Le val de Courre // Fête de la nature 2018

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Chaque année, la fête de la Nature célèbre au mois de mai la biodiversité, au travers d’événements et d’animations (souvent gratuits) organisés sur les territoires, et chaque année, il y a un thème différent. Pour cette édition 2018, il était le suivant : “voir l’invisible”.

A cette occasion, le Parc naturel régional des Volcans d’Auvergne et la Réserve naturelle national de Chastreix-Sancy ont proposé une animation dans le val de Courre, au niveau de la station du Mont-Dore, afin d’en percer quelques secrets bien gardés.

Nous ne sommes que trois, trois femmes à avoir répondu à l’invitation et à avoir rejoint Clémentine, notre guide pour la matinée. Une balade courte mais riche de découvertes et de discussions a commencé sous un ciel menaçant et des rafales de vent impressionnantes au pied du téléphérique du Mont-Dore. Mais comme en montagne tout va plus vite qu’ailleurs question météo, au bout d’une heure à peine le soleil et un grand ciel bleu étaient parmi nous pour éclairer nos découvertes du jour. Invisible, nous voilà ! Les petits invisibles ont été observés à la loupe, tandis que les gros invisibles ont été débusqués grâce aux jumelles !

Nous avions à peine franchi la porte de la Réserve que déjà, des chamois gambadaient sur les flancs des puys. J’avais apporté mes jumelles, qui m’ont permis d’observer ces chamois mais aussi un petit groupe de mouflons, avec notamment un (au moins) petit, et un rapace que nous avons eu du mal à identifier. En revanche, les marmottes n’ont pas montré le bout de leur nez, à mon grand désarroi car je n’ai jamais eu la chance d’en voir en vrai.

Entre deux observations le nez en l’air, Clémentine nous a fait découvrir les minuscules mais fascinants trichoptères, soigneusement dissimulés dans le ruisseau qui s’écoule dans cette vallée. Les trichoptères sont des larves qui grandissent dans l’eau avant de se transformer en insectes volants. Durant leur “enfance” aquatique, elles se protègent en construisant autour d’elles une carapace constituée des matériaux qu’elles trouvent dans l’eau : petits cailloux, bois… et se trimballent avec ce camouflage astucieux. Clémentine avait apporté de petites loupes qui nous ont permis d’apprécier la qualité de l’ouvrage, et même sa beauté ! La présence de cette petite population aquatique témoigne de la bonne qualité de l’eau : des prélèvements sont faits régulièrement pour s’en assurer.

Les loupes nous ont également permis de regarder celui que plus personne ne regarde, le pauvre, à savoir le pissenlit,  et de distinguer dans ce bouquet jaune les fleurs mâles et les fleurs femelles. Nous n’avons pas pu observer tellement d’autres fleurs car dans ce secteur où la neige subsiste encore ici et là, la végétation d’été tarde à se mettre en place. Le val de Courre est une zone de pâturage et Clémentine nous a fait noter la différence de végétation entre le fond de la vallée et ses flancs, inaccessibles aux vaches.

Populations de mammifères, d’insectes, de serpents, d’oiseaux, de papillons, végétation, source ferrugineuse, roches… tout ce qui compose la Réserve fait l’objet d’études permanentes par des spécialistes qui viennent régulièrement procéder à des relevés, qui viennent certes enrichir les connaissances de la Réserve mais aussi la recherche scientifique tout court. Si l’on ne peut mettre la nature sous cloche, il convient tout de même de mettre en place une réglementation pour que la biodiversité de la Réserve soit préservée. Il est par exemple formellement interdit de prélever quoi que ce soit, de cueillir la moindre fleur. Quelques exceptions cependant : la chasse est autorisée pour les chamois et mouflons, et des troupeaux viennent pâturer l’été, parfois accompagnés de chiens de travail. En parlant de chiens… Clémentine a dû procéder à une mission qui n’est pas parmi ses préférées : faire faire demi-tour à un petit groupe de jeunes randonneurs prêts à entrer dans la Réserve avec un chien, non tenu en laisse de surcroît. Les chiens sont interdits dans la Réserve, SAUF sur le GR 30. Flore et surtout faune peuvent être fortement perturbées par leur présence (bruit, odeurs…) donc il faut impérativement respecter cette réglementation, qui  n’est pas faite pour embêter les promeneurs, soyez-en sûrs. Les espaces sont suffisamment vastes en Auvergne, ce me semble, pour trouver de quoi faire gambader son chien.

Un grand merci à Clémentine, à la Réserve naturelle national de Chastreix-Sancy et au Parc naturel régional des volcans d’Auvergne pour cette animation super intéressante dans un endroit aux allures de petit paradis terrestre.

🌿

N’hésitez pas à consulter l’agenda des animations car il y en a souvent et les animateurs et conservateurs sont passionnants. J’ai d’ailleurs assisté l’été dernier à une visite de la vallée de Chaudefour, autre Réserve naturelle nationale et n’ai toujours pas eu le temps de vous la raconter ici.

Autres agendas de sorties nature dans le Puy-de-Dôme et en Auvergne (non exhaustif !) :

http://ens.puy-de-dome.fr/agenda.html

http://volcan.puy-de-dome.fr/agenda.html

http://www.cen-auvergne.fr/-Calendrier-Nature-.html

http://www.lpo-auvergne.org/agenda

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Un commentaire

  1. Pingback: Playlist de mai | The magic orange plastic bird said...

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