Balade en Saint-Pourcinois // Le vignoble

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Après avoir visité le musée de la vigne et du terroir de Saint-Pourçain (relire mon article), il tombe sous le sens de se pencher sur cette activité viticole historique qui fait la renommée de la ville et ses environs. A l’occasion d’une invitation d’Allier Tourisme, j’ai eu la chance de découvrir deux sites très différents mais très représentatifs de ce qu’est la production de vin dans l’Allier aujourd’hui, en compagnie des ambassadeurs de territoire de l’Allier, dont je fais partie. C’était une belle journée de découverte et de dégustation en excellente compagnie (au passage : merci Delphine pour le covoit’ aux Bérioles :)), merci Allier Tourisme !

La cave de Saint-Pourçain : la coopérative

La cave de l’Union des vignerons de Saint-Pourçain est une coopérative créée en 1952 qui a largement contribué à faire renaître ce vignoble qui avait presque disparu à la fin du XIXe siècle. Les efforts ont été récompensés en 2009 avec l’obtention du précieux label AOC.

Le terroir produit plusieurs cépages : le pinot, le gamay, le chardonnay, un peu de sauvignon et le fameux tressalier, cépage spécifique à cette région. Les rouges et blancs AOC sont des assemblages tandis que le rosé est un gamay pur.

Aujourd’hui, la Cave produit plus de 2 millions de bouteilles par an grâce à de nombreux producteurs qui acheminent leur raisin à Saint-Pourçain, à la Cave, pour procéder à la vinification (nous avons vu l’arrivage d’un camion, en pleine période de vendanges au mois de septembre). Puis le vin est commercialisé par la Cave. Et c’est là que les choses sérieuses commencent ! Dégustation ! Nous avons eu la chance de déguster plusieurs vins, accompagnés de pompe aux grattons (on fera le régime plus tard, mais pas aujourd’hui) et il y a eu quelques très belles découvertes. J’ouvre une parenthèse ici pour dire que je fais partie de celles et ceux qui défendent les vins d’Auvergne avec force et énergie. Sans être une grande spécialiste du vin, je commence à avoir un palais sensible à certaines qualités (ou certains défauts) et il est plus que clair que le vignoble auvergnat, tant en saint-pourçain qu’en côtes-d’Auvergne, est depuis quelques années en train de prendre un virage extrêmement intéressant, avec des viticulteurs et des vignerons qui ont à cœur de sortir de beaux produits, en bio ou pas, qui se défendent parfaitement sur les plus grandes tables. La mauvaise foi caractérisée des Auvergnats, qui trouvent malin de dénigrer ces appellations juste pour le plaisir, est encore beaucoup trop répandue à mon goût. Bref, pour ce qui est du saint-pourçain, les blancs ont ma préférence et ça tient notamment à ce tressalier, qui donne des arômes très spécifiques. J’ai toutefois été très agréablement surprise par ce Lo Mountogno, un rouge vieilli dans un buron du Cantal dont l’équilibre entre le fruité et la puissance tannique était superbe. En blanc, j’ai adoré le Tendresse, un vin moelleux léger (100% chardonnay donc pas AOC mais franchement, on s’en fiche), ni sirupeux ni écœurant mais très fruité, parfait pour accompagner des fromages, ainsi que la cuvée  printanière, très fraîche. Je suis d’ailleurs repartie avec des bouteilles de ces trois vins. La boutique de la Cave permet de faire son marché à la bouteille ou au carton, n’hésitez pas à y faire un tour, elle se situe dans la ville de Saint-Pourçain à un jet de pierre des jolis monuments visités précédemment.

Un mot sur La Ficelle, équivalent auvergnat du Beaujolais nouveau, qui se fête le premier samedi de décembre. La tradition veut que l’étiquette soit chaque année réalisée par un dessinateur différent, la Cave possède donc une collection à faire pâlir (ou presque) le festival d’Angoulême. Petit moment d’émotion en voyant le visuel de Tignous, assassiné à Charlie Hebdo. Pourquoi “la ficelle” ? Parce qu’avant on mesurait le vin consommé en glissant une ficelle dans la bouteille.

Pour en savoir  +

www.vignerons-saintpourcain.com

www.laficelle-saintpourcain.fr

www.la-ficelle.fr

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Le Domaine des Bérioles : les indépendants

A quelques kilomètres de Saint-Pourçain, à Cesset, le Domaine des Bérioles fait partie, contrairement aux vignerons de la Cave, des vignerons indépendants. La différence est qu’ils cultivent, vendangent, vinifient et commercialisent leur production eux-mêmes. Les Bérioles c’est une histoire de famille qui a commencé avec le père, Olivier Teissèdre, et qui continue aujourd’hui avec les enfants, Jean et Sophie, et Jérôme, l’époux de Sophie. La jeune génération a entrepris de convertir le domaine en bio, ce qui sera officiel en 2019 (le temps de la conversion), ils font tout à la main, et ils sont en biodynamie. Ultra-dynamique, la famille Teissèdre l’est (ahah). Sur leur très  beau domaine, ils ont créé des circuits de randonnée, au nombre de 5, que l’on peut parcourir à pied, à VTT (non fournis mais ça devrait arriver), à cheval (non fourni), en paramoteur (avec la complicité d’un prestataire local) ou même en Méhari. Sur les parcours, vous avez accès à des informations grâce à une appli mobile (un site mobile en fait, inscription avec votre adresse e-mail) qui vous accompagne tout au long de la balade avec notamment des vidéos à regarder. Une carte touristique papier est également disponible et franchement, elle est super complète : carto des circuits, descriptifs détaillés, infos sur l’appli, histoire du vignoble, chiffres, recettes, produits du domaine… j’ai rarement vu un document papier aussi bien foutu et complet (et je sais de quoi je parle).

Lors de notre venue, nous avons été accueillis pour déjeuner mais ce n’est pas une prestation habituellement proposée au grand public. Au menu : pâté bourbonnais ! On s’est régalés tout en observant les derniers raisins vendangés à travers la baie vitrée, avant de s’élancer dans les vignes où Sophie nous a donné des tas d’explications passionnantes. Elle avait pris soin de conserver quelques grappes sur les ceps, pour que nous puissions goûter les raisins et j’ai adoré le tressalier, dont j’ai trouvé la peau très fine et la saveur acidulée très fraîche. Un vrai délice que j’aimerais bien retrouver en raisin de table ! Puis nous sommes évidemment passés par la case dégustation et avons même goûté le vin à différentes étapes de la fermentation.

Une vraie belle découverte que ce domaine, porté par une génération qui a bien compris la nécessité de la diversification, de la communication, et qui fonce tête baissée dans l’oenotourisme en jouant d’entrée de jeu la carte de l’excellence. La pro du tourisme que je suis a été très impressionnée par le travail réalisé, alors même que ce n’est pas leur cœur de métier.

https://lesberioles.com

www.payssaintpourcinois.fr

www.allier-auvergne-tourisme.com

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