Oca où ça t’intéresse…

Après une nuit difficile, pour ne pas dire épouvantable, à mettre sur le compte des topinambours, j’ai eu la joie de découvrir à mon lever qu’Hikari avait vomi sur son tapis de litière. Pourtant elle n’en a pas mangé, elle, de topinambours. La vocation principale de ce tapis en plastique est de retenir, avec un intérêt tout relatif, les grains de litière pour éviter qu’ils ne se dispersent dans tout l’appartement. Et bien contre toute attente, force est de constater que ce tapis se révèle d’une efficacité redoutable pour retenir les bouts de vomi. Les petits, surtout.

Hikari et moi, c’est à la vie à la mort, quand je suis malade, elle aussi. Hikari, ma choupette, ma pupuce, cette émouvante solidarité me touche au-delà des mots mais franchement, vomir sur le tapis était tout à fait superfétatoire. À l’avenir, je t’en dispense.

Bien. Donc je vais enfin vous révéler (roulement de topinam…pardon, de tambour) le nom de ce légume mystère, car j’en ai fait cuire quelques uns pour mettre dans ma gamelle de demain. Ce sont des ocas. C’est rose et blanc, ou jaune avec un peu de violet, et à la cuisson, ça devient jaune et ça ressemble à s’y méprendre à des gnocchis. Je les ai fait blanchir à l’eau avec les choux de Bruxelles, accompagnés de deux lamelles de kombu (Breton et bio), censé faciliter la digestibilité (conseillé aussi avec les légumineuses). L’espoir fait vivre. Ensuite cuisson vapeur et petit tour dans la poêle avec de l’huile d’olive. J’ai goûté un oca. Ben c’est carrément acide. Alors oui, apparemment faut les mettre quelques jours au soleil mais là, tu vois, en Auvergne, le temps est plutôt à la neige. C’est pas le Pérou ici, comme dirait l’autre. Je veux bien laisser la porte du frigo ouverte de temps en temps, pour faire croire aux ocas que l’ampoule c’est le soleil, mais je pense qu’ils ne seront pas dupes.

 Déjeuner du 11 décembre 2012

Bref, voici ma gamelle pour demain. Vous noterez que les ocas et choux de Bruxelles se comptent sur les doigts de la main. Point trop n’en faut.

En entrée : mâche (locale) avec des noix (pas locales mais bio), et de la fourme de Rochefort (locale, achetée sous le manteau), betteraves rouges locales.

En plat de résistance : brochette de dinde (mon organisme m’a réclamé de la viande) caramélisée à la sauce soja sucrée et graines de sésames (rien de local là-dedans, sorry), purée de panais et pomme de terre (100% locale), choux de Bruxelles et ocas (locaux).

Yaourt local à la framboise.

Compote maison faite avec des pommes locales et de la cannelle.

Bon appétit (ou bon courage) à moi…

4 Commentaires

  1. Mum

    Magnifique présentation. Si je mangeais tous ces légumes, je serais malade comme un…chat. Bon appétit !

    • @Mum : je fais des efforts de présentation pour la photo…Même si d’habitude c’est dans les mêmes boîtes, mais un peu plus en vrac.
      Testé aujourd’hui : l’huile essentielle d’estragon après le repas. Ben ça m’a l’air assez miraculeux. Une goutte sur une noisette de miel (voilà comment on en passe 1 kg en une semaine ;)) et hop. Plus mal au bide ! A moi les platées de topinambours !!

  2. galuchon

    C’est toujours un plaisir de voir les photos de tes « gamelles ».
    La question qui me taraude : quand ouvres-tu ton resto ?

T'as un truc à rajouter ?

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