Nicéphore+

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La biennale Nicéphore+, festival international de photographie, est de retour cette année avec une thématique hautement sympathique : les animaux. Les animaux sauvages, domestiques, l’anthropomorphisme, les hommes qui se prennent pour des animaux, les bestiaires fantastiques… infini champ des possibles ! Un thème qui me plaît énormément et je n’ai pas été déçue !

Jusqu’au 30 octobre, c’est une dizaine de lieux dans Clermont qui vous présentent les travaux de photographes français et internationaux. Je ne me suis pas rendue dans tous mais j’ai été enchantée par ce que j’ai vu. Tour d’horizon de mes coups de cœur !

Salle Gilbert-Gaillard

Laurent Baheux a rapporté de ses escapades africaines des scènes de vie sauvage qui renouvellent vraiment le genre. Les girafes, les éléphants, les lions… c’est en principe du vu et revu mais l’œil de l’artiste a su saisir des instants suspendus, dont il ressort une émouvante poésie, une insolite douceur parfois, et le traitement en noir et blanc, audacieux sur ce type d’images, sublime le tout avec d’élégants contrastes.

Les chiens agressifs, toutes dents dehors, de Tina Merandon viennent apporter un contrepoint saisissant, l’animal domestique nous menace et nous effraie, disproportionné sur ces énormes tirages couleur, tandis que les animaux de la savane invitent à une douce rêverie. J’avoue toutefois que ces bergers malinois ne m’effraient que moyennement, bien placée pour savoir que ce sont des crèmes de chiens accros aux câlins !

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Chapelle de l’hôpital général

Maurice Renoma, avec ses Mythologies (série à voir sur son site), a fait de drôles de croisements ! Des silhouettes humaines se retrouvent affublées de têtes d’animaux, renvoyant l’espèce humaine à son animalité. Une série amusante.

Un petit coup de griffe au sujet de cette soirée de rencontre avec les photographes du samedi 8 octobre qui se déroulait dans cette salle, annoncée ici et là et même dans le journal La Montagne, et qui s’est avéré être une soirée privée. J’ai vu des gens se faire refouler à l’entrée, dont moi dans un premier temps. Je remercie J&O&Ju pour m’avoir offert la possibilité d’y entrer !

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Hôtel Fontfreyde

Mon coup de cœur revient sans discussion possible à Laurent Geslin, pour ses photos d’animaux sauvages dans la ville (voir sur son site). Renard gourmand, hérisson randonneur, sangliers en goguette, cerfs aériens… et héron (ou truc qui ressemble). Certain.es voient de quoi je veux parler ? Bon là, la météo n’est pas favorable et les matins il fait nuit à l’heure du petit déj’ mais un grand oiseau, que je pense être un héron, traverse Clermont matin et soir au lever et au coucher du soleil. Cette présence et ces trajets sont un véritable mystère, mais me mettent en joie à chaque fois que j’ai la chance d’être là au bon moment, sur mon balcon.

J’ai également aimé le travail de Michel Vanden Eeckhoudt, décédé l’an dernier, centré sur les animaux et les émotions qu’ils peuvent susciter chez nous avec un simple regard, une posture… Ils nous interpellent et, c’est sûr, tentent de nous dire quelque chose.

Sont également exposés Bertrand Desprez, Tim Flach, Hormoz et Nicolas Anglade et tout m’a plu.

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Salle Camille Claudel

Sans doute le principal challenger de Laurent Geslin dans mon cœur, Vincent Munier offre une série de photos animalières d’une élégance rare. Pureté, intimité, majesté, respect… la liste des qualificatifs est longue pour qualifier ce que ces photos nous inspirent. Des animaux sauvages qui nous regardent, nous les intrus, étrangers à leur univers. Certains sont des espèces menacées et ça te colle la larme à l’œil d’imaginer que l’homme est le principal responsable de leur probable extinction. Ils sont si beaux, si parfaits, si intimement liés à leur environnement. Ils sont souvent si seuls. La composition des photos est minimaliste, certaines ressemblent même à des dessins ou des peintures. Bref, superbe.

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Showroom Les Dilettantes

Les mises en scène de Krzysztof Wladyka sont pleines d’humour et exploitent le thème des animaux de la savane d’une toute autre façon que Laurent Baheux. Mais j’avoue que dans ce lieu, c’est plus l’intrus du jour qui a monopolisé mon attention. Le sosie d’Hikari (en plus svelte, hum hum…), une minette écaille de tortue très câline et très bavarde s’était incrustée dans le showroom et elle était extrêmement bien assortie au lieu et à la thématique du festival (je rappelle que c’est un chat sur les visuels).

Je ne sais pas si les gens présents se seraient adressé la parole si elle n’avait pas été au centre de toutes les attentions. Rien n’est moins sûr. Ça sera la conclusion de cet article ;)

ladilettante

Festival Nicéphore+ // Du 8 au 30 octobre à Clermont-Ferrand et agglo (liste sur le site web)

Il y a aussi un off mais je n’ai rien vu pour le moment. Consulter le programme ici.

Un commentaire

  1. J’avoue que j’apprécie de suis longtemps VMunier, LBaheux et LGeslin et j’étais ravi d elles dir en exposition à CFD. Quant aux autres, je suis un peu plus hermétique, en tous les cas, leurs photos ont moins retenu mon attention. Mais c’est une belle programmation pour cette édition. Bon dimanche.

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