Week-end à La Bourboule : les Grands Thermes aux petits soins

[ #ilovevillesdeaux ]

Suite de mes escapades bourbouliennes, pour connaître le pourquoi du comment, rendez-vous sur cet article !

Après notre petite randonnée matinale et ensoleillée du côté de La Tour-d’Auvergne, nous rejoignons La Bourboule pour un repas bien mérité. Nous nous arrêtons au Galapagos, déjà testé au cours de l’été et je me commande une petite truffade accompagnée de saucisse et d’une bière du Cantal à la noix (au sens propre hein ! ). Un déjeuner roboratif et goûteux ! En dessert je prends deux boules de glace, pas qu’il fasse des températures caniculaires, mais je souffre d’un mal de gorge carabiné depuis la veille donc je tente de me soulager…

truffade_galapagos

Nous avons rendez-vous à 15h aux Grands Thermes, qui sont à seulement quelques pas du restaurant, en plein cœur de la ville. Difficile de passer à côté de ce majestueux bâtiment, son architecture insolite et notamment son dôme font souffler un vent d’exotisme et d’escapade sur la station. D’ailleurs, La Bourboule est remarquable d’un point de vue architectural, et pas seulement les Thermes. La fin du XIXe siècle a vu débarquer de nouvelles populations fortunées, pour y prendre les eaux et de remarquables bâtiments rappellent ce passé fastueux. De part et d’autre de la Dordogne qui sépare la ville en deux, il fait bon flâner d’une rive à l’autre à la découverte de petits trésors d’architecture.

bourboule_dordogne

chocolat_royat

bourboule_vintage

deco_bourboule

thermes_bourboule

C’est non sans une petite appréhension que je pénètre dans les Grands Thermes. Je ne suis pas du tout une habituée de ce genre d’endroit, ni même de soins corporels. Sans le cadeau offert par la Route des Villes d’eaux du Massif central, je n’aurais peut-être jamais osé m’offrir une parenthèse d’eau et de massages. Et ça aurait été bien dommage ! (en plus, ça rime)

Nous sommes attendus, j’ai réservé nos soins au préalable par téléphone quelques jours auparavant. Au programme : un forfait découverte balnéothérapie d’une heure et demie suivi d’un massage du dos de vingt minutes.

Malheureusement je n’ai pas de photos des équipements, je n’ai pas osé prendre mon téléphone, ne sachant pas quels seraient les risques de le voir prendre l’eau. Avec le recul, je pense que j’aurais pu le glisser dans un plastique et dans la poche de mon peignoir… dommage pour vous mais moi, au moins, j’ai profité de ces deux heures sans la présence des mauvaises ondes ! Une vraie déconnexion !

chut_thermes

peignoirs_thermes

Après avoir passé notre maillot de bain et enfilé le peignoir prêté par les thermes, notre parcours initiatique commence dans une baignoire avec un bain détente dans l’eau thermale. La Bourboule est spécialisée dans le traitement des voies respiratoires et de la peau. Voilà qui tombe à pic, j’ai toujours souffert d’eczéma depuis ma plus tendre enfance. Je n’ai jamais fait de cure thermale mais je me demande si ça n’aurait pas été bénéfique à certaines périodes où les crises étaient intenses… Bref. Chacun dans une pièce nous infusons durant vingt minutes dans une eau chaude à l’odeur minérale. J’ai du mal à trouver une position confortable car je flotte ! Sensation étrange mais agréable. Les robinets en face de moi portent les noms des sources puisées au cœur de la nature environnante, Choussy, Perrière. Au bout de vingt minutes, une sonnerie retentit : c’est cuit ! Ou plutôt, c’est l’heure de sortir de la baignoire pour le soin suivant. Le soin que j’attendais avec impatience : la douche dorsale ! Je suis au bout d’une petite pièce toute en longueur et le jeune homme qui nous accompagne dans notre parcours actionne de puissants jets et les ajuste à ma taille. Durant un temps que j’ai trouvé beaucoup trop court (je dirais 10 mn), je gigote sous les jets de façon à les positionner sur les endroits stratégiques de mon dos, qui me fait régulièrement souffrir. Un vrai bonheur ! Le jet est puissant mais sur des points précis, la douleur se transforme en soulagement paradisiaque. Le soin suivant, la douche pulvérisée, est beaucoup plus doux. J’avoue que c’est celui que j’ai le moins apprécié : de petits jets propulsés à quelques centimètres du corps à des endroits plus ou moins pertinents pour moi et que j’ai eu du mal à trouver. Ensuite, le vaporarium prévu étant indisponible, notre accompagnateur nous propose une nouvelle douche dorsale mais cette fois, allongés sur une table. Je ne dis pas non, bien au contraire ! Moins violente que la première, mais plus que la deuxième, celle-ci autorise à se laisser aller et c’est bon ! Il faut finalement s’arracher à cette douce pluie chaude pour rejoindre le bain bouillonnant et le hammam à l’eucalyptus. Le sacrifice est plutôt agréable ! Habituellement peu adepte du hammam, j’y prends beaucoup de plaisir en raison de mon rhume : chaleur et huile essentielle semblent avoir été conçues pour exorciser mon mal.

espace-salon

salon_infusions

Nous enfilons à nouveau notre peignoir le temps de patienter dans le petit salon de l’entrée avant la séance de massage. A notre disposition, des infusions à volonté sur lesquelles je me jette avec avidité. Une jeune femme vient nous chercher pour nous emmener dans la salle de massage et le rite peut commencer ! Elle nous demande quel type de musique nous souhaitons : zen, musique du monde, variété, classique… Bien que curieux (et moqueurs) de savoir ce qui se cache derrière les variétés, nous préférons jouer la sécurité avec le disque qui joue déjà en fond sonore, ce sera donc musiques du monde ! Le massage parfumé peut commencer et au bout de quinze minutes, comme si tout était prévu d’avance, je m’assoupis pile au moment où ça s’arrête. Il nous reste quelques minutes pour reprendre tranquillement nos esprits tandis qu’on nous apporte de nouveaux peignoirs, tout chauds !

C’est sur un petit nuage, et à regrets, que nous regagnons le vestiaire. Je suis ravie de ces deux heures de déconnexion à prendre soin de moi et à me détendre. Si j’étais jusqu’à ce jour dubitative sur les bienfaits réels des soins bien-être, je suis désormais impatiente de pouvoir y goûter à nouveau !

Je ne pars pas sans faire quelques emplettes : les Grands Thermes proposent toute la gamme de produits des Belles de Savons, entreprise auvergnate (de Châteauneuf-les-Bains) qui confectionne savons, eaux florales et cosmétiques bio. Certains seront pour offrir, je me garde un exemplaire de Séraphine, au bois de cèdre et feuilles de thé, ainsi qu’un petit baume pour les lèvres miel-orange qui va rapidement devenir addictif.

belles_savon

Le retour à la réalité dépasse un peu la fiction, comme dans un rêve, alors que nous franchissons les portes des Thermes, nous tombons sur des cavaliers dont un est en grande discussion avec un automobiliste. Il est temps d’aller prendre un peu de repos à notre hôtel, qui nous attend !

chevaux_thermes

auvergne-thermale

La suite dans un prochain article !

5 Commentaires

  1. maintenant en plus il y a le centre aquatique, plus soins, c’est bien agréable aussi

  2. Val

    Ben oui, avec juste une truffade saucisse, tu flottes. La prochaine fois, il faudra choisir un plat qui tient un peu plus au corps !

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