Eiffel

J’ai enfin remis la main sur un cédé que j’avais « perdu ». Il n’était pas vraiment perdu, je savais qu’il était quelque part dans un boîtier qui n’était pas le sien car les échanges entre ma voiture et mes étagères se font parfois au prix d’un rangement aléatoire en fonction de la disponibilité des boîtiers. Bref, j’ai retrouvé « A tout moment » dans le Late Night Tales de Midlake (magnifique, soit dit en passant). Rien à voir. Je voulais réécouter cet album d’Eiffel car le groupe revient à Clermont le 12 mai prochain. Leur nouvel album n’est pas encore sorti, ils font une pré-tournée dans des petites salles (Petite Coopé en l’occurrence). C’est Yojik qui va être jaloux.

Je les avais vus le 31 mars 2010, dans la Grande Coopé, en pleine frénésie du tube « A tout moment la rue », et le show avait été grandiose. La Petite Coopé sera plus intimiste, le groupe ne bénéficie plus du buzz radiophonique, mais ce sera bon et bien, je le sais.

Note initialement publiée le 1er avril 2010

Donc la première partie, c’était un groupe dénommé Alec. Des Stéphanois. Dans le style d’Eiffel donc sympa, bien rock. Public conquis.

Il y a eu une deuxième première partie. Déjà, sur le principe, je suis plutôt pas pour. Voire plutôt contre. Voire carrément réfractaire. La deuxième première partie fut représentée par Julien Pras. Alors c’est le genre de musique que j’aime beaucoup. De la folk très douce, très roots. Le problème c’est qu’il était tout seul avec sa guitare sèche. Du coup il était totalement hors-sujet sur la soirée. À part faire le tampon et reposer nos pauvres tympans décalqués entre les sets d’Alec et d’Eiffel, je n’ai pas vu à quoi il servait. Le public applaudissait poliment mais manifestement ce n’était pas THE public pour lui. Et en plus son set fut incroyablement long. Ou alors c’est le côté guitare/voix qui finit par être lassant, j’en sais rien, mais j’en avais vraiment marre à la fin. Alors que, je le répète, c’est le genre de truc que j’aime bien habituellement ! En plus, apparemment il a un groupe sur Bordeaux (est-ce qu’il était là en tant que pote d’Eiffel, j’en sais rien), donc à la rigueur, un groupe aurait été un peu plus divertissant. Bref, il est vraiment passé pour un premier communiant avec ses zolies chansons. Très dommage.

Eiffel a embrayé ensuite. Alors là… Du bon vieux rock n’ roll qui tache. Franchement, je n’ai pas l’habitude de ce genre de concert (d’ailleurs j’ai pris peur au moment où le set à commencé, en me disant « meeeerde, si ça se trouve ça va pogoter dans la fosse », vu que j’étais au 2e rang sous la scène, mais en fait non), je n’ai pas l’habitude de ce genre de concert, disais-je, et j’ai vraiment aimé. Ce qui n’est pas trop surprenant vu que j’aime beaucoup l’album, mais en live, ça décoiffe toujours beaucoup plus. Donc le set a duré presque deux heures. Beaucoup de chansons du dernier album et quelques chansons plus anciennes, que je ne connais pas vu que je n’ai pas les autres albums [edit du 9 avril 2012 : j’ai depuis acheté l’album Tandoori]. Décoiffage assuré pendant deux heures, sauf pour le chanteur qui porte la choucroute-banane comme personne et sans être ridicule. Ils ont bien évidemment joué « A tout moment la rue », qui est passée en boucle à la radio. Je dois dire que je suis assez circonspecte devant les paroles des chansons d’Eiffel. C’est souvent très imagé et à la limite du compréhensible. Ça doit être pour ça que j’aime bien. Quand je comprends trop et que c’est cucul, ça me gonfle. Et ils ont aussi joué celle que je mets à fond dans la bagnole et qui fait que les gens me regardent comme une délinquante. La voici.

Je gobe les mouches dans la vallée des couleuvres
Et n’entrave que couic à la manœuvre
De vous à moi, la vie est ailleurs : tout au bout de nous
Le Yin et le Yang, ce kangourou
Qui bondit à la sauvage hors des rangs
La poche pleine de résistants
Tant que le rêve embrase nos jours
Et que l’aigle croise des foudres d’amour

Le cœur Australie
Désert de poussière rouge
Rosemary’s baby
Vous y êtes, il bouge
Mon amour, mon ami,
Ô prairies d’altitude
On se tient à la vie
À mélanger nos solitudes

Seigneur, j’ai pêché une perle à Broome
A-wop-bop-a-loo-bop a-lop bam boom
Et pour sa robe de sang coquelicot
Je prends les courants d’El Niño
Mon âme émane, je crève, mais avant j’aime
Dans les pâleurs fliquées de nos villes-carême
Tant que le rêve embrase nos jours
Et que l’aigle croise des foudres d’amour

Le cœur Australie
Désert de poussière rouge
Rosemary’s baby
Vous y êtes, il bouge
Mon amour, mon ami,
Ô prairies d’altitude
On se tient à la vie
À mélanger nos solitudes
Le cœur Australie
On se tient à la vie
À mélanger nos solitudes

Paroles ailées, branleur, je n’connais rien de ces
Terres qui s’arc-boutent sous la voûte Australe
Ni des aurores à l’autre bout boréal
Paroles ailées, c’était
Juste pour être ensemble
Et la sentir qui tremble
Cette paix noire de toujours
Aux croisées d’enfer et d’amour

Le cœur Australie
Désert de poussière rouge
Rosemary’s baby
Vous y êtes, il bouge
Mon amour, mon ami
Ô prairies d’altitude
On se tient à la vie
À mélanger nos solitudes
Nos solitudes

Le Coeur Australie, Eiffel (A tout moment, 2009)

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