3D, programme relief – Festival du court 2014

(7) « Soir de fête ». Un médecin s’apprête à quitter l’hôpital psychiatrique où il exerce afin de se rendre chez ses parents pour la Saint-Sylvestre. Mais au dernier moment, il doit remplacer une collègue malade. Les SMS de ses parents et de sa petite amie s’affichent sur l’écran (le nôtre). C’est qu’il va avoir du fil à retordre avec ses patients tous plus déjantés et indisciplinés les uns que les autres. Une fois rentré au petit matin chez ses parents, il pète un câble.

Des trucs drôles dans ce court (notamment le patient obsédé par les Polaroid de mise en perspective, exemple je fais semblant de tenir la Lune, etc.) mais globalement j’ai trouvé ça assez poussif. Et surtout… je n’ai pas vu l’intérêt de la 3D pour un tel scénario.

(8) « Chase ». C’est l’histoire d’un triangle. De milliers de triangles. C’est une animation 3D exclusivement faite de triangles, modélisant un monde où on devine qu’il y a des personnages, des voitures, des pistolets, des courses-poursuites. Bref, un James Bond à base de triangles. J’ai failli vomir à la fin tellement ce truc était hypnotique. Il y a très certainement une prouesse technique et un énorme taf derrière ce court, mais la démonstration de force sur les outils, ça ne sert pas franchement la cause du cinéma. Dommage, il s’agit d’un film auvergnat (Gannat).

(3) « Lapse of time ». Un jeune garçon est fasciné par le temps qui passe, au point d’aller fouiner dans le mécanisme de la cathédrale de Strasbourg. Dans son périple, il bloque les rouages et le temps s’arrête. Vite il faut corriger cette boulette ! Le temps reprend son cours et dans la nef, il rencontre un homme qui va lui servir de maître-horloger, jusqu’à la fin de sa vie. Après la mort du maître, les pendules débloquent. Que se passe-t-il ? Le jeune homme a trouvé la solution et là… vertige existentiel assuré ! J’ai beaucoup aimé l’histoire. Moins la réalisation, qui est faite essentiellement d’images arrêtées les unes à la suite des autres.

(4) « Vertige ». Tokyo, un homme se sent submergé par la foule de la rue, il commence à glisser. Les plans horizontaux deviennent verticaux pour lui, il lui faut marcher sur les rambardes et les murs, face contre le bitume. Puis il trouve un compère qui subit le même sort. J’ai beaucoup aimé ce film en stop motion, comme son nom l’indique, vertigineux ! La ville vue différemment, le mobilier urbain détourné…

(2) « 5 mètres 80 ». Des girafes s’entraînent dans une piscine olympique au saut acrobatique. Énorme. Complètement fou mais très drôle. Déjanté et assumé. Belle réalisation 3D.

(6) « Souviens-moi ». Un jeune homme vient de perdre sa mère. Obligé de se rendre dans la maison de son enfance, il y croise son « moi » enfant. L’occasion de faire le deuil à la fois de sa mère mais aussi de sa propre enfance, du temps où tout n’était que douceur et rires. Scénario sensible et bien interprété, mais là encore, je cherche l’utilité de la 3D.

(9) « Gloria victoria ». Animation criarde faite de graphismes rappelant les visuels guerriers des années 1930. Rien compris, pas beau, et agressif rythmiquement et visuellement.

(5) « Subconscious password ». Deux types se rencontrent à une fête et manifestement ils se sont déjà rencontrés. Mais l’un ne se souvient pas du prénom de celui qui l’a abordé. Petit tour dans son cerveau et son subconscient où se déroule un jeu télévisé déjanté où il faut deviner le mot de passe, qui n’est autre que le fameux prénom.Très bonne idée, bien mise en scène et très drôle. Je devrais m’en souvenir à chaque fois que j’aurai perdu le nom de quelqu’un (tous les jours en fait).

(1) « Mr Hublot ». Mon coup de cœur. Mr Hublot passe ses journées chez lui à redresser les tableaux, allumer et éteindre la lumière, vérifier tout et n’importe quoi. Bref, pas de place pour l’imprévu chez lui. Jusqu’au jour où il aperçoit un pauvre chiot en bas, dans la rue. Voyant qu’il s’apprête à se faire embarquer par les éboueurs, Mr Hublot n’écoute que son courage et sort pour aller le chercher. Le début des ennuis ! Le chien fait tout tomber dans la maison. Et il grossit, grossit… au point de ne plus passer dans les portes. Mr Hublot ne peut plus tolérer cette situation. Il est temps de prendre une grave décision…

J’ai adoré cette animation drôle, poétique et pleine de bons sentiments. À noter que Mr Hublot et son chien sont des robots, dans un monde totalement imaginaire. Typiquement le genre d’animation qui vaut le coup d’être en 3D.

[Notez et commentez les courts que vous avez vus sur http://court.360emedia.fr/ !! Un mini site adapté au mobile et réalisé en quelques petites heures par Jean-David. Merci à lui et spread the word!]

2 Commentaires

  1. Pingback: Festival Art’Air – session urbaine à Clermont-Ferrand (part 1, matinée) | The magic orange plastic bird said...

  2. Pingback: Cérémonie d’ouverture du 37e festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand | The magic orange plastic bird said...

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