Dans les bois éternels

Pour me remettre de ces longs mois passés avec le soporifique Robert, il fallait bien deux Fred Vargas pris coup sur coup, en remède intensif. Reprendre goût à la lecture, se rassurer sur le fait que non, ce n’est pas une fatalité que de s’endormir au bout de deux pages.

Donc en avant pour ce nouveau volume, fermant la fameuse jointure avec Un lieu incertain, d’où je vais pouvoir reprendre ma progression chronologique normale (quand j’aurai acheté les volumes suivants).

bois_eternels

Adamsberg est à peine remis de ses folles aventures québécoises de Sous les vents de Neptune, après quelques semaines de repos forcé, le voilà confronté à deux meurtres étranges. Les Stups veulent le dossier, persuadés qu’il s’agit d’une banale affaire de règlement de compte sur fond de drogue. Adamsberg est persuadé qu’il s’agit d’autre chose, malgré les apparences. Grâce à la nouvelle légiste, une vieille connaissance, et à des indices qui le mènent tout droit vers une petite vieille, infirmière de son état et serial killeuse, il parvient à garder la main sur cette enquête compliquée, navigant entre Paris et la Normandie. Tombes profanées, vierges accidentées, cerfs éventrés, reliques subtilisées… la brigade nage dans le mysticisme le plus total et Adamsberg n’avait pas besoin d’un petit nouveau, pas si nouveau que ça d’ailleurs, pour lui tourner dans les pattes. D’autant que ce nouveau n’est pas un parfait inconnu, c’est un gars de la vallée pyrénéenne et il a des comptes à demander au commissaire, trente après les faits. En plus, le nouveau, Veyrenc, parle en vers de douze pieds. Ce qui a le don d’être agaçant. Au point de rendre jaloux Danglard, c’est dire !

« Quand nous le cherchions au loin, lançant tous nos vaisseaux

Bien au-delà des mers dans un terrible assaut,

Il était parmi nous et nous étions des sots »

Double règlement de comptes pour Adamsberg, qui décidément sème les ennemis dans son sillage.

Une intrigue particulièrement tarabiscotée se déroule dans ces bois éternels. Si l’assassin est désigné dès le départ, on se doute un peu que tout cela n’est qu’une fausse piste, en soupçonnant tour à tour les protagonistes de cette folle histoire. Reste que le postulat de départ, une histoire de personnalité dissociée, est un peu gros à avaler en ce qui me concerne. Mais comme toujours avec Fred Vargas, ça passe. Et comme toujours, avec Fred Vargas qui est un puits de science, on apprend des trucs, comme par exemple qu’il y a un os dans le groin du cochon, ainsi que dans le cœur du cerf.

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