Trois ombres

D’abord mon regard a été attiré par la première de couverture. Ensuite, j’ai regardé le nom de l’ouvrage et le nom de l’auteur. Ouh mais je le connais celui-là ! Cyril Pedrosa ! Auteur des deux volumes hilarants « Autobio* ». Voyons voir ce qu’il nous a écrit de beau…Je précise que je n’y connais quasi-rien en bédé, et qu’en général j’achète les trucs qui me tombent sous la main à la Fnac.

Bref. Trois ombres. Le titre et la couv…on ne va pas être dans le même registre qu’Autobio*, ça je peux le deviner facilement.

Lise et Louis le colosse sont les heureux parents de Joachim, un petit garçon vif. Ils vivent isolés dans leur petite maison, façon « petite maison dans la prairie ». Le coin du feu, le lit douillet, le jardin…Qu’est-ce qui pourrait bien venir perturber cette insolente idée du bonheur ?

Joachim va apercevoir, un soir, trois sombres cavaliers au loin sur la colline, qui les observent. Et il a peur. Peur des ombres. Celles-ci ne vont pas les lâcher, toujours au loin, tapies. Louis est excédé mais à chaque fois qu’il veut aller parler à ces gens, ils disparaissent. Lise, plus réfléchie, plus instinctive, plus mère, décide de trouver la réponse autrement. Et cette réponse va venir changer à jamais le cours de leurs vies. Les ombres veulent Joachim.

Fuite en avant, parcours initiatique, rencontres insolites, rencontres vénéneuses, combat échevelé contre le destin…cette BD est une gigantesque métaphore de la vie. Les personnages fantastiques servent une fable on ne peut plus réaliste. Par peur ou par pudeur, Cyril Pedrosa nous parle des craintes les plus mordantes de l’existence avec le soutien incongru d’une voyante, d’un sorcier, d’une esclave enchaînée…

Le trait est noir, haché, sombre comme l’histoire qu’il sert. De très belles images, parfois angoissantes, torturées, nous entraînent dans la peur insensée éprouvée par Louis.

La fin, poignante, tente de nous remettre d’aplomb mais rien à faire, la vie nous paraît toujours aussi bancale.

(Editions Delcourt, collection Shampooing)

A lire pour compléter (oups, spoiler !)

2 Commentaires

  1. Pingback: Autobio, de Cyril Pedrosa | The magic orange plastic bird said...

  2. Pingback: Les équinoxes | The magic orange plastic bird said...

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