Soirée dégustation au 20 Gaillard

Au 20 Gaillard est une adresse du plateau central incontournable pour qui veut s’approvisionner en vin, sans faire de faute de goût pour le gigot de 7h chez Belle-Maman. Ou pour toute autre occasion nécessitant d’avoir le bon accord met-vin. Ou pour toute autre occasion nécessitant d’avoir un bon vin dans son verre, tout simplement, parce que c’est important.  

Stan vous recevra avec sa gouaille et sa passion, et vous repartirez avec ce qu’il vous faut, dans le budget que vous vous étiez fixé, on n’est pas là pour assommer le client. Et si vous voulez découvrir les vins autour d’une soirée dégustation, c’est également possible et proposé à intervalles réguliers, sur inscription bien sûr et hors des horaires d’ouverture du magasin (en soirée, donc).

J’ai donc participé à une soirée dégustation spéciale Languedoc. Le thème est arrivé par hasard et j’aurais peut-être mieux fait de choisir autre chose, avec le recul (j’y reviendrai). Toutefois, j’ai pu apprécier les qualités pédagogiques de Stan dans l’exercice du professeur-oenologue attaché à partager ses connaissances encyclopédiques sur le vin, ses saveurs, ses spécificités, ses terroirs… Stan attaque dans le dur avec une carte géographique des appellations, et sa baguette télescopique pour frapper les participants désigner les domaines qu’il évoque. Ensuite, il dégaine une grosse mallette pleine de petits flacons mystérieux et numérotés. Munis d’une feuille de papier, d’un stylo et de notre appendice nasal, nous devons identifier la fraise, la vanille, le chocolat, le fumé, la réglisse… et autres évidences olfactives qui n’en sont plus du tout une fois dépourvues de leur « emballage » traditionnel, visuel notamment. Voilà un exercice dans lequel je suis nulle, level consternation (genre pour fraise, j’avais reconnu violette, tu vois le non-niveau).

aromes

stan_carte

Et, enfin, les choses sérieuses peuvent commencer. Des bouteilles dissimulées sous un manteau noir affublé d’un point d’interrogation se succèdent dans les verres des dégusteurs. Il faut y relever la couleur (la robe), puis le nez (même si ça sent la bouse (véridique, vive le bio)), avant même de remuer la liqueur, puis re le nez, après remuage de la liqueur, puis goûter, et déterminer quelles sont les saveurs dominantes, si le breuvage est tannique ou pas, s’il a de la longueur en bouche, s’il est fruité, jeune, s’il a du corps, de la cuisse, du retour et comme dirait ma mère, s’il pik. Chez Stan, les vins, ça pik’pas, voilà au moins une chose sur laquelle tout le monde s’accorde. Et alors là…j’ai découvert un truc dont je n’avais, je l’avoue, JAMAIS entendu parler. Vous savez peut-être, sûrement même, que certains vins nécessitent d’être aérés, carafés, avant d’être dégustés, afin de développer tous leurs arômes. Et bien il existe une astuce pour accélérer ce processus lorsque le vin est « fermé » et se refuse à vos sens en émoi : plonger dans votre verre une pièce en cuivre. Cinq centimes, ou deux, à vot’bon cœur m’ssieurs dames ! Je vous jure, malgré mon pif atrophié, que la différence est hallucinante. L’oxydation est immédiate et véritablement bluffante, on aurait vraiment dit deux vins totalement différents. Une astuce à retenir pour sauver le gigot de 7h susmentionné.

Bon et alors pendant tout ce temps… on ne mange pas. C’est la règle. Sinon ça fausse tout. Du coup, même avec un fond de vin à chaque fois (six, si je me souviens bien), moi je suis vite anesthésiée du nez et du palais et je suis même un peu pompette (hips !). Mais bien sûr, une fois la dégustation terminée, Stan nous révèle l’identité des bouteilles, leur prix (entre 15 et 25€, très raisonnable) et sort des plateaux de charcuterie et fromage (Nivesse, miam miam mioum) de derrière les fagots. Et alors là… on peut taper dans les bouteilles testées et découvrir enfin ce qu’elles révèlent (parfois de très différent) avec des aliments. J’avoue que c’est un exercice qui me plaît vachement plus, l’accord met-vin, que la dégustation oenologique scientifique. Même si j’ai apprécié l’approche de Stan et ses connaissances impressionnantes, ce focus sur le Languedoc n’était sans doute pas adapté à quelqu’un comme moi, qui n’y connais pas grand-chose même si mes papilles savent à peu près reconnaître un bon vin d’un mauvais. Une approche plus « gastronomique » me paraît plus proche des mes habitudes et préoccupations, et une approche plus large, plus initiatique (différencier un bordeaux d’un bourgogne, les différents types de cépages…bref, le B.A BA) adaptée à mon petit niveau. Après, on verra !

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Le premier, et le moins cher, qui a changé de visage avec les plateaux de charcuterie-fromage. Très très bon. 

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Un bio qui sentait fort la bouse à la dégustation, et dont mon nez n’a jamais pu se défaire (et pourtant tu me connais, moi et le bio c’est copains comme cochons)

Mais j’ai malgré tout passé une très bonne soirée, Stan sait véritablement animer ses ateliers et transmettre sa passion. Cette dégustation coûtait 40€ par personne et l’investissement est mérité. Je vous recommande de suivre sa page Facebook (même si les mises à jour sont peu régulières) pour guetter le planning des dégustations (sinon passez à la boutique, c’est le plus sûr). Bourgogne, champagnes… vous pouvez même offrir un bon cadeau pour faire plaisir à quelqu’un.

Au 20 Gaillard

20 rue André Moinier

Clermont-Ferrand

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