de Côme, le camp médiéval de Chazaloux, les rochers moussus de la cheire de Côme, le marais et la butte de Saint-Pierre-le-Chastel, d’où la vue sur la chaîne des Puys et le Sancy est exceptionnelle.

Les coteaux de Chauriat, 7 km
Nous n’avons fait que 7 km sur les presque 10 que compte cette randonnée que j’ai déjà faite 2 fois. La faute, entre autres, à une averse de grêle et de pluie qui nous a surpris et trempés jusqu’aux os. Dommage, j’aime beaucoup les panoramas et aussi la traversée de Chauriat, dont la petite place de l’église est charmante.
Allez, on se retrouve le mois prochain (j’espère).

