Les Combattants

Bon.

Alors  on va commencer par les raisons qui m’ont poussée dans la salle de ciné.

  1. Le temps de merde. En fait entre le matin où j’ai décidé d’aller au ciné et l’après-midi, il s’est remis à faire beau. J’aurais dû m’en remettre à la météo et aller faire du land art, ma nouvelle passion.
  2. L’affiche m’a donné envie.
  3. Les critiques dithyrambiques de la presse. Pour te dire, les Inrocks ont aimé (!!), parlant de « dynamitage ». Critikat évoque un « cinéma singulier […] encore trop rare ». Télérama a trouvé ça « irrésistiblement drôle ». Et les Cahiers du cinéma (???? #WTF) nous gratifient d’une « attachante surprise » (ce qui, compte tenu de leurs critiques habituelles, équivaut à un « ça déchire sa race »). [NDLR : toutes ces critiques proviennent du site allocine.fr]

Bon.

combattantsDonc les frères Labrède viennent de perdre leur père, gérant d’une petite menuiserie familiale. Les voilà contraints de reprendre le gouvernail malgré leur jeune âge, bien que la maman incite le plus jeune, Arnaud, à trouver sa voie ailleurs s’il le souhaite. Il est jeune, rêveur, indécis, plutôt bien sur son petit littoral landais avec ses potes, donc il décide de rester aider son frère. C’est alors qu’il fait la rencontre de la fille de clients, une certaine Madeleine. Véritable garçon manqué, caractère de merde, et obnubilée par son engagement dans l’armée. Ce qui ne va pas empêcher Arnaud de tomber amoureux, parce qu’elle est jolie, bien roulée, et qu’elle sait décapsuler les bières avec les dents. Du coup il la suit dans un stage de deux semaines avec l’armée, mais celui-ci ne va pas se dérouler comme prévu.

Pour résumer, c’est l’histoire de Madeleine et d’Arnaud qui tombent amoureux. Sur fond d’armée de terre.

Alors oui, il y a eu beaucoup de passages où j’ai rigolé de bon cœur. Adèle Haenel (Madeleine) est irrésistible, à la fois jolie, naturelle et totalement barrée. Une vraie découverte, je ne l’ai jamais vue ailleurs et sa filmo me rappelle que je dois regarder « La Naissance des pieuvres » depuis des lustres). J’ai rigolé mais aussi un peu soupiré face à cette critique un peu facile de l’armée donnée comme un troupeau de bas du front misogynes. Mais, globalement, oui, j’ai ri.

Pour ce qui est du « message », je suis un peu perplexe. Madeleine est obsédée par les techniques de survie car persuadée que le monde court à sa perte, et plus tôt qu’on ne le croit. Elle est persuadée qu’elle ne devra sa survie qu’à elle-même et à ses instincts. Alors elle s’oblige à la souffrance et au rejet du confort, juste comme ça, en prévision de ce qui l’attend. On voit venir le truc de loin… évidemment que Madeleine va finir par comprendre qu’elle est vulnérable, et qu’elle ne devra sa survie qu’à  l’intervention d’un tiers qui va en plus faire ramollir son petit cœur. C’est-y pas meugnon ? Oui je suis cynique. M’en fous. Mais cette « démonstration » me semble un peu pataude, surtout avec le contexte de l’armée, des fois qu’on ne sache pas bien ce qu’est la notion d’en chier. Notez également un dénouement final franchement capillotracté, alors que globalement le film est réalisé avec finesse et légèreté. J’attends de voir ce que fera Thomas Cailley, le réalisateur, par la suite vu que c’est son premier long métrage.

Donc oui, c’est une comédie qui change des comédies françaises habituelles et de leurs grosses ficelles, c’est souvent drôle, les comédiens sont particulièrement attachants et talentueux, mais faut pas exagérer, ce n’est pas le « dynamitage » annoncé non plus.

Et pour en revenir à l’affiche, sachez que cette scène n’apparaît pas dans le film. Ou alors j’ai dormi sans m’en apercevoir. Je me sens flouée comme une ménagère de moins de 50 ans devant une tête de gondole.

4 Commentaires

  1. Bien d’accord avec toi, c’est un bon petit premier film mais rien d’exceptionnel non plus ! Les critiques me paraissent un peu exagérées

  2. Pingback: Cérémonie d’ouverture du 37e festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand | The magic orange plastic bird said...

  3. Pingback: Séance V1 – Festival du court-métrage de Clermont-Ferrand | The magic orange plastic bird said...

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