Autour du court… soirées et concerts

C’est bien connu, il est techniquement impossible de voir toutes les séries de films courts proposés pendant la semaine du festival du court-métrage. De quoi générer de grosses frustrations. Et comme si ça ne suffisait pas, il se passe tout un tas d’autres trucs en dehors des salles obscures, dans d’autres salles qui ne le sont pas moins, obscures.

Samedi soir, c’était à la Coopé pour une soirée « Baignade nocturne » en compagnie du Delano Orchestra et bien sûr, sur une thématique baignade en lien avec le Cahier Bleu. Extraordinaire première partie avec Guillaume Bongiraud, le violoncelliste du groupe, seul sur scène. Le violoncelle exploité comme rarement, avec un archer bien sûr, mais aussi cordes pincées, ou percussions sur la caisse de résonance.

Le Cahier Bleu

Le Cahier Bleu

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Rejoint ensuite par The Delano Orchestra pour un set de toute beauté, planant, mêlant guitares électriques rageuses avec la trompette délicate et le violoncelle. Dommage que la petite Coopé n’ait pas été plus remplie pour ce joli moment.

The Delano Orchestra

The Delano Orchestra

Autre lieu que j’ai déjà évoqué : l’Electric Palace qui accueille chaque soir plusieurs artistes. Malheureusement pour l’instant je n’ai pas pris le temps d’aller y faire un tour les soirs, sauf une fois de manière très limitée le temps d’avaler mon succulent burger des Bouchées de Monbento. J’ai bien l’intention d’y aller vendredi pour voir Adam Wood, que j’avais beaucoup apprécié lors des Inouïs du Printemps de Bourges mais dont le set avait été ravagé par les problèmes techniques.

L’Electric Palace est un lieu ouvert à tous et géré avec brio par les étudiants du Master management des activités culturelles et audiovisuelles de Clermont. Il faut se rappeler que le festival du court est né voilà 36 ans (tiens, comme moi cette année!!!) à la fac, porté par des étudiants passionnés. Je trouve donc intéressant que d’autres projets soient à leur tour portés par des étudiants qui trouvent là un vrai « stage » à taille réelle.

Mardi soir après la superbe séance DB1 à Comédia, j’ai fait cinq mètres pour me rendre au Corum Saint-Jean juste à côté pour écouter les Sixfeetunderground. Je les ai découverts lors d’une session Live in room à Radio Campus mais malheureusement j’étais arrivée à la fin du set. J’avais peur de les avoir manqués vu que j’étais en plein visionnage à côté à l’heure annoncée du concert mais finalement, je n’ai raté que la première partie (désolée pour Whishes !). Du coup, ravie j’étais de les voir enfin sur un set entier. De l’électro-rock qui rappelle Prodigy et qui envoie du bois bien vert. Ils sont deux et ne chantent pas. Heureusement d’ailleurs vu leur accoutrement. On a un Frantomas aux claviers et un… (là je manque de culture manifestement) un autre masque qui fait peur et qui joue de la guitare. En vrai ils ont des têtes fort sympathiques, bien entendu. Sinon ils ont une tronçonneuse, une tête sanguinolente, un Dark Vador, un pistolet… Bref, un vrai show à voir et à entendre ! Il n’y avait pas foule au Corum (foyer pour jeunes travailleurs) mais c’était bien sympa (et notre tablée de quatre faisait figure de belote de retraités tant les gens autour de nous étaient jeunes).

Sixfeetunderground

Sixfeetunderground

Les yeux dans les yeux :)

Les yeux dans les yeux :)

 

Et sinon, nouveauté pour ce festival du court, un lieu en plein centre de Clermont, rue du Cheval-Blanc, dans les locaux de l’ancienne épicerie Gaucher. Ça s’appelle The Embassy et c’est un lieu éphémère le temps du festival.

Je n’y remettrai pas les pieds.

Difficile d’avoir des infos en amont sur ce lieu surgi de nulle part quelques jours avant le coup d’envoi du festival. Les rumeurs le présentaient comme un lieu alternatif, underground, monté par des passionnés du festival et a priori déçus par l’Electric Palace. Bon. J’avais hâte de voir ça.

À peine arrivés, nous nous sommes faits interpeller avec la phrase « Hep ! Vous avez un passeport ? ». Non. Un monsieur a noté nos noms dans des bouts de papier faisant office de passeport tandis que nous notions benoîtement nos coordonnées postales et numériques sur une feuille. Puis « C’est un Euro ! ». Ah ? J’ai demandé comment ça fonctionnait, on m’a juste répondu qu’on était maintenant membres de l’association et que chaque visite serait tamponnée moyennant un Euro supplémentaire à chaque fois. Ah ?

Bon, passons, allons boire une bière du Plan B. Au bar, l’argent est refusé, il faut des jetons. Où s’achètent les jetons ? Derrière, à l’entrée. On en vient. Je dis ça je dis rien. Faut refaire la queue. JD prend des jetons, pile de quoi payer les deux bières. On retourne au bar. « Vous avez des jetons pour la consigne ? ». Holy fucking shit, NON ! Ça a dû se voir sur nos têtes que les jetons allaient finir par voler en escadrilles, nous avons eu nos bières sans laisser de consigne. En même temps, repartir avec un verre en plastique, quand bien même il est siglé du Plan B… Je n’en suis pas là. Heureusement.

Bref. Tout ça pour dire que rien n’est indiqué à l’entrée, ni nulle part, le visiteur alléché par la com Facebook et les articles flatteurs de La Montagne, par la bière et les concerts, se retrouvent pris en otage dès l’entrée. Je trouve particulièrement désagréable (et douteux) ce concept de « contrôle d’identité » à l’entrée. Je trouve particulièrement désagréable de se faire racketter juste pour mettre un pied à l’intérieur (même 1€). Je trouve particulièrement désagréable d’avoir à laisser toutes ses coordonnées à des inconnus (c’est pas « The Embassy » mais « The NSA » qu’ils auraient dû s’appeler). Je ne sais même pas de quoi je suis membre. J’ai peut-être signé pour la scientologie, ou mon arrêt de mort, va savoir (j’ai bien compris que légalement ils n’avaient pas d’autre choix que cette option association/adhérents mais ce serait sympa de prévenir le chaland, merci). Je trouve particulièrement désagréable de faire trois allers-retours juste pour se faire servir une bière, parce que des gens condescendants n’ont pas pris la peine de nous expliquer le fonctionnement du lieu.

Mais sinon le lieu est bien retapé, grand, avec une belle scène, mais faut pas être claustro quand on va dans le fond.

The Embassy côté scène

The Embassy côté scène

D’ailleurs… pour un lieu créé à l’arrache par une bande de potes, je trouve qu’il y a eu de gros gros investissements. Probablement un pote gros investisseur. Ça va devenir quoi, après le festival ? Tout ça pour ça ?

Mais sinon, la programmation musicale est riche et variée.

D’ailleurs… pour un lieu créé à l’arrache par une bande de potes, je trouve qu’il y a des affiches très fournies. Quelques têtes croisées ce soir-là me laissent à penser que la « bande de potes » a largement fait appel à des réseaux professionnels au carnet d’adresses bien dodu. Ça aide.

Conclusion, ce lieu n’est pas le « truc de potes » accueillant et festif qu’on m’a vendu. Je préfère de loin patauger dans le sable devant l’Electric Palace et aller et venir comme bon me semble dans des chapiteaux un peu moches, où je peux prendre un verre de Saint-Verny (un vrai verre en verre, siglé, et même pas consigné) sans avoir à sortir de monnaie de singe, où je peux bavasser avec Simon et Capucine de Monbento et où je peux demander n’importe quoi aux étudiants souriants du MACA.

Et sortez-moi vos papiers ! Qui vous a laissés entrer sur ce blog ?

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