Flâner un dimanche à Lyon // La Croix-Rousse

Arrivée à Lyon la veille (voir billet précédent sur Lyon by night), j’avais déjà eu un petit aperçu fort alléchant de cette ville au patrimoine historique d’une richesse redoutable et bordée de kilomètres de berges, multipliés par quatre vu qu’on peut flâner au choix le long du Rhône ou le long de la Saône. Donc en ce dimanche d’avril particulièrement ensoleillé… pas une minute à perdre à l’hôtel !

Première étape de la journée, la place des Terreaux, traversée la veille by night et peuplée des courageux qui se sont levés un dimanche matin pour prendre le soleil en terrasse. D’ailleurs, c’est petit déj en terrasse ! Devant les naseaux fumants des chevaux de la fontaine de… Bartholdi ! AH AH ! Quand je vous y disais qu’ils faisaient rien qu’à plagier, tellement ils ont peur de nous et de la grande rémoulade de 2016… Nan parce que Bartholdi a également réalisé… le Vercingétorix de la place de Jaude ! Et oui ! (et aussi la statue de la Liberté mais c’est un point de détail). Bref, on n’est pas bien là, en plein soleil, à se boire un petit jus et à se gaver de cookies de chez Subway ? Ben si on est bien, mais faut pas se laisser prendre au piège, ce serait dommage de passer la journée à cuire en terrasse alors qu’on peut rissoler sur les trottoirs.

petit_dej

bartholdi

hoteldeville_lyon

A quelques enjambées de là nous attend la montée Saint-Sébastien, qui comme son nom ne l’indique pas, ne descend pas. C’est en compulsant notre plan en quête d’un itinéraire qu’une autochtone nous a hélés. Hein ? Quoi ? Plaît-il ? Bah non on n’est pas perdus. Dommage d’ailleurs, l’aide était fort joliment offerte, avec le smile du dimanche matin qui va bien, montée Saint-Sébastien. Merci jeune fille ! Ça fait plaisir quand même et on s’en souviendra ! Ah la voilà ! Sacrée traboule… Oui ? Une traboule ? Une autre spécialité locale de forme oblongue, avec la quenelle. Les traboules sont des passages secrets, comme dans Harry Potter, genre la plateforme 9 ¾ où tu t’engouffres l’air de rien, pour déboucher à un tout autre endroit, l’air tout chose. Poussons les portes, longeons les étroits couloirs, contournons les escaliers, traboulons ! (si si, le CNRTL valide le verbe trabouler).

traboule_1

[Faut suivre les petites flèches ! ]

traboule_2

escalier_bellevue

Donc là on ressort je ne sais trop où, on longe des petits parcs de quartier, la vue commence à sacrément se dégager, on grimpe un escalier et oooooh ! Place Bellevue, qui comme son nom de l’indique pas, ne possède pas de vis-à-vis rébarbatif, mais une vue plongeante sur la ville et le Rhône. Là t’es en nage, en fait, et tu t’assois cinq minutes mais pas plus parce que le soleil cogne, de l’or intelligent, toussa.

bellevue

badoit_tranche

Encore quelques mètres de grimpette et nous voici au Gros caillou. C’est un gros caillou, tout simplement, perché tout pile sur la butte de la Croix-Rousse, sur une petite place aux airs d’amphithéâtre végétal pour contempler la vue. Là c’est l’heure du Perrier-tranche qui en fait est un Badoit-tranche (quelqu’un sait pourquoi on ne peut plus avoir de Perrier dans son Perrier-tranche au fait ? ça m’ennuie beaucoup) suivie de l’heure de la redescente, par la montée de la Grande Côte qui comme son nom l’indique, ne devrait pas permettre de redescendre, avec un pléonasme pareil en guise d’ultimatum. Et ben si ! On la descend ! Ah ah ! On a les genoux qui saignent mais c’est pas grave, les arbres sont en fleur dans le jardin. Joli quartier où j’ai relevé un bar à polars et plein de jolies échoppes sympathiques. Mais la descente nous emporte, on roule jusqu’aux vestiges de l’amphithéâtre des Trois Gaules, on roule encore et on arrive place Sathonay où une fête du vélo bat son plein. On roule moins, ça se tasse, et on finit en roue libre jusqu’aux bords de Saône où je croise Bernard Pivot.

croix_rousse

montee_grande_cote

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« Du monde au balcon » (allégorie)

pivot

passerelle

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Et si on allait manger dans le Vieux Lyon ? Oh non ! Encore des andouillettes de sapeur et des quenelles saucissonnées ?! Mieux ! Des burgeeeeeers ! Aaaaah ! Bah voualaaa ! On s’y retrouve ! Le Café des Mauvais Garçons  propose deux plats. C’est tout. Moi j’aime bien quand la carte écourte. Burger forestier ou ceviche (poisson mariné, recette argentine). Les Mauvais garçons sont avant tout des menteurs, car ils sont très sympas. Et en plus ils font bien la cuisine. Le burger est servi décapsulé, gratiné, forestier. La salade est aux pommes en dés et amandes effilées. La salle, peuplée d’objets chinés, mais on la devine animée, une fois la nuit tombée. En dessert on nous propose… un gâteau à la banane et c’est tout. C’est même pas eux qui l’ont fait, il vient (si j’ai bien compris) de chez Dorodi Pastry (*note sur son calepin pour une prochaine visite*). Avec un mini expresso torréfié à quelques mètres par je ne sais plus qui mais quelqu’un de très bien aussi… ça envoie du rêve autant qu’un petit goût de reviens-y. Une belle adresse, avec du bon vin et de la bière artisanale mais qu’on n’a pas pu goûter parce qu’il y en avait plus (de la bière, parce que sur le vin on s’est fait plaiz’).

mauvais_garcons

burger_mauvais_garcons

banane

cafe_mauvais_garcons_2

Bon ben faut redécoller maintenant ! Keskonfé ? La tournée des églises, pour expier nos agapes ? Banco !

(je te raconte plus tard !)

theatre_de_poche

8 Commentaires

  1. Pingback: Ma première soirée à Lyon | The magic orange plastic bird said...

  2. gidehault

    Non mais quelle chauvine ! On irait à la dune du Pillat qu’elle y verrait une pâle copie du puy de Dôme !

    • @gidehault : donc « Pilat » et oui bien sûr, ce n’est qu’un vulgaire tas de sable qui s’envole au moindre coup de vent. Alors qu’on bon volcan… ça tient la route.

  3. Cécile

    En même temps, C’EST une pâle copie du Puy-de-Dôme ! Bref, rien à voir mais c’était juste pour dire que tu peux trouver du perrier-tanche, avec du perrier-tranche dedans, chez Drope Zone (et en plus ça y est très-bon-très-sympa). Wala !
    (Et super article comme d’hab’ ;-)) (et le Velov’ à Lyon c’est top quand il fait nuit, surtout sur les bords de Saônes/Rhône, c’est beau et c’est tout plat ! Vala, vala)

    • @Cécile : un Perrier-« tanche »… pas mal ! Plus original qu’un plateau de sushis ;)
      Pour le vélo, c’est pas tant l’histoire que ce soit plat mais l’histoire que je n’en ai pas fait depuis mes 10 ans (true story). Alors en ville, dans une ville que je ne connais pas, au milieu des piétons… no way.

  4. Pingback: Flâner un dimanche à Lyon // Fourvière | The magic orange plastic bird said...

  5. Aie! le vélo… C’est pourtant le juste trait d’union (indispensable à mon sens) entre la marche et la voiture! ;-)

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