Les mannequins ne sont pas des filles modèles

CAM00058J’étais impatiente de découvrir la suite des aventures de Fitz. Je vous invite à relire ce billet de l’année dernière car la tentation est grande pour moi de remettre sur le tapis des trucs déjà écrits.

Pour ceux qui ont la flemme ou qui s’en foutent, Olivier Gay est un ancien blogueur que j’ai commencé à lire en 2005/2006, avant de bloguer moi-même. Le voilà donc officiellement écrivain de polars et d’heroic fantasy, prolixe, et collectionneur de prix littéraires. Et beau gosse. Salaud. Donc après « Les talons hauts rapprochent les filles du ciel », polar où on découvrait un trentenaire répondant au nom de John-Fitzgerald (Fitz pour les intimes) qui se retrouvait embarqué dans une affaire de meurtres en série, voici « Les mannequins ne sont pas des filles modèles », où on retrouve Fitz et tous ses amis.

Alors que Fitz se remet doucement de ses émotions et reprend tranquillement son activité lucrative de fournisseur de coke pour night-clubbers désœuvrés, son ami Moussah lui présente sa nouvelle petite amie, répondant au doux nom de Cerise. Cette dernière s’apprête à concourir pour devenir l’égérie d’une agence de top modèles et du coup, toute la bande est invitée à venir assister aux épreuves éliminatoires. À cette occasion, Fitz fait la connaissance d’Aurélie, mannequin irrésistible et principale concurrente de Cerise. Love at first sight mais Aurélie est une ambitieuse pétasse intelligente.

Quelque temps plus tard, Cerise disparaît sans laisser de traces. Avant le concours final. Sans prévenir Moussah. Et après avoir reçu un e-mail de menace lui demandant de se retirer du concours. OK. Voilà une nouvelle enquête palpitante pour Fitz ! Ou plutôt pour Jessica, son ex, commissaire de police, mais qui l’envoie bouler avec application. Mince, la voie est donc libre pour mener les investigations.

En fait je pourrais reprendre mot pour mot ce que j’ai dit du premier tome. L’intrigue est convenue, les situations sont capillotractées et franchement invraisemblables mais tout le charme de ces polars réside dans l’écriture décalée, l’humour, le style et le regard ultra-moderne sur nos modes de vie ultra-connectés. Contrairement aux « Talons », je n’ai pas ressenti de lourdeur en début de roman, on sent que l’écriture se fait plus naturelle, les choses sont posées donc tout le monde est à l’aise. Bref, j’aime toujours autant le style d’écriture d’Olivier Gay, qui devrait s’affiner encore et encore s’il continue à écrire autant et aussi vite (salaud), donc j’attends avec impatience le volume trois, en cours de rédaction comme me l’apprend la page Facebook de l’intéressé. Pour la petite histoire, j’ai littéralement pleuré de rire lors de la scène de baston dans la chambre d’Aurélie.  J’en veux d’autres, des scènes comme ça !

« En plus, ça fait quelques jours qu’elle ne donne plus aucune nouvelle, ni sur Facebook, ni sur Twitter, ni sur son Tumblr, ni sur Instagram, ni sur son blog. Pas besoin d’être magicienne pour deviner qu’il s’est passé quelque chose. » (Tenez-vous le pour dit…)

« Le coiffeur avait arrangé ses cheveux en une touffe protoplasmique de bouclettes blondes. » (J’ai ri et j’ai dû chercher dans le dictionnaire, cf. photo)

« Une fille, c’est comme un singe. Ça va attendre de trouver une autre branche avant de lâcher la première. Et c’est peut-être ça qui s’est passé, tout simplement. Elle a rencontré quelqu’un, et du coup, elle se sent gênée vis-à-vis de toi. » (Ne pas se fier à la gueule d’ange, donc…)

3 Commentaires

  1. Dom.

    Taper Protoplasmique, quand le CNRTL t’invite a « Entrer une forme », déjà, c’est d’une logique imparable :-)
    Et alors cet auteur, il a lu et intégré tout Darwin on dirait :-D

    • @Dom : heureusement que c’est frais de cet après-midi, il y a un autre endroit où il est fait mention de Darwin :
      « Saviez-vous que c’est son pouce opposable qui a fait de l’homme le super-prédateur qu’il est aujourd’hui ? C’est fascinant de constater que Darwin…
      Nous ne sûmes jamais à quel point Paraboots maîtrisait la théorie de l’évolution. Avec un rugissement de fauve blessé, Moussah venait de surgir du placard. »

  2. Pingback: Mais je fais quoi du corps ? | The magic orange plastic bird said...

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