Paris – épisode 1 // Une pierre dans mon jardin par Thierry Courtadon

C’était les 8 et 9 novembre derniers. Soit quelques jours, quelques dizaines d’heures avant les massacres du 13 novembre. C’était un week-end ensoleillé, préparé de longue date, attendu avec impatience, et qui m’avait réconciliée avec la capitale française. Car disons-le tout net, je n’aimais pas Paris. Trop grand, trop grouillant, trop flippant, trop tout. Réconciliée, donc. Puis la douche froide quelques jours plus tard. Je ne sais pas combien de temps il me faudra pour envisager à nouveau de « monter » là-haut, comme disent les provinciaux trop attachés à leurs vaches et leurs volcans. Notre hôtel était précisément dans le 11e arrondissement.

Car habituellement je n’envisage pas (trop) de « monter » à Paris. Oh ! Je vois bien passer quelques expos qui me font de l’œil mais pour que je prévoie un voyage un an à l’avance… il fallait que ce soit un événement exceptionnel ! Je suis chauvine, mon séjour parisien aura été pour voir l’exposition de Thierry Courtadon dans les jardins du Palais-Royal.

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Je vous en avais parlé lors de son inauguration, car j’avais eu la chance d’apercevoir quelques œuvres en coulisses dans l’atelier du sculpteur à Volvic (voir mon article).

Une pierre dans mon jardin

Mon seul regret aura été d’avoir tant tardé pour voir cette exposition. Par chance la météo était magnifique, presque estivale, mais les jardins du Palais-Royal avaient revêtu leurs couleurs d’hiver et les feuilles mortes jonchaient le sol autant que les œuvres de lave.

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Je connaissais donc la plupart des œuvres exposées. Étrange sensation de les voir ainsi déracinées, exposées à la vue de milliers de Parisiens et de touristes qui n’avaient jamais entendu le nom de Courtadon, qui ne savaient même pas que c’était de la lave de volcans auvergnats. C’était une extraordinaire vitrine pour cet artiste créatif, prolifique et passionné, un honneur aussi. Malheureusement des indélicats en ont décidé autrement et certaines œuvres ont été vandalisées. La solidité de la dentelle de lave s’arrête là où commence la bêtise humaine. Je passerai sur les gosses escaladant les œuvres… il faut dire que les colonnes de Buren juste à côté ont un petit air de parc d’attraction… difficile de lutter !

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Pour celles et ceux qui n’auraient pas eu la chance de faire le déplacement, un livre vient de sortir, retraçant cette exposition exceptionnelle. Je surveille la page Facebook pour ne pas rater la prochaine séance de dédicaces !

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Ceci n’est PAS une oeuvre de Thierry Courtadon !

3 Commentaires

  1. Val

    Tu connais ma modération, donc je n’ai pas résisté à voir l’expo 4 fois. En deux voyages.
    Lors du premier, je n’avais pas eu le temps de dessiner les sculptures, alors… bien obligée.
    Et puis chaque visite était différente. Par le public, par l’horaire, la météo, le public : les enfants, les apéros, les boulistes, les anniversaires… Bref, quelques centaines de photos (modération quand tu nous tiens)

    Un petit coup de frayeur en arrivant la première fois : les sculptures étaient enfermées entre des planches ! On est montées pour ça ? Et puis finalement, seules les premières étaient enfermées à cause d’un défilé de couture la veille. Ouf !

    Grosse surprise de tomber sur Thierry Courtadon cette première fois, alors que je savais 8 jours avant qu’il n’y serait pas. Mais visiteurs indélicats obligent, il avait du monter en catastrophe protéger ses oeuvres…
    Il avait du mal à bosser car plein de gens s’arrêtaient pour lui raconter leurs liens avec l’Auvergne.
    Ce jour là, il m’a parlé du livre prévu pour Noël. Je m’en suis réjouie mais ma mémoire de poisson rouge a fait le reste… donc on se tient au courant pour les dédicaces, hein ? D’autant plus que j’ai déjà reçu le gros livre sur la Volvic (une pierre et des hommes) il y a quelques Noëls.

    Merci Thierry de m’avoir donné la motivation de remonter sur Paris en touriste, après quelques années off. Bien sûr plombée moi aussi par les évènements de novembre, mais je sais que j’y retournerai. Peut-être parce que j’ai du monter y travailler à partir de l’automne 95, juste après les attentats de Saint-Michel et qu’il fallait déjà affronter cette angoisse sourde.
    Et puis le dernier voyage s’étant terminé en queue de poisson, il nous reste les billets de retour à utiliser et en bons auvergnats, on ne va pas les laisser perdre !

    • @Val : en relisant mes billets précédents, je me rends compte que j’avais des velléités de voir l’expo by night. Sauf que j’ai pas l’impression que les oeuvres étaient éclairées individuellement comme elles l’étaient au CG63 il y a 2 ans. Pas de regrets donc.
      Je surveille les dédicaces ! Au pire on ira s’incruster à l’atelier ;)

  2. Val

    Oui, au pire on s’incrustera ;-)
    En plus, j’ai lu un article sur son nouveau projet de land art, mêlant bois flotté et lave… impossible de passer à côté.
    Pour les éclairages nocturnes dont il nous avait parlé, je pense que cela ne s’est pas fait. Je suis entrée plusieurs fois dans la guérite au début du jardin [Karine m’avait fait promettre de mettre un mot dans le livre d’or, elle a peut-être regretté : leur joli cahier était moins ordonné après mon passage], et le gardien bavard m’a dit le 29 octobre que ce n’était pas encore réalisé. Vu le peu de temps d’expo qu’il restait… et puis qu’est ce que les indélicats auraient fait subir aux projecteurs ?

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